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日志


10月29日

La machina automatica (1)


A chaque fois que vous preniez le train, du temps jadis où vous n'imprimiez pas vous-même vos billets sur format A4, il était rare que vous ne vous trompiez pas de sens pour composter le bout de papier cartonné estampillé SNCF. Vous aviez beau le tourner dans tous les sens, pas le moindre schriiiiiiicht caractéristique du poinçonnage vous n'entendiez avant au moins cinq bonnes tentatives infructueuses. Quiche vous êtes, quiche vous resterez face aux technologies modernes...



... Et ce n'est pas les machines automatiques des pays étrangers qui vous contrediront ! Comme la fois où vous n'aviez pas réussi à imprimer deux fois le même ticket alors que vous êtes ab-so-lu-ment persuadée d'en avoir demandé deux identiques sur le quai Lisboète... Le "+" sur lequel vous avez appuyé pour obtenir un deuxième ticket s'est avéré correspondre à un complément vélo... ???... Et que dire sur le lieu de départ qui diffère d'un billet à l'autre... Ahem... Pas douée vous ? Disons plutôt que vous ne causez pas un traite mot de portugaiche. Comment ça ça n'a rien à voir ?

Bien. Sur un quai d'une gare italienne pas plus fine vous fûtes puisqu'avec un billet amputé vous vous retrouvâtes ! Pourtant la procédure semblait hyyyyyper simple. Voyez plutôt : 1 - présenter le billet bien droit. 2 - Introduire le billet dans la pointeuse dans le sens de la flèche. 3 - Attendre le compostage. 4 - Récupérer le billet. Jusqu'au deux tout va bien. C'est à partir du trois que ça commence à se barrer en couille... Alors que vous récupérez tant bien que mal votre billet non composté, vous entendez votre acolyte d'à côté criser devant sa machine. C'te saloperie l'a quasiment avalé. Le billet, pas votre acolyte. Ouais. N'empêche que les personnes aux alentours ont du vous prendre pour une cinglée en vous voyant armée d'une pince à épiler afin d'extraire le billet de la machine avaleuse ! A y est, vous l'avez. Recommençons. Le premier est composté. Vous suivez scrupuleusement les indications pour composter le vôtre. Tout se passe pour le mieux jusqu'au moment où votre billet se coince dans la machine qui décide d'en avaler un bout. Ah nan hein ! Vous êtes bien décidée à ne pas le lâcher. La machine non plus... Vous lui en cédez donc un bout et vous vous retrouvez avec un quart de billet en moins et à moitié composté.  Vous quémandez l'avis du guichetier  le plus proche sur la validité de votre 3/4 de titre qui vous assure, réprimant avec peine son hilarité, que ce n'est pas grave. Et c'est tant mieux car vous ne ferez pas ça tous les jours !

Pour sûr, avec vos impressions internet, tous ces désagréments vous sont épargnés. Cependant, vous restez nostalgique de ces grands fou rires que ces situations n'ont pas manqués de provoquer. Pour preuve, en écrivant ces quelques lignes, un sourire en souvenir de ces deux grands moments de solitude point vous a quitté. Mais de là à ce que vous retournez au traditionnel billet de transport ferroviaire, faut pas pousser mémé non plus !

(1) : une fois n'est pas coutume, le titre est à lire en espagnol (bien que vous ne connaissez pas l'espagnol...). Parce que si le lectorat le prend au sens italien du terme, du coup, nous voilà hors sujet... Hé !
10月26日

Mères et filles

de Julie Lopes-Curval


Audrey travaille au Canada. En visite plus ou moins surprise à ses parents en France, en Gironde, elle décide d'investir la maison de son grand-père maternel pour y trouver le calme dont elle a besoin et s'éloigner des conflits toujours sous-jacents avec sa mère, Martine. Elle était loin d'imaginer, en emménageant dans cette grande maison vide, de retrouver le fantôme de sa grand-mère, Louise, qui avait quitté le confort du foyer conjugal dans les années 50, laissant derrière elle mari et enfants pour refaire sa vie. Véritable scandale pour l'époque. Audrey cherche alors à comprendre le choix de cette grand-mère dont l'évocation déclenche une réaction de fermeture de la part de Martine, qui a grandi dans la honte et le traumatisme de ce départ.



3 générations de femme se confondent : Louise, la grand-mère, que la soif d'indépendance asphyxie petit à petit, décide alors de tout plaquer pour exister enfin par elle-même, Martine, la mère, prototype de la femme libérée du joug de son mari comblant sans le savoir tous les souhaits de sa mère et Audrey, la petite-fille, qui, comme beaucoup de trentenaire des années 2000, est peut-être libérée mais complètement paumée. Julie Lopes-Curval dépeint une réalité que les jeunes générations de femme ont tendance à oublier : leur émancipation n'a qu'une petite quarantaine d'années... et n'a pas été une chose aisée à obtenir ! Quoi de plus naturel aujourd'hui que la gent féminine ouvre son propre compte bancaire sans passer par l'autorité masculine et de le vider quand bon lui semble sans que l'homme de la maison en soit systématiquement averti ? Passer à l'acte à cette époque où le qu'en dira-t-on est une religion avait de quoi traumatiser une famille. Et ce, sur plusieurs générations. Le départ de Louise a entraîné un malêtre chez Martine. Son refus de comprendre les raisons de sa mère en fait une femme froide et distante envers sa fille, dans l'incapacité de lui exprimer ses sentiments, entrainant un malêtre chez Audrey... Une chaîne sans fin ?
10月19日

Rox et Rouky


Alors que vous étiez bien occupée, en terrasse parentale, à peinturlurer vos ongles de doigt de pied en rose nacré n°200 de la gamme Resist & Shine de l'Oréal, déboule de nul part une armée de chiens courants suivie au pas de course par des chasseurs. S'en suit un tintamarre de tous les diables genre "pouet poueeeet", "talalalalaaaaaaaaaa", "taow taow", "venez venez venez". #!!?ARGHZRrrrr !!! Nan mais ça va pas bien eux ?! Vous ont fait déborder ces cons !



Bien décidée à relater votre mécontentement ici même, vous vous mîtes à la recherche d'un titre exprimant votre colère face à ces traqueurs de pauvres renards qui ont salopé votre travail. Soit dit en passant, avec tout le vacarme qu'ils font, il est fort à parier que le dit renard se soit fait la malle depuis longtemps... Vous, vous dîtes ça, vous ne dîtes rien.

Donc, vous en êtiez à rechercher un titre digne de ce nom. Sonner l'hallali vous semblait tomber à point nommé mais en voyant ce chien, genre Droopy mais avec des tâches noires et feu, déboulé quasi sous votre nez vous a rappelé à la mémoire celui du dessin animé de Disney qui vous a fait chialer comme une madeleine quelques 20 ans plus tôt (1)... Rox et Rouky... Et les larmes vous sont montées aux yeux... Bouleversée, vous rapportez les faits à votre mère. Vous voyez pas qu'elle vous a rétorqué qu'heureusement que des battues sont organisées car les renards bouffent tout leurs poulets. Des yeux comme des soucoupes vous avez ouverts ! Et la bouche grande ouverte vous êtes restée. Mais, mais, mais, dans le dessin animé, il ne mange pas les poules Rouky ! Et puis, si ça se trouve, c'est un renard végétarien ?! Eh !

Toute à vos réflexions vous entendez des portières claquées. Aussi rapidement qu'ils sont arrivés, l'armada de chasseurs est remontée en voiture pour poursuivre sa traque un peu plus loin. Au moins, ils vous auront épargné de le descendre sous votre nez.

(1) : 20 ans plus ou moins quelques années... A bien y réfléchir,  le cleps, il ressemblait un peu aussi à Lafayette, le chien débile dans Les Aristochats.
10月12日

Combien ça coûte ?


Vous adorez les attentes dans les petits magasins. Enfin celles qui sont dans la limite du raisonnable, hein ?! La patience n'étant pas non plus votre trait de caractère le plus marqué... Bref, celles-ci vous placent très souvent face à des spectacles imprévus et improbables où les protagonistes se trouvent être des acteurs burlesques malgré eux. Vous ? Moqueuse ? Tssss. Si peu, si peu... (sourire)



Voilà le topo du jour. Plus que le petit monsieur bedonnant d'un cinquantaine d'années et sa courroie de machine d'un autre temps et c'est votre tour de demander quand la Singer maternelle sera enfin réparée. Vous ne savez pas pourquoi, mais quelque chose vous dit que le cinquantenaire et sa cordelette de cuir vont donner de l'eau à votre moulin webesque. Et bien, vous ne croyiez pas si bien tomber !

Le cinquantenaire exhibant sa cordelette : vous avez des courroies de cuir ?
L'artisan : oui
Et de joindre le geste à la parole en sortant un touret quasi plein de son placard.
Le cinquantenaire perplexe : mais vous n'avez pas la bonne longueur !
L'artisan pas à bout d'argument : mais je vous la coupe à la bonne longueur.
Le cinquantenaire sûr de sécher le vendeur : oui, mais comment on la raccorde ?
L'artisan : ah bah, c'est à vous de le faire ! Moi, je vous met une agrafe d'un côté et vous, vous raccordez de l'autre.
Le cinquantenaire affolé : ah ! Mais je ne sais pas faire ça !!!
L'artisan patient : vous faîtes un trou et vous cloutez avec un marteau.
Le cinquantenaire entêté : non, non, ce n'est pas dans mes cordes !!
Mouarf ! "dans mes cordes" / cordelette. Il est excellent ! Ah hum, pardon. Vous en étiez où ? Ah oui.
L'artisan rassurant : mais si, c'est facile. Vous n'avez qu'à faire un trou et vous cloutez.
Le cinquantenaire pragmatique : ça coûte combien ?
L'artisan : 10 euros.
Le cinquantenaire suspicieux : et ça coûte combien l'agrafe ?
L'artisan impassible : c'est compris dans les 10 euros.
Le cinquantenaire toujours pas convaincu : mais ça va tenir ?
L'artisan : oui, bien sûr.
Le cinquantenaire qui commence à vous taper légèrement sur les nerfs : mais celle-là (en secouant sa vieille courroie sous le nez de l'artisan), elle a du casser au niveau des agrafes !
L'artisan très pratique : le cuir est pourri. Donc fragile parce qu'il est vieux. C'est normal qu'il casse à ce niveau là.
Le cinquantenaire à bout d'argument : ... je vais regarder chez moi et je verrai.
Vous intérieurement : oui, c'est ça. Faites donc ça qu'on en finisse !

Pfiouuuuu ! Vous vous demandez sincèrement comment les artisans, vendeurs et autres commerçants font pour garder leur calme face aux emmerdeurs... Sérieux ?!
10月7日

La consolante

de Anna Gavalda


Charles Balanda, 47 ans, est englué dans sa vie d'adulte, sa vie de couple, sa vie d'architecte. Un courrier reçu chez ses parents va déclencher le lent compte à rebours sur son enfance, son adolescence et sa vie de jeune homme auprès d'une femme qui lui a appris le bonheur et le sortir enfin de son sommeil. Il sera alors à nouveau prêt à affronter la vie et la savourer à sa juste valeur.

Tout le monde est unanime. Difficile de rentrer dans l'histoire, syntaxe compliquée. L'habitude est dérangée d'où la nécessité d'un temps d'adaptation avant de savourer son plaisir à lire le dernier Gavalda. Vous vous attendiez tellement à être déçue que vous avez hésité longuement avant d'oser l'ouvrir... Le premier chapitre passé, vous vous demandez ce qui a bien pu vous échapper. Vous avez accroché direct ! La moitié du livre englouti, vous cherchez toujours le dérangement occasionné par le style d'écriture... Pour vous, il marque clairement le détachement du personnage par rapport à son histoire passée à l'instar d'un bande vidéo retraçant les souvenirs enfouis. La dernière page tournée vous laisse un sentiment de bien-être et de devoir accompli. Un peu triste de laisser derrière vous tout ces personnages et leurs instants de vie simples que vous avez partagés au fil des pages. L'auteur ne déçoit pas. Bien au contraire. Elle s'installe un peu plus dans une catégorie de genre dans laquelle les plumes françaises excellent, il faut bien l'avouer !