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October 08

On s'était donné rendez-vous dans dix ans...

 
Vos binocles vont bientôt pouvoir prétendre au titre de collector. Oui. C'est un fait. Ce qui vous décide enfin à filer prendre un RDV chez ophtalmo préféré. Vous prenez sur votre flémagite aïgu qui sévit depuis 24 mois au bas mot, et pénétrez dans l'immeuble abritant le cabinet de votre relooker visuel habituel. La porte passée, vous voilà nez à nez avec le secrétariat. Blonde le secrétariat... Tout de suite les préjugés ! s'indigne le lectorat. Wait and read répondez-vous du tac au tac.

 
Vous disiez donc que vous vous retrouvâtes nez à nez avec la blondeur du secrétariat des lieux. Puisque vous êtes là autant en finir tout de suite et essayer de trouver un terrain d'entente concernant votre emploi du temps et celui de son patron. Bien. La chose ne devrait pas être trop ardue. Vous n'êtes pas Monica Belluci non plus. Nan, vous n'êtes pas.
 
Le secrétariat feuilletant l'agenda patronal format A4 vous annonce, blasé, que nous sommes complets jusqu'à mi-décembre. Ah bon ! Vous n'avez nullement eu le temps de répliquer quoi que ce soit que le stylo Bic bleu secrétarien est déjà pointé vers une date autoritairement déterminée par la main le matant. Après le 20 du mois de décembre... Vous faites alors poliment remarquer que ça ne va pas être possible puisque vous serrez en vacances durant cette période et qu'on peut directement sauter au mois de janvier sans passer par la case départ, ni toucher 1.000 euros. Le visage couronné d'une tignasse péroxydée daigne enfin lever son nez de la page datée et vous sort le plus naturellement du monde : je peux pas, j'ai pas l'agenda de l'an prochain. Elle est forte celle là ! La réflexion, pas le secrétariat. Vous marquez un temps d'arrêt vous demandant si on ne se fout pas ouvertement de votre gueule... !!! Remise de votre surprise, vous essayez de trouver une solution à ce fâcheux dilemme.
 
Vous : Et bien, notez le sur un papier, un post-it, ch'ai pas moi !
Elle : Ben nan, j'peux pas !
Vous : ??? Bah pourquoi ?
Elle : Si j'le perds, vous comprenez...
Pas bien, nan...
Vous, essayant de cacher votre agacement : Bon, si on résume, vous êtes en train de m'expliquer que nous sommes au mois de septembre, que votre agenda est complet jusqu'à mi-décembre et que vous ne pouvez prendre aucun rendez-vous au-delà du 31 parce que vous n'avez pas d'agenda ???
Elle, impassible : C'est ça.
 
Haaaaaaan !!! Si c'est pas de la mauvaise volonté ça ! De dépit, vous effectuez un tour d'horizon histoire de vous raccrocher à quelque chose pour lui clore le bec et obtenir cette fichue consultation ! Vous avez beau chercher, votre regard ne croise aucun calendrier, pas l'ombre d'un clavier ni d'une unité centrale. My God ! Vous êtes dans la 4ème dimension ! Vous avez trouvé le chemin permettant de traverser l'espace temps. Tout s'explique ! Tout, il s'explique peut-être mais comment vous allez vous débrouiller pour réussir à rentrer dans le citron de la blondasse que vous ne pourrez pas trouver un terrain d'entente si elle ne VEUT pas noter les RDV une fois la dernière page de son cahier à spirales grands carreaux 2008 tournée.
 
Un léger reflux gastrique vous prévient que si vous ne vous vous calmez pas tout de suite, votre estomac vous menace de réveiller l'ennemi ulcère. Naaan ! Stop. On arrête. Vous battez en retraite. Si, si. Vous effectuez, de la manière la plus hautaine donc vous êtes capable, un quart de tour vers la sortie, bannissant aux oubliettes votre modasserie de lunettes. Après tout, vous les avez sur le nez qu'une fois pelotonnée sous la couette, un bon bouquin sous le menton. Alors bon, après tout, vos vieux binocles peuvent peut-être continuer à faire l'affaire... jusqu'au secrétariat du cabinet du confrère d'à côté !
October 04

Mille femmes blanches

de Jim Fergus
 
1874, Etats-Unis d'Amérique. Little Wolf, grand chef d'une tribu Cheyenne, se rend compte que son peuple est en danger. Lui vient alors l'idée de proposer au président Grant de tronquer chevaux et bisons contre ni plus ni moins mille femmes d'origine eurasienne afin de sceller le pacte de paix entre les blancs et les peaux rouges, de sauver son peuple de l'extinction et de créer par cette union un nouveau peuple américain prenant le meilleur des deux parties. Grant accepte cette proposition improbable et entame secrètement une grande campagne de recrutement dans tout le pays mais en arrosant essentiellement les pénitenciers et les asiles d'aliénés... Mary Dodd, internée par sa famille pour moeurs contraires à la morale, y voit une porte ouverte vers la liberté. Commence pour elle l'écriture de son journal intime retraçant son périple afin de retrouver son peuple d'accueil et l'incroyable aventure qu'est la vie au sein d'une tribu indienne.
 
Partant d'un fait historique, Jim Fergus extrapole et brode ici une jolie histoire sur la communion de deux peuples. Cependant, un petit air de déjà vu s'installe dès l'arrivée des pionnières dans le camp de Little Wolf. Effet Danse avec les loups oblige... Le lecteur ne peut s'empêcher de faire des similitudes entre les 2 opus. Bien que les héroïnes soient de sexe opposé, les lignes directrices restent les mêmes : le carnet de note, le mariage mixe, l'apprentissage de la vie dans un campement, la trahison des sioux, la prévision de l'invasion par les blancs entraînant la quasi-extermination du peuple indien. Néanmoins, il est intéressant de lire cette histoire relatée par une femme mais écrite par une plume masculine. Les adeptes de la cause indienne devraient y trouver leur bonheur. Pour les autres, une petite évasion dans les grandes plaines indiennes leur donnera une bonne bouffée d'exotisme et d'oxygène :)
September 30

My garden is the place to be !

 
Même si cette place n'est pas Saint Trop, Deauville, Dinard, Canne ou encore La Baule les Pins, il semble bien que votre jardin ait attiré les stars le temps du week-end ensoleillé. Bé ??? s'interroge le lectorat, les sourcils en accent circonflexe ! Mais oui, mais oui ! assurez-vous. L'endroit est exotique et quelques fleurettes demeurent encore fraîches au milieu des gazouillis enflammés des étourneaux entassés en rangs serrés sur le fil électrique. Vous ne saurez dire si leurs piaillements sont de l'ordre du commentaire de groupies, d'un mouvement de grève, d'un soulèvement populaire face au trajet futur à effectuer ou bien encore un désaccord sur la destination... Anyway. Ils sont en première loge pour espérer apercevoir les stars squatteurs de votre jardin. Et la chose va être ardue puisqu'il s'agit des acteurs de la série Minuscule (1).
 
                      
Bien. Elles se sont installées en toute simplicité. Pas de chichi. Pour une fois la coccinelle n'a pas énervé son monde rapport qu'elle était consignée à domicile dans le phénix où elle résidait seule avec sa marmaille. Pas bougée d'un pois noir. Et monsieur coc's ? Ben semblerait qu'il s'est fait la malle... Enfin bon, si elle est aussi chiante dans la vie que dans la série...

 
L'escargot, quant à lui, s'est adonné à son sport favori : pioncer. En même temps, vu le ratio effort fourni distance parcourue...

 
La mouche a préféré prendre ses distances vis-à-vis de l'autre enquiquineuse rouge à pois noirs et a pris ses quartiers au fin fond du jardin, planquée dans la haie.

 
Seulement voilà, la haie de troène a une particularité. Elle est en fleur... La mouche a donc dû partager son territoire avec l'abeille qui n'a pas pu s'empêcher de butiner toute la journée. S'arrête jamais celle là !

 
L'araignée a choisi un coin suivant une logique bien à elle. Pile poil dans le trajet de l'autre énervée, mère de famille nombreuse. Qu'elle ne vienne pas se plaindre si elle lui écrabouille sa toile. Vous prévenez tout de suite : la maison ne rembourse pas !

 
Et puis, en plein dans la ligne de mire des objectifs des paparazzi, vous voyez pas qu'Evinrude (2) prenait la pause toutes les 2 secondes. Nan mais des fois lui ! Et ça s'étonnera de se retrouver dans voicivoilàgala et Cie !

 
Qu'est ce qu'il fait là, lui, d'ailleurs ?! Il n'est pas dans le casting que vous sachiez ! Ah nan mais haaaaaaaan quoi !!! Le teasing de diiiiingue : Evinrude, libellule vedette de la prochaine saison de Minuscule ! Fin de transmission. A vous les studios !
 
(1) : pour le rattrapage de lacunes hautement culturelles c'est  et/ou ici.
(2) : vous préférez ne rien dire sinon vous allez être désagréable alors on file vite fait voir par- si Evinrude s'y trouve.
September 18

Parce que je t'aime

de Guillaume Musso

La disparition de Layla, 5 ans, dans un centre commercial de Los Angeles a brisé ses parents, les amenant au divorce. Si sa mère, Nicole, a réussi à poursuivre sa vie. Il est loin d'en être de même pour Mark, son père. Persuadé que sa fille est vivante et qu'elle les attend quelques part, Mark met sa vie entre parenthèse et ne survit plus que dans l'espoir de la retrouver. Quelle n'est pas sa surprise et son soulagement lorsque Nicole lui annonce que leur petite fille a été retrouvée au même endroit où elle avait disparu 5 ans plus tôt, saine, sauve mais réfugiée dans le mutisme.
Sur le vol qui les ramènera à New York, embarquent également Evie, une jeune fille de 15 ans à l'allure gothique et Alyson, une jeune et riche héritière mal dans sa peau. Ils ne se connaissent pas et pourtant le destin les a déjà liés les uns aux autres.
 
Guillaume Musso est égal à lui même. Une plume précise avec une ligne directrice amenant son lecteur là où il s'y attend le moins en lui fournissant suffisamment de détails pour combler son appétit d'inspecteur Colombo en herbe et laissant suffisamment de suspense pour décider son lecteur à se greffer son bouquin au bout des doigts. Inutile d'espérer le lacher avant que les pages de remerciement de fin n'apparaissent...
Le mystère de la disparition de Layla est le fil conducteur certes, mais la résolution de cette affaire ne se résume surtout pas à une enquête type policière. Non. Elle engendre une réflexion sur les sentiments humains, le rôle du conscient et l'inconscient sur tout homme, amenant petit à petit la pièce manquante au puzzle sans laquelle le tableau n'a aucun sens. Alors, bien malin celui qui percera le mystère avant le mot FIN !
September 12

Lenny or not Lenny, that is the question

 
Depuis une petite semaine, votre radio locale préférée vous passe une chanson fort sympathique sans pour autant vous donner les coordonnées du monsieur qui chante. Vous trouvez ça fort désagréable d'autant que vous êtes tombée sous le charme et entonnez à qui mieux mieux les paroles en coeur version yaourt. Vous êtes persuadée qu'il s'agit de l'ex de la Vaness'. Lequel ? s'enquière le lectorat. Pas celui qui vit une vie de bohème au milieu des lamas et de la version sud américaine de la toundra. Nan, l'autre. Celui qui remet au goût du jour la coupe afro affreuse des années 70.
 
Après vérification sur le site de la dite radio, vous vous apercevez qu'ils ont bien une play liste, certes, mais une play liste de la semaine et non pas du heure par heure. Vous n'avez plus qu'une ultime solution : vous taper l'écoute du dernier album de Lenny Kravitz, It is time for a love revolution. Après avoir fait rapidement défiler les 16 morceaux composant l'opus, aucunes mélodies ne semblent correspondre à votre nouvelle chanson préférée. Shit ! Cependant, vous n'avez pas fait ces recherches pour rien. Vous étiez-vous imaginée un jour devenir fan d'un album de Lenny Kravitz ? Nan !!! Bah là oui ! Eh ! Comme quoi, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis... ! Là se trouve tout ce que vous pouvez aimer : des guitares qui grincent en solo, en duo, en trio, des rythmes rock (Bring it on), des choses plus douces (I love the rain), des titres rigolos (Good morning), des prises de position (I want to go home). Bref, une vraie découverte à classer immanquablement dans la case à écouter !

    

Bien ou bien ?

September 07

Les citronniers

de Eran Riklis

Cisjordanie, ligne verte séparant Israël des territoires occupés. Salma, une palestinienne quinquagénaire y vit depuis toujours au milieu de la plantation familiale de citrons. Veuve, elle exploite ses citronniers, son seul revenu, avec l'aide du viel employé de son père jusqu'au jour où un couple d'Israélien vient s'installer dans la propriété limitrophe de son verger. Ce dernier va vite devenir un sujet de conflit de voisinage puisqu'il compromet la sécurité du ministre de la défense israélienne, son voisin. Salma se voit alors assigner l'ordre d'arracher tous ses arbres. Commence alors un véritable bras de fer entre l'homme politique et l'agricultrice.

Le personnage de Salma devient vite attachant par sa simplicité et son courage. Bien que n'étant pas le sujet principal, les difficultés d'être une femme seule et palestinienne de surcroît sont relatées sans violence mais avec fermeté par les scénaristes comme un père, un époux, un frère, un fils, un voisin, un ami, un homme de la communauté peut le faire. La femme ne s'appartient pas. Impensable pour nous autres européennes, tout comme il nous est difficile d'envisager la montagne qu'elle doit escalader pour défendre ce qui lui permet de manger. Le simple fait de ne pas comprendre la langue dans laquelle la missive ministérielle lui  est adressée, devoir affronter les regards réprobateurs des tous les hommes présents lorsqu'elle entre dans un café, subir les menaces et l'humiliation des siens pour 3 citrons. Pourtant, elle gardera toujours la tête haute où tous peuvent lire la fierté sur son visage. Cependant, dans son combat contre les hommes, elle trouvera une alliée improbable dans la personne de la femme du ministre... En y réfléchissant, quoi de moins étonnant ? Les guerres et les conquêtes sont les terrains favoris des hommes ce qui dépassent complètement le sexe opposé. De là à dire que le monde ne s'en porterait pas plus mal s'il était dirigé par le sexe faible, il n'y a peut être qu'un pas...

Pour info (Allociné), Les citronniers a reçu le prix public 2008 lors du festival du film de Berlin dans le cadre de la section Panorama.

September 04

Les fous du volant !

 
Fonçant à travers brouillard et gros temps, avalant les distances, dévorant les étendues, triomphant de tous les obstacles, voici : les "fous du volant" dans leur éternelle poursuite. Les véhicules se dirigent vers la ligne de départ. Voici la Turbo Terrific pilotée par Pierre de Beau-Fixe, Rufus la Rondelle et Saucisson dans leur Tacot Tout-Terrain, le sergent Grosse Pomme et le soldat Petit-Pois dans leur Tocard Tank, l'inquiétant Al Carbone dans leur Cavaillac Blindée, le célèbre inventeur le professeur Maboulette au volant de son Auto-Aéro-Fuso-Planneur, oh ! Et la ravissante Pénélope Jolie-Coeur qui illumine ce tournoi de sa radieuse beauté, puis les frères Tête-Dures, Roc et Gravillon, la Dingolimousine avec Pic et Colégram. Viennent ensuite, le caracolant Max de Rouge, Malabar et Malabille dans leur fidèle Coucou-casse-cou, et enfin, en lanterne rouge, dans leur Démone grand sport, les deux malfaisants compères, Satanas et Diabolo. Satanas et Diabolo toujours à l'affût du mauvais coup. Et les voilà partis ! Partis... sur place pour la bonne raison qu'ils ont été enchaînés au poteau par ce coquin de Satanas. Ah ah ! Voilà ! C'est bien fait ! Cette fois, ils sont partis ! les FOUS DU VOLANT ! (1)

Voiture 11, casque gris, moufles noires, vous voilà embarquez au volant d'un kart... Vous passerez sur l'épisode du pourquoi du comment vous vous êtes retrouvée le derrière à 15 centimètres du sol, les bras et les jambes tendus comme un string, les mains crispées à 10h10 et le bruit des moteurs 2 temps en guise de radio dans les oreilles. Oui, sur cet épisode vous passerez. Bon. Avant de jouer les Pénélope Jolie Coeur, vous avez dû suivre le coatching du mécano de service à grand renfort de "ouais" et "d'accord" pour vous expliquer comment prendre tel virage du circuit en intérieur et tel autre en extérieur tout en essayant d'éviter les pneus stockés sur le bas côté. Mm, mm... Il est fou lui ! D'où qu'il a vu que les femmes savent lire et comprendre une carte sans que celle-ci soit au minimum dans le sens de la marche ??? Bien évidemment, vous n'avez strictement rien compris à ses explications ! Vous, vous êtes une intuitive. Vous conduisez au feeling. Advienne que pourra. Chacun pour soi et Dieu pour tous. Amen.

Le drapeau national bat l'air avant de s'effondrer sur le bitume brûlant, signalant le top départ des 15 bolides vombrissant des peut-peut caractéristiques des moteurs de tondeuse. Chauuuuuuuuuuud devant ! Vous voilà partie ! ... Chaud devant, chaud devant, c'est vite dit ! Au bout de 100 mètres, vous n'avez plus besoin de vous battre pour vous frayer un chemin ! Qu'est ce qu'il a dit déjà, l'autre, avec ses intérieurs/extérieurs ? vous interrogez-vous à l'approche du premier virage à 90°. Vous n'avez pas le temps de faire un effort de concentration que vous vous retrouvez telle une tranche de jambon au beau milieu d'un sandwich ! Vous écrasez le frein avant de finir sur l'herbe. Connards !!! hurlez-vous à l'encontre de ces grands malades qui vous ont foutu la trouille de votre après-midi. Recherché. Oui, vous savez... Où est passé votre sens de l'humour ? Che sens de l'humour ??? Une tête à queue, un mal de dos naissant et une humeur de chien plus tard, un inconscient gesticule à qui mieux mieux au beau milieu de votre chemin. Parait qu'il est temps de rentrer dans le stand. Ah bon !?

Vous vous extirpez tant bien que mal de l'engin de malheur avec la grâce d'un hippopotame afin d'aller récupérer vos performances. Votre meilleur score : 59 secondes et des cacahuètes. Pas mal hein ? Ca c'est ce que vous croyez jusqu'au moment où le mécano se croit le devoir d'annoncer les résultats par oral et devant l'assemblée. Le podium est composé de jeunes branleurs tout juste pubères vous relayant bonne dernière... Vous voyez pas que vous vous êtes fait mettre la pâtée par des conducteurs de scooter 49,9 cm3 !!! Ah nan mais là vous criez au scandale ! D'où qu'ils ont vu qu'ils peuvent conduire sans permis eux ? Vous le demandez, que fait la police ?! Mauvaise joueuse, vous ? Ah ah aaaaaaaaah !!! Vous vous gaussez. Nan mais vous avez vu ça où ??!!!

(1) : introduction du dessin animé Les fous du volant révélant au jeune public français, dans les années 70/80, le rire débile du chien Diabolo...

September 01

Lipstick Jungle

 
La rentrée des classes approche et celle des séries TV aussi. Vu votre retard en la matière vous avez du choisir entre la plage option parapluie et les séries girly. C'est la mort dans l'âme, n'ayons pas peur des mots, que vous avez sacrifié votre bronzage caramel au sel de Guérande au profit des cousines de Sex and the city en guise de devoirs de vacances... Il faut bien l'avouer, le succès des new yorkaises les plus en vu du petit écran à pousser les producteurs à les cloner et décliner à outrance. C'est ainsi que vous avez fait connaissance avec le petit dernier de NBC : Lipstick Jungle. Tadaaaaaaaaam !!!

D'accord, n'étant pas un fin limier pour dégoter les bons plans séries, vous devez avouer que vous avez trouvé celle-ci chez Mamz'elle... Néanmoins, vous avez tout de même un peu d'avance car cette série n'est toujours pas programmée en France ! Comme vous vous étiez fait doubler sur la bande de Carrie Bradshow, cette fois-ci vous vous êtes jurée de ne pas être le cancre de la classe et être une élève assidue. Bien.

Saison 1, épisode 1. Vous faites connaissance avec les 3 donzelles têtes d'affiche. Tout d'abord : Brooke Shields dans le rôle de Wendy Healy, ponte d'un studio de cinéma, mariée, 2 enfants. OK, celle là, vous la connaissez. C'est l'ex d'André Agassi !!! On a les références people que l'on peut... On s'excuse, hein ! Bon. La deuxième : Kim Raver dans le rôle de Nico Reilly, rédactrice en chef d'un magazine de mode, mariée, sans enfant mais avec un amant. Jamais entendu parlé... Paraît qu'elle est l'héroïne de 24 heures chrono. C'est possible mais cette série est passée en maille de votre culture sériesque aussi. Pour les excuses, vous n'allez pas non plus vous aplatir toutes les 2 secondes, nan ? Nan. On est bien d'accord. Quant à la troisième, il s'agit de Lindsay Price dans le rôle de Victory Ford, créatrice de mode de renom attendant le prince charmant. Celle-ci, vous l'avez très bien reconnue !!! Elle a fait ses débuts dans Amour, Gloire et Beauté suivi de Beverly Hills. Gnééé ?!! s'étonne le lectorat. Mais si, mais si ! Qu'il aille se remémorer ces grands moments de télévision et assurez-vous.

Bon, tout ça vous rappelle vaguement quelque chose... New York, 3 copines à la vie à la mort, le monde de la mode... Oui, vraiment, tout ça vous rappelle quelque chose... Les hommes, les amants, les maris qui trompent, s'attachent, énervent. Décidément tout ça vous rappelle vraiment Sex and The city. Nan ? Remarquez, en y regardant de plus près l'auteur de l'un n'est pas moins que l'auteur de l'autre... Donc forcément, il est évident que le téléspectateur reconnaît la patte de la mère Bushnell, Candace de son prénom. Cependant, vous avez réellement l'impression d'un copier/coller. On en retire une par-ci, on change les noms par-là et on bidouille un peu les jobs et puis voilà ! Oh !! Faudrait pas nous prendre pour plus quiche que nous ne sommes ! Cependant, cela signifie nullement que vous n'avez pas regardé les 7 épisodes constituant la première saison et que vous ne rempilerez pas sur la 2ème. Bah quoi ?! Vous voulez absolument savoir ce que donne l'histoire entre Nico et Kirby ! Contradictoire, vous ? Absolument pas... Que le lectorat focus sur les pectoraux du dit jeune homme et on en reparle. OK !?

August 29

Cours, ma jolie

de Lisa Unger
 
 
Ridley Jones est une jeune femme que la vie a comblée. Issue d'une bonne famille, journaliste à New York et fiancée à un pédiatre, tout semble lui sourire. Et pourtant, tout conte de fée a son revers. Sa vie trop parfaite n'est-elle finalement qu'un cliché ?
 
Lisa Ungler est directe. Afin de prendre le lecteur a parti, elle décide de construire son livre comme une lettre dont le personnage principal vous confesse comment un incident anodin a complètement bouleversé sa vie. Alors, comment ne pas se sentir concerner par les malheurs de cette pauvre Ridley ? Certes, l'intrigue est un peu tirée par les cheveux mais il n'empêche qu'il ne vous faut pas plus de 2 jours pour enfiler les quelques 450 pages, histoire de vérifier que vous êtes sur la bonne voie. Le côté curieux de la fouine sommeillant en chaque lectrice se réveille en contact d'un thriller.
 
Les ficelles sont un peu usées à force d'avoir été utilisées par d'autres auteurs tels que Harlan Coben. L'idée n'est donc pas nouvelle mais Lisa Ungler sait tenir le suspense même si celui-ci n'est pas maintenu de manière égale tout au long du récit. Il n'est pas simple, aujourd'hui, de se démarquer dans cette catégorie ! Néanmoins, le lecteur passe un agréable moment, surtout la gent féminine en compagnie du beau Jake, le bad boy de service ;)
August 19

Le premier jour du reste de ta vie

de Remi Bezancon
 
Robert et Marie-Jeanne forment, avec leurs 3 enfants Albert, Raphaël et Fleur, une famille de français moyens. Chacun d'eux voient leur vie s'orienter le jour où une décision plus importante que les autres fait de ce celui-ci le premier du reste de chacune de leur vie.

Emouvant... Ce que vous projette la pellicule n'est pas seulement des morceaux de vie de tout à chacun mais des brides de ce que peut être la votre, remarquablement jouer par des acteurs tous aussi remarquables. Enfant des années 70/80, chaque détails vous ramènent dans votre propre passé : une air musical, un style vestimentaire, un comportement... qui vous ont construite telle que vous êtes aujourd'hui. Une décision, minime soit elle, peut tout faire basculer et faire de ce jour le premier du reste de notre vie...

Vous n'avez pû vous empêcher de verser votre larme tout au long du film. Bien que vous avez essayé de la sécher vite fait sans vous barbouiller le visage avant que les lumières ne se rallument, vous sentez bien que vous ne ressortez pas indemne de cette scéance. La rage de ne pas passer à côté des moments essentiels au ventre, vivre chaque instant comme étant le dernier. Ne pas passer à côté de sa vie. Tout simplement...

August 16

Le beauf, les beaufs

 
"Pi bonjour la culture, il est 'achement balaise
T'as qu'à voir ses lectures, ça casse des barreaux d'chaises
V.S.D., Paris-Match et puis Télé 7 jours.
Pi bien sûr chaque année, y s'offre le prix Goncourt
Le jour où les cons s'ront plus à droite
Y'a p'têtre une chance pour qui vote à gauche"
qu'il chante Renaud

 
Son beauf. Son beauf. Vous, de beauf dans le sens beau-frère, vous n'en avez pas. Pas encore. Par contre, une bonne tête de vainqueur, vous vous en êtes dégotée une pendant les vacances. Ooooooooh s'exclame le lectorat. Mouais. Vous vous en seriez bien passée ronchonnez-vous. Les avoir 5 minutes dans les pattes, ça vous amuse. Les regarder se ridiculiser une journée durant, ça commence à vous courir légèrement sur le haricot. Alors devoir les supporter une semaine, ça vous donne carrément des plaques d'urticaire géant !
 
Définition du beauf par le Robert méthodique : mot d'argot employé dans le langage courant - stéréotype de personne vulgaire, inculte et bornée. Tout de suite. Comment il y va le Robert ! Naaan, vous n'iriez pas jusque là quand même...
 
  • Bon dieu ! (avec la variante nom de dieu de bon dieu !) est son juron favori. Il le sort toutes les 30 secondes montre en main. Heureusement que votre bien aimée grand-mère n'est plus de ce monde. Elle se ferait une tendinite au poignet droit à force de se signer à chaque offense envers notre Seigneur !
  • Le T-Shirt, un poil trop court, laissant apparaître un ventre l'empêchant très certainement de voir où il vise lorsqu'il se soulage devant une haie est son top fétiche. Celui-ci s'agrémente de l'indispensable short-bernuda en jersey tombant légèrement sur l'arrière train, laissant apparaître la naissance du postérieur. Vient compléter le tout, une casquette Nike, remplaçante de feu le bob Ricard, savamment vissée sur le crâne dégarni, visière sur la nuque.

    Vulgaire...
  • Décortiquer et commenter les news relatées dans le journal du matin est son plaisir quotidien.  Aaaah ! En voilà une bonne nouvelle ! Vous déchantez très vite lorsque au bout de 3 minutes vous jugez l'étendue de ses méconnaissances... A moins que ce ne soit vous qui n'ayez pas bien enregistré vos cours d'histoire-géo ! Il est de notoriété publique que Jéricho n'est pas du tout une ville paslestino-israëlienne biblique mais le nom d'un saint !
  • Comme disait Coluche... est sa maxime favorite. Grand fan devant l'éternel, il s'empresse de le citer dès que l'occasion se présente. Il vous est cependant difficile de suivre la logique lorsque le personnage vous avoue qu'il votera extrême droite dans 4 ans, histoire de trouver des vraies solutions... Vous avez renoncé à vous faire expliquer comment les valeurs sociales de l'amuseur public au grand coeur peuvent cohabiter avec les valeurs soi-disant nationalistes des néo-fas...

    Inculte...
  • Les oignons, échalotes, aubergines, poivrons, concombres, champignons, courgettes, etc. sont les légumes qu'il ne mange pas. Perchè ? Bah... les oignons donnent des flatulences, les aubergines ont une drôle de tête, les concombres d'après Toto, en tarte, c'est pas bon, les champignons ont envoyé un membre de son entourage aux urgences... (Soupir)
  • Un ricard ou un whisky, pardon, bourbon sinon rien est sa devise en terme d'apéro. Le reste, c'est imbuvable... Remarquez, les mojitos, les planteurs, les ti' punchs, et autre gin feeze sont aussi bien dans votre gosier délicat que dans celui difficile de votre interlocuteur !

    Borné...

Il disait quoi, déjà, le Robert méthodique ?

July 29

Nel et les touristes

 
Des toc toc toc énergiquement frappés à la vitre passager de titine vous font vous retourner d'un bond. Où qu'il est le bar l'Appart ? qu'on vous demande. Vous avez vraiment une tête à connaître l'emplacement des 96 bistrots de votre bled ou bien ? Juste là, là répondez-vous la bouche pleine d'une bouchée de sandwich jambon-beurre. De là à en déduire que, oui, vous avez la tête de l'emploi... Nan, nan, nan ! Vous justifiez votre connaissance de la place par un judicieux parce que c'est justement là où vous vous rendrez, une fois le jambon-beurre avalé. Pour assister au concert de Nel et les touristes. Qui ??? s'interroge le lectorat. Pareil répondez-vous !

 
Calée dans le coin salon marocain (les sièges de la Simca 1000 sont déjà pris), vous sirotez votre verre tout en papotant vacances dans les Caraïbes en attendant que les musicos aient fini d'accorder leurs instruments. Au bout d'un bon 3/4 d'heure, vos valises sont quasi bouclées dans votre tête mais vous n'avez strictement rien écouté des histoires des troubadours modernes se démenant près du miroir fin 19ème. Et le respect des artistes bordel !? Y'en a pas rougissez-vous... Et où qui sont d'ailleurs ? Vous voyez pas qu'ils sont allés grailler en attendant que vous ayez fini vos blablatages !
 
22h00. La bande est de retour près du miroir fin 19ème. 4 coups de baguettes en l'air lancent les offensives. Vous percevez enfin la voix grave, limite sensuelle du chanteur. Vous devez reconnaître que ça en jette. Vos pieds ne vous contrediront pas vu que le gauche bat la mesure depuis les premières notes de Un ange passe. Dommage que la musique passe légèrement au-dessus de la voix. Votre surdité naissante ne vous permet pas de vous pencher sur les paroles. Tant pis, vous gobez quelques phrases par-ci, par-là imaginant le reste avec les quelques explications données par Nel sur les inspirations des morceaux. Ils parlent d'amour. Un peu. De filles. Beaucoup. Je veux honorer ce diadème, ce bijou au parfum d'Eden, ce petit cul que tu ballades de promenade en promenade. J'irais jusqu'à donner mon âme. Peu importe si on me condamne. Pour te plaire je suis prêt à touuuuuuuuuuut. I want you ! Ca, c'est ce qu'on appelle une déclaration d'amour. Si, si. Ils ont bien compris que les bad boys ont toujours eu beaucoup plus de succès que les petits minets propres sur eux. Vous en voulez pour preuve Axel Bauer ou Bertrand Cantat. Plaît-il ? Il est vrai que Frédéric François et Dany Brillant ont un public... Leur public. Mais n'est-il pas composé de vos grands-mères ? Après, tout est une question de choix...
 
Revenons à nos moutons. En Nel et les touristes vous retrouvez les guitares de Noir Désir, portées par une voix à la Dave Gahan. Ne serait-ce pas le ticket gagnant ? En attendant de les retrouver au stade de France, n'espérant pas une seconde approcher leurs loges à moins de 500 mètres, vous vous êtes retrouvée nez à nez avec la voix du groupe à la sortie du bar. Et alors ? Bah alors rien. A part qu'il vous a salué d'un conventionnel bonsoir. C'est gentil hein ? Auquel vous avez répondu par un tout aussi platonique bonsoir. Ceci étant fait, vous pouvez aller vous lover sous votre couette en rêvassant qu'une future tête d'affiche des festivals rock vous a adressé la parole. Haaaan !
July 17

J'veux un mec !

 
Oui c'est bête... Mais j'veux un mec ! qu'elle couine Adrienne Pauly. Ben écoute, vous avez envie de lui répondre, y'a justement un pote d'antan à moi qui vient de m'envoyer un truc qui pourrait te dépanner. Le lectorat n'est pas obligé de coller son oreille à la serrure, planqué derrière la porte. L'info n'est pas de première fraîcheur et est faite pour être partagée. Alors...

 
Alors, ponctuez-vous, voilà le topo. Le Dantan vous envoie de ses nouvelles une fois toutes les 75 pleines lunes. Souvent pour vous la demandez, la lune, ou pour vous annoncez un truc qui vous fait en général tomber de l'armoire. Ce dont vous vous passeriez bien soit dit en passant. C'est donc avec méfiance que vous ouvrez le courriel reçu à 15h38.
 
"Bonjour (jusque là ça va...), Le Dantan souhaite vous faire découvrir son dernier bon plan shoping ! (??? d'où qu'il a des bons plans shoping lui maintenant ? Au dernier quartier de lune, il ne savait pas choisir tout seul un T-Shirt blanc uni sans faire de faute de goût...) AdopteUnMec.com ouvre pour vous et vos amies une nouvelle boutique... pleine d'hommes ! (Kézako pleine d'hommes ?) Vous trouverez une sélection de qualité dans nos rayons. Consultez notre catalogue : musclés, imberbes, intellos, tatoués... (Haaaaaaaaan !) Envie de céder à vos caprices ? Venez remplir votre panier. (Là, vous vous dites que le marketing a été pensé par un mâle hétéro de base... : panier, marché, ménagère de moins de 50 ans. Du coup, le truc vous parait subitement moins rigolo. Vous vous imaginez, le cabas sous le bras, dans le Champion du coin, au rayon nouilles. Hésitant entre le spaghetti et le vermicelle !) A bientôt ! (Mouais... on verra) Toute l'équipe d'AdopteUnMec.com NB : Faites tourner l’info, mettez en rayon vos meilleurs potes (Ah bah c'est leur Jacqueline qui vont être contentes ! Remarquez, il y en a une ou deux que vous ne pouvez pas encadrer... Ca peut être drôle ah ah ah !!!)."
 
Vous voyez pas qu'une fois le site en question chargé vous vous retrouvez dans une cabine capitonnée rose bonbon que vous vous croyez dans une chambre de femme de mauvaise vie ? Nan mais il ne manquerait plus que vous endossiiez le costume de bunny coquin pour faire vos menus achats, ce serait le pompon ! L'interface ne vous plait pas du tout. Bon. Ca c'est fait ! En tête de gondole se trouvent les promos du jour. Vous vous remémorez ce que vous a dit meilleure amie, chef de rayon dans un hyper... Si le concept suit tous les tuyaux des grandes surfaces, ces messieurs soldés sont mal barrés ! Passons. Ne sachant pas trop quoi rechercher, une brillante idée traverse votre esprit embrumé : chercher Le Dantant dans cette foule hétéroclite enviée par les syndicalistes. Le voilà. Bon. Comme pour toute bonne vieille boîte de ravioli, vous lisez l'étiquette histoire de savoir ce qu'il y a dedans ! Et là, vous n'êtes pas déçue du voyage...
 
En trois clics, vous êtes passée par toutes les phases des 7 péchés capitaux des tablettes de vos lois : suspicion, étonnement, scepticisme, vexation, curiosité, voyeurisme, délation. Sur ce dernier point vous hésitez tout de même... La solidarité féminine ayant ses limites, vous ignorez comment la mère des enfants du Dantant pourrait prendre le bouillon de pâtes... A moins que vous n'ajoutiez une énième loi : sadisme... hin, hin, hin, hin (rire diabolique)...
July 14

Sur un coin de serviette...

 
Vu que le père soleil a l'air de vouloir squatter une partie de la journée, vous allez en profiter pour lui offrir vos cellules blanc aspirine et sur une des 20 plages que compte votre côte (oui, oui, votre côte. Vous la prêtez gentiment aux touristes et autres autochtones. Qui a dit que vous étiez égoïste ?), vous vous adonnerez à votre sport favori.

 
Larver, buller, légumer, rôtir, toaster, bronzer, dormir, se détendre de la patte arrière, bouquiner, ricocheter, faire bronzette, rêvasser, se dorer la pilule, se prélasser, se baigner, lézarder, sécher. Bref, profiter ENFIN d'une journée estivale digne de ce nom dès fois que ça ne durerait pas... Pessimiste, vous ? Absolument pas !