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October 30 Registre des mortsde Patricia Corwell
![]() Kay Scarpetta, ayant quitté son poste de médecin légiste au sein du FBI, s'installe à Charleston où elle ouvre un cabinet de médecine légale. Bien que les chambres froides de sa morgue ne désemplissent pas, l'implantation de ce dernier n'est pas du goût de toute la population. Pour mener à bien cet ambitieux projet, Kay aura besoin de se sentir soutenue et entourée par une équipe unie et soudée, comme au bon vieux temps. Malheureusement, le bon vieux temps semble avoir oublié de les suivre en Caroline du Sud...
Le lecteur est également resté coincé à Richmond où toute l'histoire a commencé quelques 14 bouquins plus tôt... A Charleston, tout semble bordelique. Les intrigues ainsi que les personnages partent dans tous les sens sans vraiment arriver quelque part, rendant le tout confus et incohérent. Si les personnages, très nombreux ne trouvent pas leur place, l'auteur, quant a elle se perd dans des descriptifs médicaux dignes d'un rapport d'un véritable légiste. Elle en oublie presque son meurtrier ! Conclusion, ce bouquin est limite ennuyeux... Mais qu'arrive-t-il à Patricia Cornwell ?! Sans Raison était-il annonciateur du déclin de Kay Scarpetta ? La question se pose alors : ne serait-il pas préférable qu'elle rende maintenant dignement son tablier ensanglanté plutôt que de s'entêter et s'enliser dans des histoires soporifiques ; et surtout avant que le titre de ce dernier opus ne contienne aussi celui du célèbre médecin légiste... Une chose est sûre, la suite n'est pas attendue avec impatience ! October 24 Je pintade, nous pintadons, ils pintadent...Pendant vos vacances à deux balles du mois d'août, vous avez découvert, attendant sagement que vous le lisiez, un courriel de Nath. C'est qui Nath ? s'interroge le lectorat. Pffff, faut tout lui pré-mâcher à lui ! ronchonnez vous. Alors, Nath c'est une fille très très sympa qui s'intéresse à la misère des autres et s'investit dans un organisme humanitaire du nom de Pokanel. Voilà. Vous n'allez pas non plus décliner tout son CV. Vous n'êtes pas (wo)Man Power. Nan, vous n'êtes pas. Donc. Bon. A l'ouverture de ce dernier, un joyeux Ayé le Rallye des pintades est officiellement lancé ! vous saute aux yeux. Hiiiiiiiiiiiiiiiiii avez vous vocalisé histoire de vous entraîner un peu dans la pintaderie attitude. Parce que bon, vous devez avouer que les histoires de sac à main couture à porter sur bras cassé ou quid de la couleur révélée par le ELLE du mois à déposer sans bavures sur votre petit doigt de pied vous intéresse autant que la composition chimique de la litière de votre chat... Ah bah c'est pas gagné ! s'exclame le lectorat. C'est le moins qu'il puisse dire O_o
Vous rameutez votre génialissime équipe de la dernière fois (1) et les embarquez à nouveau dans votre délire. Bon, vous avez un peu omis de préciser qu'il y a deux trois trucs ajoutés en arial 3 en bas du contrat. Oh pas grand chose, une broutille... juste avoir les lèvres barbouillées de gloss pendant toute la durée du parcours. Heiiiiiiiiin ?!!! qu'ils ont braillé les mâles du groupe. Ben oui hein ! C'est l'jeu ma pauv' Lucette ! avez vous rétorqué, fataliste, armée de votre gloss Maybelline goût fraise. Après réflexion, vous vous demandez si leur indignation n'était pas que feinte vu leur rapidité à en redemander parce qu'ils l'avaient tout bouffé... Passons.
Vous voilà avec le road book de le hype en main. Des questions sur l'inventeur du body (le sous-vêtement, pas la planche) en veux-tu en voilà, des photos de blondasses qui ne vous disent absolument rien vous occupent toute l'après midi, des énigmes plus qu'énigmatiques vous baladent dans Saint Germain. Vous voyez pas que vous êtes passée à 15 cm de Zabou Breitman et que vous ne l'avez même pas vue !! Trop occupée que vous étiez à essayer de comprendre le sens caché des hiéroglyphes ! D'un commun accord, vous décidez de faire une pause et de vous reprendre en sirotant un petit blanc. Rien de tel qu'un sauvignon pour vous remettre les idées en place... Bien vous en a pris car de plus belle vous êtes repartis ! Les indices deviennent limpides pour certains, d'autres se découvrent un don pour causer en malgache avec Anita (l'autre organisatrice), d'autres encore s'exécutent sans se faire prier pour interpréter a capella et sans filet Pile ou face telle Edith Piaf à ses débuts, tandis que certains révisent studieusement la géographie de l'île aux enfants de Pokanel.
18h45. Vous êtes sur le parvis de Notre-Dame. Seuls. T'es sûre que c'est là l'arrivée ? vous demande, inquiète, une de vos pintades glossées. Un coup de fil à Nath vous rassure tout autant que l'arrivée des So glamourous d'Alexiane. Le tirage de la tombola vous aide à passer le temps pour avoir vos résultats. Vous voyez pas que vous avez raflé tous les lots ou presque ?!! Des coupes papier en bois de rose, du thé, des gousses de vanille de là-bas dit, une statuette, du savon végétal que vous avez remporté ! Tout ça vous a rendu confiant confiant pour l'annonce du classement. En 6ème position, votre équipe point n'est nommée. La 5ème position encore une fois vous épargne. La 4ème position aucunement vous concerne. La troisième position de marbre vous laisse. Youh ouuuuuuuuuuuuh !!! Le rêve d'être glossées et couronnées se matérialise. Le couperet tombe pour la reine et sa dauphine. Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaan !!! 1 énigme !!! 1 malheureuse énigme vous usurpe le trône tant convoité. N'empêche que pour une équipe totaly out de la modasserie, vous trouvez que vous vous en êtes drôlement bien tirés !
(1) : si i' veut, i' clic là! October 17 Clientede Josiane Balasko Judith, la cinquantaine, divorcée sans enfants, entretient sa libido dans les bras de jeunes gigolos trouvés sur un site internet. Ils baisent. Elle paye. Il disparaît. Pas de sentiment, juste du bon temps ; ce qui choque sa soeur Irène qui, bien qu'ayant passé l'âge, croit toujours au prince charmant. Patrick est un de ses amants d'un jour. Patrick de 2 à 7, redevient Marco le reste du temps. Marco éperdument amoureux de sa jeune femme Fanny...
Difficile de rester de marbre devant ces faits de société : l'amour et l'argent. Le sujet est peut-être tabou. Les grenouilles de bénitier crieront peut-être au scandale. Pourtant nous sommes tous aux prises du mot besoin qu'il s'agisse d'amour ou bien d'argent, que l'on doive payer pour satisfaire le premier ou se prostituer pour obtenir le second. Josiane Balasko a remarquablement su retranscrire avec toute la pudeur et le trait d'humour la caractérisant, la palette de situation que le combiné amour/argent peut engendrer. Ses personnages nous touchent et jouent sur la vague de l'émotivité poussant même le vice à nous amener à l'attendrissement face à Patrick/Marco. Le comble pour nous autres les femmes ! October 08 On s'était donné rendez-vous dans dix ans...Vos binocles vont bientôt pouvoir prétendre au titre de collector. Oui. C'est un fait. Ce qui vous décide enfin à filer prendre un RDV chez ophtalmo préféré. Vous prenez sur votre flemmagite aigue qui sévit depuis 24 mois au bas mot, et pénétrez dans l'immeuble abritant le cabinet de votre relooker visuel habituel. La porte passée, vous voilà nez à nez avec le secrétariat. Blonde le secrétariat... Tout de suite les préjugés ! s'indigne le lectorat. Wait and read répondez-vous du tac au tac.
Vous disiez donc que vous vous retrouvâtes nez à nez avec la blondeur du secrétariat des lieux. Puisque vous êtes là autant en finir tout de suite et essayer de trouver un terrain d'entente concernant votre emploi du temps et celui de son patron. Bien. La chose ne devrait pas être trop ardue. Vous n'êtes pas Monica Belluci non plus. Nan, vous n'êtes pas.
Le secrétariat feuilletant l'agenda patronal format A4 vous annonce, blasé, que nous sommes complets jusqu'à mi-décembre. Ah bon ! Vous n'avez nullement eu le temps de répliquer quoi que ce soit que le stylo Bic bleu secrétarien est déjà pointé vers une date autoritairement déterminée par la main le matant. Après le 20 du mois de décembre... Vous faites alors poliment remarquer que ça ne va pas être possible puisque vous serrez en vacances durant cette période et qu'on peut directement sauter au mois de janvier sans passer par la case départ, ni toucher 1.000 euros. Le visage couronné d'une tignasse péroxydée daigne enfin lever son nez de la page datée et vous sort le plus naturellement du monde : je peux pas, j'ai pas l'agenda de l'an prochain. Elle est forte celle là ! La réflexion, pas le secrétariat. Vous marquez un temps d'arrêt vous demandant si on ne se fout pas ouvertement de votre gueule... !!! Remise de votre surprise, vous essayez de trouver une solution à ce fâcheux dilemme.
Vous : Et bien, notez le sur un papier, un post-it, ch'ai pas moi !
Elle : Ben nan, j'peux pas !
Vous : ??? Bah pourquoi ?
Elle : Si j'le perds, vous comprenez...
Pas bien, nan...
Vous, essayant de cacher votre agacement : Bon, si on résume, vous êtes en train de m'expliquer que nous sommes au mois de septembre, que votre agenda est complet jusqu'à mi-décembre et que vous ne pouvez prendre aucun rendez-vous au-delà du 31 parce que vous n'avez pas d'agenda ???
Elle, impassible : C'est ça.
Haaaaaaan !!! Si c'est pas de la mauvaise volonté ça ! De dépit, vous effectuez un tour d'horizon histoire de vous raccrocher à quelque chose pour lui clore le bec et obtenir cette fichue consultation ! Vous avez beau chercher, votre regard ne croise aucun calendrier, pas l'ombre d'un clavier ni d'une unité centrale. My God ! Vous êtes dans la 4ème dimension ! Vous avez trouvé le chemin permettant de traverser l'espace temps. Tout s'explique ! Tout, il s'explique peut-être mais comment vous allez vous débrouiller pour réussir à rentrer dans le citron de la blondasse que vous ne pourrez pas trouver un terrain d'entente si elle ne VEUT pas noter les RDV une fois la dernière page de son cahier à spirales grands carreaux 2008 tournée.
Un léger reflux gastrique vous prévient que si vous ne vous vous calmez pas tout de suite, votre estomac vous menace de réveiller l'ennemi ulcère. Naaan ! Stop. On arrête. Vous battez en retraite. Si, si. Vous effectuez, de la manière la plus hautaine donc vous êtes capable, un quart de tour vers la sortie, bannissant aux oubliettes votre modasserie de lunettes. Après tout, vous les avez sur le nez qu'une fois pelotonnée sous la couette, un bon bouquin sous le menton. Alors bon, après tout, vos vieux binocles peuvent peut-être continuer à faire l'affaire... jusqu'au secrétariat du cabinet du confrère d'à côté ! October 04 Mille femmes blanchesde Jim Fergus ![]() 1874, Etats-Unis d'Amérique. Little Wolf, grand chef d'une tribu Cheyenne, se rend compte que son peuple est en danger. Lui vient alors l'idée de proposer au président Grant de tronquer chevaux et bisons contre ni plus ni moins mille femmes d'origine eurasienne afin de sceller le pacte de paix entre les blancs et les peaux rouges, de sauver son peuple de l'extinction et de créer par cette union un nouveau peuple américain prenant le meilleur des deux parties. Grant accepte cette proposition improbable et entame secrètement une grande campagne de recrutement dans tout le pays mais en arrosant essentiellement les pénitenciers et les asiles d'aliénés... Mary Dodd, internée par sa famille pour moeurs contraires à la morale, y voit une porte ouverte vers la liberté. Commence pour elle l'écriture de son journal intime retraçant son périple afin de retrouver son peuple d'accueil et l'incroyable aventure qu'est la vie au sein d'une tribu indienne.
Partant d'un fait historique, Jim Fergus extrapole et brode ici une jolie histoire sur la communion de deux peuples. Cependant, un petit air de déjà vu s'installe dès l'arrivée des pionnières dans le camp de Little Wolf. Effet Danse avec les loups oblige... Le lecteur ne peut s'empêcher de faire des similitudes entre les 2 opus. Bien que les héroïnes soient de sexe opposé, les lignes directrices restent les mêmes : le carnet de note, le mariage mixe, l'apprentissage de la vie dans un campement, la trahison des sioux, la prévision de l'invasion par les blancs entraînant la quasi-extermination du peuple indien. Néanmoins, il est intéressant de lire cette histoire relatée par une femme mais écrite par une plume masculine. Les adeptes de la cause indienne devraient y trouver leur bonheur. Pour les autres, une petite évasion dans les grandes plaines indiennes leur donnera une bonne bouffée d'exotisme et d'oxygène :) |
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