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June 25 Carnet amstellodamois #1Il se trouve des endroits sur terre qui vous requinque en un week-end. Oui. Et pour ce, nul besoin de se coltiner 8 heures d'avion alors que le paradis existe à 40 minutes de Paris. Vous l'avez enfin trouvé votre bouffée d'oxygène à pas chère. Celle qui vous permet de vous lâcher, reposer, lambiner, profiter, souffler, rêver, ... vivre tout simplement ! Pas un bruit de klaxon. Juste celui des sonnettes de vélo. Pas un bruit de moteur. Juste celui des bateaux. Pas une odeur de pot d'échappement. Juste celle des mèches de 12. Pas
une vision de prostitués se caillant les miches dans une rue sombre.
Juste celle de créatures divinement mises en valeur dans leur vitrine. Et où c'est qu'elle est cette perle rare ? demande, septique, le lectorat. A Amsterdam !!! ♡♡♡ ![]() Vous qui n'êtes absolument pas un fille du nord, cette ville vous a littéralement bluffée ! Petit 1 : par son architecture riche et colorée. Du blanc immaculé au noir profond so chic. Du bleu pastel au rouge brique. Du vert Provence au bleu lavande. Toute cette profusion de façades plus belles les unes que les autres vous a transformée en reporter photo pour le magazine Maison et Travaux ! Rien que ça ! Des Oooooh ! vous avez poussé devant les baies vitrées qui leur servent de fenêtre qui, soit dit en passant, feraient pâlir tout parisien qui se respecte. Et même des Aaaaaah ! lorsque vous avez compris que non, si les façades penchent dangereusement, ce n'est pas à cause d'un architecte bourré mais pour permettre de monter les meubles dans les étages sans les bousiller. Par la même occasion, vous avez eu l'explication du pourquoi du comment du crochet indissociable des frontons qui ornent ces mêmes façades. Petit 2 : par sa douceur de vivre au grès des canaux. S'il y a un bien truc à intégrer fissa une fois sur place, c'est que les canaux sont la colonne vertébrale de la ville. Tout, absolument tout, s'articule autour d'eux. Des rues qui s'enroulent autour de leurs courbes aux habitants qui semblent s'imprégnés de la nonchalance de leurs eaux. Si ceux-ci sont les autoroutes des bateaux en tout genre, de la péniche au canot en passant par les vedettes et les zodiacs, certains poussent même le bouchon à élire domicile sur les eaux noirâtres. Non pas sur une péniche, genre. Nan, nan ! Des espèces de bungalow sur pilotis où que Marcel peut lire pépère son journal dans son canap' Ikéa posé sur la terrasse. Naaan ?! Siiii ! Là, pour le coup, vous pouvez vous targuer d'en avoir poussé des haaaaan ! Petit 3 : par la sensation de liberté qu'elle dégage. Nan parce que vous avez beau chercher, vous ne voyez pas dans quelle ville vous pouvez traverser la rue quasiment les yeux fermés sans vous faire, dans le meilleur des cas, klaxonner aux fesses. Où vous pouvez déambuler en vélo sans vous faire tailler un short. Où vous pouvez vous assoir en terrasse d'un café et vous fumer un petit antidépresseur sans avoir la sensation d'être un délinquant. Où les magasins vendant les graines de ces plantes si controversées ont pignon sur rue comme tout autre grainetier. Où les belles de nuit s'exposent en vitrine comme tout mannequin en plastique des boutiques de lingerie fine sans que vous ne trouviez cela vulgaire. Où l'apéro-time sur les bateaux, au fils de l'eau, semble être un happy hour toutes les 2 minutes ! Oh bien sûr, le tableau n'est pas tout rose. Certaines aspects de cette si belle ville vous a un peu moins plu comme les restaurants proposant des plats français (Pmmrrrrr AHAHAH ! A fuir de toute urgence !), la signalisation des bus, les bouteilles et les mégots flottant à la surface de l'eau... Mais en y regardant bien, ces petits désagréments sont bien minimes face à la beauté de cette ville et la gentillesse de ses habitants. Ah ! Et pour les photos, eh ben c'est là ;) June 22 Le cavalier suédois de Léo Pérutz ![]() Un gentilhomme, officier en cavale de l'armée de Charles XII de Suède, rencontre sur le bord du chemin un vagabond fuyant un mystérieux enfer. Compagnons de fuite et d'infortune, ils trouvent refuge dans une auberge où se scelleront leurs deux destins par un pacte d'amitié dont les termes consistent en l'échange d'identité. Le vagabond se voit alors l'opportunité d'une vie qu'il n'avait jamais osé rêver mais à contrario, plonge intentionnellement son partenaire d'infortune dans un véritable cauchemar. Un vagabond promis au gibet et un jeune noble déserteur échangent leurs identités et il est impossible de les lâcher d'une semelle jusqu'à la dernière ligne. Pourquoi ? Eh bien parce que c'est génial ! s'enthousiasme Anna Gavalda. Roman d'amour, d'histoire, philosophique par sa morale, tragi-comédie sont autant de qualificatifs indissociables pour ce roman à la plume d'un autre temps. D'un autre temps... C'est là que le bât blesse car Léo Pérutz est un de ces écrivains de la même veine que les Flaubert, Sand et autre Stendhal... Alors tout lecteur adepte des romans mélo-dramatiques sur fond de romantisme du 18ème siècle sera ravi. Par bien des points, ce roman rappelle La petite Fadette et ses esprits
torturés transposant le conte et le roman, le tout sur fond d'une
campagne profonde issue des tableaux de Jean-Baptiste-Marie Pierre. Par contre, pour le non nostalgique des classiques, dont vous faites partie, il ne partagera nullement l'engouement de l'auteur d'Ensemble c'est tout pour l'histoire de ces deux fuyards. Pourquoi ? Eh bien parce que c'est barbant ! CQFD. June 19 Terminator, renaissance de McG 2013, Marcus Wright, juste avant de parcourir pour la dernière fois le couloir de la mort, accepte de donner son corps à la science. 2018, il se réveille au milieu d'un chaos sans nom dû à la prise de contrôle de la planète par les machines (1). Depuis lors, traqués, cachés, les humains essaient de survivre à l'oppresseur en lui opposant une résistance active. Perdu dans ce nouveau monde, Marcus trouve protection au près de Kyle Reese (2), un jeune résistant en partance sur les traces de John Connor, le chef des résistants (3), pour l'ultime assaut : la destruction du centre névralgique des machines, Skynet. ![]() Spectateurs non avertis, fuyez !!! Ca devient d'un compliqué... Toute personne n'ayant pas suivi un minimum les 3 précédents épisodes doit être très probablement complètement larguée dès les 5 premières minutes. Aucune explication au préalable n'est donnée. Spectateur à toi de raccrocher les wagons, de bien te tenir à ton siège et c'est parti pour le grand 8 des effets spéciaux ! Des machines de plus en plus sophistiquées en veux-tu, en voilà, des batailles de Titan, des coups de feu dans tous les coins. Des bing, des bang, des boums ! A force de faire des bonds de 20 cm toutes les 10 minutes sur votre siège, vous vous êtes demandée s'il n'était pas équipé d'un ressort ! Par contre, amoureux du genre, on se régale !!! Ce dernier volet de la saga Terminator se rapproche plus du phénomène Matrix de part son histoire et ses effets spéciaux. Quant aux nostalgiques des précédents épisodes, ils se trouvent un peu déboussolés par tant de violence et manque de diversité dans le scénario. Quoiqu'il en soit, ces deux catégories de genre se retrouveront très probablement dans la même salle à la sortie du 5ème ;) (1) : Terminator, le soulèvement des machines (2) : Terminator (3) : Terminator, le jugement dernier June 15 Largo Winch de Philippe Francq et Jean Van Hamme Comme tout spectateur enthousiaste du film éponyme, vous vous êtes jetée sur la série BD une fois vos pénates retrouvées. Quitte à en attraper une indigestion, les 16 tomes disponibles vous avez ingurgités. D'affilée. Les 16. Tomes. Oui. Ah ! Il faut l'aimer le Largo, hein ? ![]() Présentation. Largo Winczlav prend le nom de Winch lors de son adoption par l'homme d'affaire multimilliardaire Nerio Winch. Plus que son nom, c'est de son empire et de son immense fortune dont il hérite à la mort de ce dernier. Alors âgé de 26 ans et au physique plutôt avantageux, Largo devient l'homme le plus convoité et envié de la planète. Ses côtés anticonformiste, rebelle et bagarreur collent assez mal avec son nouveau statut de magnat de la bourse. Celui-ci, loin de lui convenir parfaitement, l'entraîne dans des situations de doute et d'abattement que les coups bas et la mesquinerie de son nouveau milieu ne font que renforcer. Heureusement, Simon et Freddy, ses deux amis fidèles, l'aident à garder la tête froide et les pieds sur terre. Le scénario n'a rien de bien original. Une histoire de pauvre petit garçon riche... Et pourtant, le premier tome terminé, vous enchaînez sur le deuxième. Puis le troisième. Puis le quatrième. Puis... Jusqu'au seizième, dernier tome paru à ce jour. Alors pourquoi accrocher ? Peut-être parce que Jean Van Hamme vous plonge dans un conte de fée des temps modernes. Ou bien alors parce que les traits du jeune Largo, sous la mine graphite de Philippe Francq, s'approchent plus de ceux d'un mec à la trentaine bien tassée au regard de braise qui font de lui incontestablement le mari idéal...Ou est-ce parce que ce genre de série s'adresse plus à un lectorat masculin, faisant indéniablement resurgir votre côté garçon manqué refoulé ? Quoi qu'il en soit, l'ensemble est plutôt bien ficelé menant de front aventures, monde financier, histoires d'amour impossibles, valeurs morales et vous en passez. Alors vu comme ça, finalement, tout le monde s'y retrouve ! May 20 Au clair de la lune...... mon ami Pierrot. 'vous a
prêté sa plume pour écrire ce mot. Parce que ce matin, en bullant
consciencieusement dans votre coin, vous vous mîtes à divaguer des
neurones, et de synapse en axone, vous vous êtes rendue compte qu'il
est souvent question de la yellow moon dans les songs. A texte
s'entend. Et qu'on veut souvent nous faire croire que celle-ci tient
généralement le rôle de la chantmé. Tiens, pas plus tard qu'hier, La
Casa (1) vous balançait en stéréo pas dulby que (...) la lune se marre, la lune - la lune se marre, la lune - la lune se marre, la lune (nan nan, le 45 tours point n'est rayé) - La lune se marre, se fout de ta gueule et puis repart (...) Haaan ! Mais pourquoi est-elle aussi méchante ? Mais passsss'queuuuuuuuuuuuuuuu !!! (2) ![]() Bonjour le niveau vous ! Bref. Sans trop de peine, vous pouvez pousser un chouïa plus loin la réflexion et assurez que la moonlight ne fût, dans un temps lointain, qu'amour. Si si. Tout à chacun pouvait lui confier sa vie et son chemin sans avoir peur du lendemain. Vaness' (1), d'ailleurs, vous murmure à l'oreille que (...) la nuit est belle. Ouvres tes ailes. La lune, tel un ange, veille sur toi (...) Faut dire aussi qu'elle a bac+25 en nurserie celle-là ! Hé ! Mécano (1) raconte que (...) les soirs où l'enfant joue et sourit, de joie aussi la lune s'arrondit. Et lorsque l'enfant pleure, elle décroit pour lui faire un berceau de lumière ! Re haaan ! Nous pouvons donc en déduire que l'Homme, étant par définition un grand enfant, courait se réfugier dans se ventre rond débordant de tendresse à revendre. Il lui confiait ses joies. Peu. Il lui confiait ses peines. Beaucoup. Se perdait dans ses cratères et se régénérait de ses volutes. Zazie (1) nous démontre qu'il en usa, usa, usa... parce-que dès que (...) planent, planent sur nos têtes des soleils tout-puissants. Planent et brûlent la planète, on s'éclipse un instant. Dans la lune. Dans la lune, on est. Dans la lune. Dans la lune, on part (...) Remarquons ici un détail intéressant : l'apparition de l'astre du jour. Son yang... Celui-là même avec qui elle avait rencart et qui jamais n'a eu l'idée qu' (...) il lui faut la nuit et le soleil ne le sait pas. Et toujours luit (...) Merci Mr Trenet pour cet éclaircissement. Commence alors la dictature du dieu Râ. L'Homme, cet hypocrite, compte parmi les adorateurs de ses rayons UVB. Exit la lune nourricière. Bonjour le soleil chaleureux. Et que je te réchauffe les rhumatismes par ci. Et que je te lèche les jarrets par là. Et que je te brûle la peau laiteuse surtout. Alors quand Indochine court dans l'ancien giron en pignant (...) j'ai demandé à la lune mais le soleil ne le sait pas. Je lui ai montré mes brûlures mais la lune s'est moqué de moi. Et comme le ciel n'avait pas fière allure et que je ne guérissais pas, je me suis dit quelle infortune mais la lune s'est moquée de moi (...) Bah ! Il s'attendait à quoi lui ?!! Le dos, l'Homme lui a tourné. A lui maintenant de s'en autodémerder... Alors forcément, comme le dit si bien Bourvil, (...) non non non non, oui je dis non, non non non non non non non non tout ça ne vaut pas un clair de lune à Maubeuge (...), mais bon, c'est une explication comme un autre ! (1) La lune (La Casa), La lune brille pour toi (Vanessa Paradis), Dis-moi lune d'argent (Mecano), Dans la lune (Zazie), Le soleil et la lune (Charles Trenet), J'ai demandé à la lune (Indochine), Un clair de lune à Maubeuge (André Bourvil) (2) : célèbre réplique d'une publicité pour Orangina rouge à l'orange sanguine de 1996 May 18 La théorie Gaïa de Maxime Chattam ![]() Trois scientifiques français sont contactés dans le plus grand secret par un commissaire de la commission européenne. Une mission de la plus haute importance leur ait proposés sans plus amples explications si ce n'est qu'ils peuvent sauver l'humanité. La curiosité et l'aspect top-secret de celle-ci flattent leur égo et les poussent à accepter. Une fois en place, l'horreur de la réalité les rattrape mais il est déjà trop tard pour reculer ! A présent, n'oubliez pas que cette aventure se situe... bientôt. Aussi, toute similitude avec une situation actuelle ne serait peut-être
pas si fortuite que cela... A nous de décider de notre avenir. Ainsi parle le préambule... Prometteur, le lecteur se sent tout de suite dans l'ambiance ! Connaissant un peu l'auteur, c'est avec une délicieuse boule dans la gorge qu'il dévore les premiers chapitres en s'enfonçant un petit peu plus sous la couette à chaque ligne ingurgitée (comme si une couette pouvait protéger de quoi que ce soit à part du froid... Bref ! Passons). Imagination en mode totaly ON !!! Là, le lecteur peut s'en donner à cœur joie étant donné qu'il ait cette dernière un tant soit peu développée. Si tel n'est pas le cas, Maxime s'en charge ! C'est donc avec la peur au ventre qu'il avance jusqu'au tiers de l'aventure. Décidément, du grand Chattam ! Oui. Mais... Mais toute intrigue se dissipe et celle-ci n'échappera pas à la règle. Des longueurs s'installent. La réalité rattrape la fiction en tenant le lecteur en haleine, certes. Mais le sentiment de peur est partie avec l'imaginaire, laissant place a une lecture agréable mais qui ne marque pas les esprits. Pourtant tous les ingrédients fréquemment utilisés et justement dosés par Maxime Chattam sont présents. La barre aurait-elle été placée trop haute par son opus précédent (Les arcanes du chaos) ? Peut-être... La trilogie du "cycle de l'homme" se termine donc sur un sentiment d'écriture commerciale ce qui déçoit forcément un peu. Dommage... May 06 Boy A de John Crowley Un jeune garçon est jugé sous le pseudonyme de boy A. Quelques années plus tard, après avoir purgé sa lourde peine, c'est sous le nom de Jack qu'il quitte la prison qui l'a vu grandir et évoluer. Jack. Jack, un nouveau prénom pour une nouvelle vie. Une vie de réinsertion où la hantise que son passé le rattrape, l'empêche de savourer pleinement sa liberté nouvelle. ![]() May 04 Faibles pluies et pluies faiblesOn a vraiment très peu l'occasion de voir des orages pareils nous informe Christopher, 21 ans. Vraiment. C'est incroyable ! s'extasie ce candidat de l'émission Pékin Express. Moi qui vais souvent en Bretagne, j'en ai jamais vu des comme ça se croit-il obliger de préciser. C'est une barrière d'eau, on sent le poids de la pluie. C'est vraiment surprenant, conclut notre jeune étudiant en prépa Beaux-Art. ![]() Hey ! On lui a communiqué, au jeune homme, que son simulacre de ironman se situe en Asie ? Plus précisément sur les terres vietnamiennes au moment de son commentaire... Parce que bon, on ne lui a peut-être pas expliqué que cette partie de la planète est réputée pour ses éléphants, son thé, ses Bouddha tout ça mais aussi pour sa saison des pluies... et que nous ne pouvons pas, pour l'instant tout au moins, réellement parler de saison des pluies en France. Le Vietnam n'étant plus une colonie française depuis belle lurette. Alors, vous aimeriez bien qu'il vous explique pourquoi, hein, pourquoi il associe cette saison des pluies asiatique à la Bretagne ? C'est assez réducteur tout de même ! C'est comme si les bretons associaient les chauffards aux parisiens... Quoi ? QUOI ??? Oui, bon, d'accord. Vous n'êtes peut-être pas tout à fait objective... Quoi qu'il en soit, revenons à nos gouttes d'eau. Pas celles qui font déborder le vase. Quoique... Donc, par expérience, vous consentez que recevoir des trombes d'eau sur le coin du nez n'a rien d'agréable. Mais cela n'a tout de même strictement rien à voir avec le petit crachin vivifiant breton. Farpaitement ! comme dirait Obélix, membre de la communauté bretonne. D'ailleurs, il ne pleut sur son beau village que lorsqu'Assurancetourix entame le début d'un commencement de chanson. Hé ! Si ça ce n'est pas une preuve !!! Pour conclure, d'après de Kersauson, quand il pleut, il n'y a que les cons qui sont mouillés. Là, du coup, vous ne savez plus quoi en penser... April 22 Bananana, bananana...... banana split wouh ! Des split, ça ne se cultive pas. Nous sommes bien d'accord. Par contre, des bananas, si. Nous sommes bien d'accord too. De la côte d'Ivoire, à la Martinique ou la Guadeloupe, en passant par le Liban, jusque dans votre salon... Gné !? interloque le lectorat. Ah bah ouais ! Votre salon... Mais euh ! On avait dit qu'on était d'accord !!? ![]() Vous disiez donc qu'une production de banane a élu domicile dans votre salon. Oui, bon, la production se résume à 2 bananes... On va pas commencer à chipoter sur les détails, sinon, on est pas rendu ! Donc c'est un très bon début ! estimez-vous toute rougissante de fierté. Oui, oui, oui. Parce qu'au commencement de tout ce tintouin, votre Musa acuminata 'Dwarf Cavendish' (c'est son nom italien...), vous avez bien cru qu'il était stérile ! Pas-un-seul-hé-ri-tier durant ses 5 premières années alors que ses frères se sont reproduits au bout de 2... Votre entourage s'extasiant devant ce grand gaillard et ses superbes feuilles dans un premier temps, se lamente dans les secondes qui suivent sur son impuissance. Ben c'est qu'il veut avoir le sien aussi, l'entourage ! Et vous de compatir et d'assurer main sur le cœur juré-craché-si-je-mens-je-vais-en-enfer que s'il se décide à faire une pousse, l'entourage sera le premier sur la liste d'adoption. Vous ne vous avanciez pas à grand chose vu que vous étiez persuadée que son seul domaine de compétence se résumait à encombrer votre salon par son envergure. Jusqu'au jour où un premier rejet a fait son apparition. Ah bah vous n'êtiez pas in the merde tiens ! Vous avez tellement promis à l'entourage que le Musa devra se piquer aux hormones jusqu'à overdose afin d'honorer vos contrats. C'était sans compter que ces machins là sont non seulement longs à la détente mais en plus pas du tout coopératifs. Vous voyez pas qu'au bout de 3 pousses, il a cessé, sans aucun préavis réglementaire, toute activité. Plus de rejeton. Plus de pousse. Plus de feuille. Rien. Nothing. Niente. Nada. Gagnée par la nervosité de la situation, vous vous attaquiez à votre troisième ongle de la main gauche en partant du majeur lorsque vous avez aperçu, coincée entre 2 feuilles, une pauv' fleur. Tel le corbeau sans le renard, vous ouvrîtes un large bec d'abord d'étonnement puis d'orgueil. C'est alors avec amour que vous avez regardé son régime se développer. Avec tristesse que vous avez constaté qu'il se desséchait. Avec joie que vous avez découvert les 2 survivantes. Avec intérêt que vous avez suivi leur maturité. Avec envie que vous les avez cueillies. Avec plaisir que vous les avez boulottées. Et avec espoir qu'il récidive que vous conclurez :) April 14 Lune captive dans un œil mortde Pascal Garnier ![]() "Les Conviviales, l'expert des résidences seniors. Les Conviviales c'est un nouveau concept de vie pour les retraités qui ont choisi de vivre une retraite active au soleil... En quelques mots, Les Conviviales c'est : une résidence clôturée et sécurisée. Aujourd'hui, le premier des conforts, c'est de se sentir bien protégé et en sécurité permanente. Le gardien-régisseur logé sur place à l'année veille à la tranquillité des résidents." Ainsi commence le récit de Lune captive dans un œil mort. Bien. Ce roman à la Melrose Place version troisième âge nous expose avec un humour cynique les clichés de notre société vieillissante : la course à l'éternelle jeunesse, la peur de l'étrange, le refus des différences, l'apologie de la complaisance... Pascal Garnier a su, dans ce huit clos, retranscrire d'une étonnante manière la nature humaine quelle que soit sa génération. Cependant, à sa lecture, une question germe irrémédiablement : l'auteur avait-t-il eu vent du concept Les Sénioriales dont notre petit écran nous rabat les oreilles entre deux chroniques de Télématin avant d'écrire son opus ? Notons que la coïncidence est troublante... Quoi qu'il en soit, si nos seniors lisent ce petit bouquin avant de signer un engagement dans ce genre de cage dorée, il y a fort à parier qu'ils ne sont pas prêts d'emménager ! April 10 L'échelle socialeLà, les enfants, on est tombé sur un nid. Celui-là, il ne va pas falloir le lâcher. Au détour d'une conversation au sujet de la spirale infernale perte de boulot -> destruction de la cellule familiale - > dépendance de l'alcool -> la rue comme abri... un optimiste s'embarque dans la démonstration du scénario inverse : personne 1 : le mec il était dans la rue, SDF, tu vois, limite clochard... La différence résidant sûrement au nombre de cartons en guise de matelas, nan ? April 07 Impression-nant
(1) : on s'excuze hein, vous avez la tête comme une pastèque. Zalop'rie de rhub'. AaaaaaatchA !!! Zorry... April 05 La reine blanche
![]()
Bien. Les présentations étant faites, vous pouvez passer au déroulement des festivités de ce 2ème plus grand carnaval de France. Ah ouais, quand même ! Après vous être faufilée entre les vendeurs ambulants de chichi, chouchou, de langue de belle-mère et confettis et autres ballons Dora et Charlotte aux Fraises, vous voilà nez à nez avec la parade d'une petite trentaine de chars constituant son cortège dont le thème, cette année, est l'air et l'espace. Tous, ils ont tous répondu présents : le cinquième élément Leeloo, le mogwaï Gizmo, la soupe aux choux du Glaude et du Bombé accompagnés de la denrée, les roulements de R2-D2, la théorie de la relativité restreinte d'Albert Einstein, la fusée de la terre à la lune de Jules Verne et vous en passez et des meilleurs... Tout ça ponctué des musiques d'Eric Serra, de Jerry Goldsmith, de Raymond Lefèvre, de John Williams, et cetera, et cetera. La tête dans les étoiles, vous vous émerveillez autant que les mini fées, mini Blanche-Neige et small Dark Vador et Spider-Man qui vous entourent !
March 27 La journée de la jupede Jean-Paul Lilienfeld Sonia, professeur de français dans une ZEP de la banlieue parisienne, est exaspérée par l'indifférence et le j'en-foutisme général de son auditoire. Lors d'un de ses cours, le sac d'un élève s'ouvre à ses pieds, lui découvrant une arme à feu. Elle perd alors les pédales, et d'un geste inconsidéré s'empare de l'arme, la pointe sur ses élèves, les prenant ainsi en otages. Le point de non-retour est atteint. ![]() Outch ! Filmé en huit clos, la journée de la jupe prend littéralement aux tripes ! Ouais. Rien que ça ! Loin d'être commercial, ce film est tout simplement humain. Alors il peut gratter certains, en déranger d'autres, piquer les concernés, émouvoir les plus sensibles, révolter les moins passifs,
désoler les femmes, faire ricaner les imbéciles, mais ne peut certainement pas laisser indifférent... Il est juste improbable de
rester sans réaction devant la justesse des réalités des lycéens des banlieues et de leurs professeurs remarquablement interprétés par des jeunes prometteurs et la folie d'Adjani. Pourtant le pari était loin d'être gagné aux vues des difficultés qu'a rencontrées le producteur pour trouver les fonds. Car il n'est pas évident de convaincre en mettant en avant un tel sujet de société sans heurter
les sensibilités tout en restant juste et objectif. Comment aborder le quotidien des professeurs, les obscurs codes d'appartenance à un gang, la bêtise des caïds arborant trois poils au menton, et surtout les difficultés d'être une jeune fille aujourd'hui dans certains coins de France sans tomber dans le mélo ? La facilité aurait été de parodier Ecrire pour exister. Mais voilà, nous ne sommes pas à Hollywood et Jean-Paul Lilienfeld a préféré la violence pour marquer les esprits. Certaines poubelles ont quelques fois bien besoin de recevoir un coup de pied ! March 16 Mille soleils splendidesde Khaled Hosseini ![]() Mariam, jeune afghane de 15 ans, est mariée de force à un homme de 30 ans son aîné. Incapable de lui donner un enfant, elle se voit devenir au fil des années une ombre souffre douleur d'un mari violent, jusqu'au jour où celui-ci la sort de sa torpeur en lui présentant sa nouvelle épouse, Leila. Leila, jeune, belle et ayant un ventre fertile... Quel bonheur de retrouver Khaled Hosseini ! Après les fortes émotions éprouvées à la lecture des cerfs-volants de Kaboul, c'est avec l'angoisse d'éprouver de la déception que le lecteur tourne la première page de ce second opus... Le soulagement ne se fait pas attendre puisque dès la deuxième page, Mariam lui devient tout de suite sympathique. A la vingtième, il sait que son cœur de midinette va souffrir au rythme des malheurs de sa nouvelle amie. A la centième, il a passé les 3 dernières heures à dévorer littéralement les 99 précédentes et sait pertinemment qu'il passera les 3 prochaines pendu aux lignes du sieur Hosseini, à s'émouvoir devant le destin de ces 2 femmes que sont Mariam et Leila. Parce qu'après l'univers masculin décrit dans les rues de Kaboul, l'auteur rend hommage aux femmes de son pays d'origine qu'est l'Afghanistan en exposant ses héroïnes à l'horreur et l'humiliation qu'a dû supporter sans broncher la condition féminine dans un pays où les hommes ont sombré dans la folie intégriste. Et pourtant, malgré la dureté du sujet, la plume de Kahled Hosseini a su le traiter avec toute la douceur et la tendresse des bras protecteurs d'une mère portant son enfant ; nous rendant encore plus sensible et réceptif à son message d'espoir. Les Marais de Marie |
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