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November 30 Bleu blanc vertde Maïssa Bey 4ème de couv' : 1962. Indépendance de l'Algérie. Lilas et Ali entrent au collège où ils apprennent avec stupeur qu'il est désormais interdit d'utiliser le crayon rouge. En effet : puisque le papier reste blanc et l'encre bleue, les corrections se feront donc en vert. Il n'est pas question de maintenir le " bleu blanc rouge ", drapeau honni de la colonisation ! Dans l'euphorie de la liberté retrouvée, l'avenir est à portée de mains, plein de promesses et d'espoirs.1992. Le FIS gagne les élections dans une Algérie plongée dans " l'ombre de la grande désillusion ", écrit Maïssa Bey. " La peur. L'humiliation. Ces mots viennent de s'introduire une fois de plus dans nos vies. Jusqu'à l'intérieur de nos maisons. La peur est là. La peur qui met des couleurs d'orage et des traînées de brume dans les yeux d'une petite fille qui ne comprend pas pourquoi les adultes ne parlent pas le même langage. Pourquoi ce qui est permis par les uns est interdit par les autres." Ce que j'en dis : La plume de Maïssa Bey nous révèle la vie de deux jeunes algériens au jour de la libération du pays des colons français et nous invite à suivre leur parcours à travers leurs yeux jusqu'à la prise du pouvoir par les islamistes. Leurs aspirations à l'aube des années 70 semblaient être de prendre un grand bol d'air : fini la soumission, basta les traditions, bonjour l'indépendance, à eux la liberté de vivre, d'aimer, de s'aimer et d'exister. C'était bien parti mais un autre combat fait rage. Un combat qui n'est pas le leur mais qui ne leur laissera qu'un petit goût de liberté. Qu'il doit être dur d'avoir touché du doigt le rêve de tout être humain : être libre de ses pensées, de ses gestes et de son corps pour mieux retomber dans la domination, les interdits et le dictature. 10 ans seulement de tranquillité psychologique...
Intéressant... 30 ans d'histoire forte que j'étais loin d'imaginer. Bêtement, je croyais, sans jamais avoir cherché à contredire mes idées reçues que l'Algérie s'était libérée du joug français pour se retrouver immédiatement sous celui de l'islam. La séparation a beau être loin derrière nous, l'Algérie non française reste un tabou. Tout ça me fait penser à une rupture familiale : tu veux ta liberté ? Bien, mais débrouilles toi. Pour nous, tu n'existes plus... C'est pourtant dans ces moments là que le "libéré" est le plus fragile quoi qu'il en pense. D'autres, finalement, l'auront mieux compris que nous... November 29 Videur de sang![]() Vous avez tous donné votre sang un jour d'une manière ou d'une autre : prise de sang, don. Vous voyez dans quel état de faiblesse on peut se retrouver une fois le prélèvement effectué lorsque celui-ci se passe dans les conditions normales. Alors quand ça ne se passe pas exactement comme ça devrait...
Atchoum : "Il y avait des problèmes sur la machine. Le mec il donnait, il donnait et à la fin le pauvre, il était vidé".
Prof : "Et après ils l'ont re-remplit ou quoi ?"
Mais enfin, allez donc chercher l'entonnoir !!! November 28 T'écoutes du rock intellectuel !!Qu'il me dit, l'autre, très Rock N'Roll, à qui j'ai fait écouter le groupe Eels. Ah bon ?! T'es sûr ??? Que j'ai dû lui répondre... ! Depuis, je cherche les neurones du rock mais j'avoue que je n'ai toujours pas trouvé l'ombre d'une synapse !
Ceci dit, quoi qu'il en soit, j'aime toujours beaucoup la musicalité tranquille de ce groupe que j'ai découvert sur la scène, du temps jadis, de Nul Part Ailleurs (allez PAN ! 10 ans dans la tronche ! Qu'est-ce que j'ai bien pu faire de mes lunettes ?). Je n'ai pas l'impression qu'ils soient très connus... bien que ce ne soit pas un vieux groupe non plus : 12 petites années d'existence. Last stop this town, titre que je vous propose d'écouter, est extrait de l'album 'Electro-shock blues' datant de 1998 (vraiment ? personne n'a vu mes lunettes ?)
Alors ? Avez-vous trouvé les connexions neuro-synaptiques ? November 27 Au théâtre ce soir : Bureau National des Allogènesde Stanislas Cotton ![]() La salle est dans le noir le plus complet. Une ombre surgit, suspendue dans les airs tel un fantôme. Elle en a le teint. Elle prend la parole pour finalement ne plus la lâcher. Se tortillant au bout de son fil, s'énervant et se désolant la seconde suivante. Se justifiant timidement et se défendant avec virulence successivement. Ainsi se déroule la première partie.
La salle retombe dans le noir pour mieux découvrir un corps fatigué et usé d'un black sur un banc. L'histoire reprend là où le spectre l'a commencée. Donnant les réponses et les explications inlassablement, sans s'énerver... Ainsi est faite la deuxième partie.
Cette pièce est dérangeante. Dérangeante par son texte qui nous oblige à regarder la réalité en face. La réalité de l'immigration dans le cadre de l'asile politique et le pouvoir d'un seul être, généralement blanc, de vie ou de mort sur le demandeur d'asile, généralement noir, condamné à se prostituer devant notre mère République. Dérangeante par sa mise en scène nous mettant au banc des jurés, écoutant attentivement la plaidoirie de mr Rigobert Rigodon, fonctionnaire au centre de tri des étrangers de son état, suivie de celle de mr Barthélemy Bongo, être humain en exil. A nous de donner notre jugement ? A notre conscience, oui peut être... Prise de conscience de notre chance d'être nés sur un continent ou la liberté rime avec banalité. Prise de conscience de notre air hautain et notre suffisance face aux peuples en difficulté... Ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas ressortie indemne de ce spectacle.
Vincent Goethals, le metteur scène, semble être coutumier des sujets épineux (il est également le metteur en scène de 'Salina' que j'avais déjà beaucoup aimé) et s'en sort avec brio. Malgré la noirceur du fond, la forme nous arrache des sourires grâce aux personnages hauts en couleurs mêlant la dérision à l'humour grinçant, le burlesque à la comédie. Je n'ai qu'une hâte, le retrouver lui et Stanislas Cotton avec une nouvelle pièce "Si j'avais su, j'aurais fait des chiens". Alors messieurs, à mars prochain... !
En résumé : Rigobert Rigodon mène une vie sans soucis : marié, un enfant... et un emploi de fonctionnaire au Bureau National des Allogènes, centre de tri des étrangers. Seulement voilà, l'étrange envie prend soudain à ce "monsieur comme tout le monde" de sauter du 6ème étage du ministère : geste fatal, état déplorable, désordre ! Pourtant, l'âme du défunt flotte encore parmi les vivants pour raconter son étrange rencontre avec Barthélémy Bongo, venu lui demander si, "en tant qu'être humain", il pouvait rester ici... November 26 Un amour de dessertBanana na, banana na, banana spilt ! Whou ! Ben nan en fait... Fait pas assez chaud. Des amours de dessert, il en existe 13 à la douzaine et suivant les goûts de chacun ça diffère ! En tout cas, il y en a un qui rime avec 4 heures du mercredi, Récré A2 et culottes courtes mais il n'empêche que l'on se lèche toujours les babines quelques 25 ans plus tard... Vous l'avez reconnu ? Le flan pâtissier...
Promis, juré, si vous suivez scrupuleusement les indications, il est inratable et a le même goût que celui de votre boulanger du coin. Après moult recherches et essais infructueux, j'ai enfin réussi à découvrir les justes doses et le petit truc en plus qui fait que... Hum ? Quoi ? Bon, d'accord... C'est un pâtissier qui m'a gentillement donné sa recette... Je n'ai peut être pas percé le secret de ce fabuleux dessert toute seule mais je peux quand même m'écrier fièrement lors que je le sers : c'est moi qui l'ai fait !
Allez, en cuisine ! Pour un flan, il vous faut : un rond de pâte feuilletée, 1 litre de lait demi-écrémé, 250 g de sucre, 90 g de poudre à flan (de la marque Impérial. Si vous n'en trouvez pas, zieutez dans votre magasin U du coin. Ils ont longtemps été les seuls chez qui on pouvait s'approvisionner), 3 oeufs.
1 - La veille ou au pire 1 heure auparavant (ça c'est le côté chiant...), foncer la pâte dans un moule à tarte
2 - Blanchir les oeufs avec la farine. Ajouter 100g de lait (en fait 100g équivaut à 1/10ème de litre) et bien mélanger
3 - Mettre le sucre dans le restant de lait et le tout sur le feu à bouillir.
4 - Dès que le lait bout, en verser la moitié sur la préparation aux oeufs tout en mélangeant. Puis reverser le tout dans la casserole de lait et laisser bouillir 2 minutes en remuant.
5 - Verser le mélange sur la pâte et laisser refroidir 2 à 3 heures (ça c'est un autre des côtés chiants...)
6 - Mettre au four th 6-7 (180-200°C) pour 30 minutes. Si vous voulez colorer le dessus, passer brièvement sous le grill.
7 - Laisser refroidir et passer au frigo
8 - C'est bon, vous pouvez maintenant vous jeter dessus pour le dévorer !
Bon appétit ! November 23 J'aime pô les légumes !Naaan, c'est pas vrai ! J'en mange même tous les jours en essayant de suivre les préconisations de 10 fruits et légumes par jour même que c'est pas facile. Mais cette réplique est celle rétorquée systématiquement par les gamins filmés dans le reportage de Cyril Lignac rediffusé dernièrement sur M6. Les 3/4 ne savent pas du tout à quoi ressemble un poireau, une aubergine et confondent une endive avec une banane !!! Vous le croyez ça ? Bah moi non plus !
Ils (Lignac et cie) avaient vraiment tous l'air complètement alarmé et ahuri devant tant de méconnaissance, ce qui était somme toute assez comique :) Ce qui l'est moins c'est l'ignorance des petiots sur les aliments essentiels à la santé et au développement physique et mental. Par contre, ils sont incollables sur les produits issus du Mc Do, des plats dits cuisinés style poissons carrés et poulets en bâtonnet... Affligent, certes. Une des instit' s'affole même à l'idée de la perte de repère pour les générations futures en terme de nutrition. Et bien ma pôv' Lucette, c'est déjà le cas ! Bon, nous n'en sommes pas encore là, mais la voie est entrouverte...
Ben oui, il ne faut pas se leurrer trop longtemps. Beaucoup affirment sans honte ne pas cuisiner chez eux par faute de temps, par faute de savoir, par faute de revenus insuffisants, par faute de toutes excuses certainement très recevables mais surtout déprimantes. Remarquez comment leur en vouloir ? La plupart des parents toujours très certainement par faute de temps déjeunent dans des restaurants d'entreprise et croyez-moi, ces établissements n'ont de restaurant que le nom... Alors mon cher Cyril, si par le plus grand des hasard tu lis ces quelques lignes, comment veux-tu qu'ils enseignent quoi que se soit au niveau culinaire à leurs enfants et soient indignés par la m**d* qui leur est servie à l'école puisqu'ils "bouffent" la même dans leur propre restaurant d'entreprise ! La nature étant très bien faite, à force, le palais s'habitue petit à petit aux nouveaux goûts. Le corps réclame sa dose journalière de E337, de sorbate de potassium et autre gomme de xanthane. Il faut arrêter de se voiler la face, la mal bouffe est devenue banale... J'utilise volontairement le verbe "bouffer" car pour moi, manger reste un plaisir et synonyme de goût, saveur et plat réellement cuisiné et dans la plupart des restaurants d'entreprise, je suis désolée, mais il est impossible de "manger" ! Pour ma part, j'en ai pris mon parti : je suis passée au thermos alimentaire et je n'y déjeune plus. J'en ai marre de payer 3 euros pour un plat et un dessert. C'est vrai que ce n'est pas cher mais pour 2 boulettes de viande cuites, pardon frites dans l'huile avec une louche de graines de couscous sans sauce et une banane pas mûre c'est un peu cher la graine quand même ! Ah bon ? Bah oui, je ne me qualifierais pas spécialement de difficile mais j'ai eu la
Alors, passer l'info dans les écoles c'est bien mais il faudrait également la passer dans les entreprises car si je ne m'abuse, l'éducation des enfants c'est avant tout l'affaire des parents nan ? Ou je n'ai encore rien compris au film... ??? November 22 Au théâtre ce soir : Flexible Hop Hopde Emmanuel Darley par le Théâtre Dû
Mon collègue, avec qui je suis allée voir cette pièce, au cours d'une réplique me murmure hilare à l'oreille "c'est ce qu'on m'a demandé lors de mon entretien de passage cadre". Naaan ?! Alors cette pièce serait à peine une caricature ? Remarquez, en y réfléchissant un peu... Les traits de caractères des personnels tout comme la direction et l'agent de l'ANPE sont à peine forcés. L'agent est complètement à la ramasse, ne comprenant pas un traître mot prononcé par le chercheur d'emploi quelque peu qu'il soit technique (tiens, ça me rappelle quelque chose...). Les boss profitent du système, du personnel et du phénomène de mondialisation, toujours une bonne excuse en poche qui finit par culpabiliser ses salariés. Les salariés typiques : l'ancien, le p'tit nouveau et le personnel féminin. Tout notre quotidien, le bon comme le mauvais nous est résumé en 1h10. Une heure de plan social, de passage à l'ANPE, de TUC, de stage, de mondialisation, de délocalisation, de foutage de g*e*le... L'actualité en quelque sorte ! Et vous savez quoi ? La salle a ri. Oui, nous nous sommes moqués de nous-même. Alors que présenté par PPDA nous aurions tiré une tronche de 3 km, raconté par les acteurs du Théâtre Dû nous avons pris tout ça en pleine face sous forme d'autodérision tel un électrochoc et nous avons ri à gorge déployée. Et croyez-moi, par les temps qui courent, ça fait vraiment du bien de rire comme cela sur un sujet tel que celui-là ! Faudrait-il la préconiser en thérapie de groupe, je ne sais pas, voyons, au hasard, aux agents SNCF ?
En résumé : Un et Deux sont employés chez Interklang, l'usine où l'on produit les meilleurs "Klang !" du marché. Pourtant, même sans machines et avec toutes les aides possibles, c'est encore trop cher pour leurs patrons. La pépinière de réinsertion pourra-t-elle les aider à trouver la solution ? November 19 Tout est question de référentiel...![]() Quelque fois, au cours des temps de pause bien méritée (ah hum...), des conversations hautement scientifiques permettent d'entretenir le(s) neurone(s) de chacun. Tous les sujets peuvent être abordés : du panneau solaire dernier crie aux phénomènes bizarroïdes et inexpliqués de la réplique de Lourdes à Trifouilly-les-Oies en passant par les compagnons tailleurs de pierre au temps de Philippe Le Bel. C'est donc au détour d'une de ces conversations qu'Atchoum a
Et quid de l'énergie cinétique ? November 16 Au théâtre ce soir : Les Amazones, 3 ans aprèsde Jean-Marie Chevret
L'accroche aurait pu être : vous avez aimé Les Amazones, vous les adorerez 3 ans après mais pour moi ce sera plutôt : vous avez adoré Les Amazones, vous les aimerez 3 ans après... Bien sûr, c'est super bien. Bien sûr tous les acteurs jouent très bien. Bien sûr les rires fusent tout au long de la pièce. Bien sûr Chantal Ladesou a toujours autant l'air d'avoir fumé la moquette et la colle avec. Et c'est peut être ça qui transforme le "adorer" en "aimer"... Il m'a semblé plus évident, dans ce deuxième volet, que cette pièce a été écrite pour Chantal. Son personnage, toujours aussi haut en couleur, relègue un peu trop au second plan les deux autres mangoustes. Néanmoins, son baragouinage, ses impros, ses apartés avec son public sont comme toujours à pleurer de rire. Qu'il doit être difficile de garder son sérieux sur scène avec un pareil pitre ! Ils semblent tous bien rodés et répondent au quart de tour à ses improvisations. On regrette que Sonia Dubois se soit consolée avec un nouveau choupinou donc pas de plans diaboliques de vengeance de la part des mangoustes. Heureusement, ce choupinou là est un modèle 100% macho opportuniste ce qui nous promet un grand moment de franche rigolade.
Le rideau refermé sur la roulotte, on se dit tout de même : à quand "Les Amazones X années après" ?
En résumé : 3 ans plus tôt, les mangoustes laissaient leurs amours en jachère tandis que Loïc, l'étudiant de l'appart' du dessus gagnait le coeur tant convoité de Guillaume. Aujourd'hui, la roulotte n'a pas beaucoup changé à part l'arrivée d'un élément perturbateur : le bel argentin pique assiette du coeur de Sonia Dubois. C'est sans compter sur les copains qui veillent... Chiquiva, chiquiva, chiquiva, aïe, aïe, aïe ! November 15 Crime et couches-culottesde Jennifer Weiner ![]() 4ème de couv' : un mari avocat, des enfants exquis et une belle maison dans le Connecticut : en apparence, Kate Klein est une femme comblée. En réalité, son mari est submergé de boulot, elle passe son temps à courir après les enfants et s'ennuie ferme dans cette petite ville où il ne se passe jamais rien. Jamais rien ? Voire ! Alors qu'elle se rend chez sa voisine Kitty, elle la découvre morte, un couteau planté dans le dos. Kate décide de mener l'enquête... Entre couches et biberons, lessives et goûters, difficile de s'improviser détective !
Ce que j'en dis : lecture simple, tout ce qu'il faut pour une non prise de tête. Dans la même lignée que "Alors heureuse", Jennifer Weiner confirme qu'elle sait jouer avec le ton humoristique. Par contre, j'ai le sentiment qu'elle s'est un peu laissée emporter par sa plume et en a oublié de structurer la trame de son récit. A l'instar de son personnage principal, Kate Klein. Ses recherches sur le meurtre de sa voisine sont aussi désorganisées que semblent l'être ses journées de femme au foyer désespérée... Et les nombreux personnages ne font qu'accentuer le sentiment que l'une comme l'autre "pataugent" complètement. Si le but était de montrer qu'effectivement, être détective, c'est un métier, et bien c'est réussi ! Le dénouement arrive comme un cheveu sur la soupe nous laissant là, comme un rond de flan, avec cette désagréable impression que l'auteur, ayant tellement tissé de toile, ne savait pas elle-même comment démêlé ce paquet de noeuds ! Ceci dit, hormis la chute, le reste du bouquin reste plaisant à lire me laissant souvent un sourire aux lèvres à chaque fois que je l'abandonnais sur la table de chevet. November 13 Daphné en concertJe ne la connaissais que de nom, ayant seulement entendu "Musicamor" à la radio. Lorsque l'opportunité s'est présentée de découvrir son univers, aucunes raisons valables pour refuser ! Quel univers ? Celui de Daphné...
Petite salle, foule d'instruments, ambiance scénique chaleureuse, une silhouette noire arrive par le fond de la scène et s'immobilise devant le micro nous dévoilant une petite robe improbable. Elle nous salue d'un timide "bonsoir" avant que ne s'élèvent les premières notes du synthé donnant le top départ à sa voix touchante. Elle paraît presque intimidée comme une petite fille se renfermant dans son monde. Elle nous avait prévenus. Elle n'est pas bavarde. Dommage, ça le mérite de combler les blancs de mise en place et tisse des liens avec le public. Ne vous méprenez pas, ce monde là n'est pas fermé. Les portes tout au contraire sont grandes ouvertes pour son public, l'invitant à la rejoindre... Alors maintenant à nous d'en franchir le seuil. Pas à pas, sa voix nous investit à grands renforts de modulations nous surprenant par moment et nous bouleversant par d'autres. Les textes, pour ma part, ne m'ont pas tous touché mais je suis plus sensible à l'ensemble musicalité et mots que textes mis en valeur par la musique (si si, je vous assure qu'il y a une différence !). Les chansons s'enchaînent et vous entraînent toujours un petit peu plus loin dans son monde. Vous pouvez presque fermer les yeux pour mieux savourer et imaginer. Ne craignez par de rater quelque chose côté scène. A part les jeux de lumière, l'immobilisme est presque de rigueur... mais son répertoire suffit à lui-même. Nul besoin de fioritures.
Ainsi est fait son monde enchanté : de poésie et de troubles... Chuuuuuu, laissez-vous aller et envoûter, toutes résistances mettraient la symbiose en péril. November 12 L'industrie pétrolière ou la bête à abattre...Pour une fois, je vais employer le tutoyement. Vous m'excuserez mais j'ai une réelle envie de répondre à l'auteur de cette génialissime idée que je vous convie à lire là avant de poursuivre votre lecture de la présente note au risque de ne rien y comprendre...
Ben dis donc ! En voilà une idée qu'elle est bonne ! Qu'est-ce qu'on peut être c*ns de ne pas y avoir pensé nous même et surtout plus tôt... Mais il y a un truc qui me chiffonne quand même dans ton super exposé. Si nous allons nous ravitailler dans les stations essence des grandes surfaces, OK, les enseignes Total, Shell et compagnie vont peut être mettre la clé sous la porte mais tu peux me dire d'où provient le carburant qui sort des pistolets de la station de ta GS préférée ? Hum ? Naaaaaaaaan ! Ne me dis pas que tu fais parti des 0,02 % de naïfs qui croient encore que les GS se ravitaillent dans des cuves à part dans les raffineries ou encore en fond de cuve ???!! Tu penses bien que les raffineries ne brassent pas assez de brut par jour et qu'elles n'ont que ça à foutre de faire du stock personnalisé : une cuve pour E.Leclerc, une cuve pour Auchan, une cuve pour Shell, une cuve pour Total, une cuve... C'est bien connu, le stock c'est ce qui rapporte le plus à une entreprise ! Ouh ouh ! Allô !? Nous sommes dans le monde des Moldus, là. Celui d'Harry Potter n'est qu'une fiction. Enfin je crois :s...
Comme tu l'as si bien démontré, ce qui les intéresse c'est faire du profit (comme toute entreprise privée si je ne m'abuse...), alors tu l'as compris (mais je sais bien que tu n'es pas si c*n que tu l'as laissé penser), le carburant que tu payes généralement moins cher dans ta GS préférée n'est pas dû à la provenance à savoir les cuves. Je ne suis pas chienne, pour ta culture personnelle (je n'insinue aucunement que tu n'en as pas, juste que certains domaines ne sont pas ton fort :s)), saches que les camions citernes, une fois dans la raffinerie se suivent quelle que soit l'enseigne, effectuent leur chargement de carburant à partir de la même cuve, ajoutent éventuellement un additif dans leur citerne suivant l'enseigne, et puis s'en vont. Et puis tu te doutes bien qu'une raffinerie, quelle que soit son enseigne, ravitaille toutes les stations de la région sans aucune discrimination. Heureusement ! Imagine si E.Leclerc devait faire construire une raffinerie dans chaque région où sont implantées ses enseignes pour raffiner son propre brut et alimenter ses propres stations. Là, ce n'est pas 1,25 euros que tu le payerais ton litre de super ! Ne me remercie pas, ça me fait plaisir. Vraiment.
Donc, comment expliquer la différence alors ? T'as déjà entendu parler de marketing ? Je te l'accorde, ce n'est pas encore en option au bac mais bon. Les GS sont des malignes. Si si, je te le dis. Leurs tarifs sont plus attractifs que ceux des grandes enseignes du pétrole pour mieux t'appâter mon enfant... Comme tout français moyen, tu vas t'approvisionner là ou le carburant est le moins cher, nan ? Tu le fais exprès ou bien ?? Bon, une fois que tu es à la station de la GS, tu te souviens que Pupuce t'as demandé de prendre une baguette et une demi-douzaine d'oeufs. Et puisque tu es là, ça serait quand même débile de sortir de la zone et d'aller effectuer tes menus achats ailleurs hein ? Bah voilà ! Tu t'es encore fait co**ll*nné... Pour ton info, ça s'appelle un produit d'appel. C'est-à-dire que les GS se font très peu de marge sur ce type de produit pour que tu entres dans la GS en question afin de mieux te plumer. Je ne sais pas ce que tu pourras en faire puisque ça ne rentre pas dans les cases du scrabble mais sait-on jamais. Bref ça ne résout pas notre problème. Alors, à part les marges, peux-tu me dire ce qui constitue un prix ? Mais si tu le sais ! Les taxes ! C'est ça ! Bah tu vois quand tu veux ! Et les taxes, c'est qui ? Bravooo ! L'Etat. Et que représente le pourcentage de taxes sur un litre de carburant ? Je dois avouer que je ne le connais pas à la vigule près. Hé ! Je ne suis pas économiste non plus ! Allez, on va dire 80% et je ne dois pas être très loin de la vérité. Donc, si nous faisons le calcul, on multiplie par 8 et on retient 2, ça nous fait le litre de super à 25 centimes d'euros marge comprise... Le litre de super est donc à moins de 0,25 euros en sortie de raffinerie. Bon, pour parfaire la démonstration, il faudrait connaître la taxation d'un litre de super il y a 35 ans pour pouvoir comparer avec tes 0,20 euros de l'époque que tu avances mais, t'es gentil j'étais pas encore née et là tu commences à me fatiguer sérieux.
Pour conclure, tu l'auras compris, quoi que tu fasses, ce qui fait avancer ta titine provient probablement d'une raffinerie Total. Aurais-je omis de te préciser que depuis qu'Elf et Total ont fusionné, la plupart des raffineries françaises sont sous l'enseigne Total ? J'ai un de c'est mal de crâne moi ! Donc, si tu veux participer à la la faillite des gérants des stations Total c'est ton droit mais bon, ça ne fera pas avancer le chmillblick et en aucun cas ça ne fera mettre un genoux à terre au géant du pétrole. Remarque, comparé à moi, t'as essayé de proposer quelque chose. C'est déjà ça. Enfin, tu fais bien comme tu veux, pour ma part, depuis que j'ai une voiture je me ravitaille dans une station de GS et ce sans aucun complexe. Et puis t'es gentil, à l'avenir, rappelle-toi les conseils de ta môman : tourne 7 fois ta langue dans ta bouche avant de déballer des c*nn*r*es sur le net. Ca ne fait pas sérieux du tout quand 4 salariés éclatent de rire en lisant leur mail... Nan, ça ne fait pas ! Une dernière question avant que je prenne mon aspro, si les "autres" ont suivi ton conseil à savoir faire suivre ton message, dis, ça fait quoi de passer pour un c*n devant 3 millions de personnes ? November 10 Une c*u*lle dans le potage![]() Notre langue est suffisamment riche et illustrée pour qu'un tout à chacun puisse dénicher une expression adéquate afin d'illustrer la situation dans laquelle il se trouve ou fait allusion. Toutes les combinaisons sont possibles, alors il est facile de se mélanger les pinceaux, hein Grincheux ? "là, c'est la fin des radis !"
Désolée les haricots... Cette fois, pour vous c'est bien fini ! November 09 En groupe ou en soloAlors que des groupes séparés depuis de longue date se reforment pour un concert (The Police, Dire Straits,...), des artistes solo se regroupent (Marc Lavoine avec Florent Pagny, Jean-Jacques Goldman avec Patrick Fiori, Mathieu Chedid avec Sean Lennon... ), des leaders de groupe décident de voler de leurs propres ailes (Mick est tout seul du groupe Mickey3D, Dave Gahan du groupe Depeche Mode,...) en espérant que les couloirs aériens qu'ils décident d'emprunter soient aussi cléments que les cieux sur lesquels ils ont l'habitude de régner ;)
Franchement ? En groupe ou en solo, j'vois pas la différence... :S J'aime toujours autant ! November 08 Harry Potter et les reliques de la mortde J.K. Rowling ![]() 4ème de couv' : ba y'en a pas !
Ce que j'en dis : comme beaucoup, j'ai attendu ce dernier jus avec impatience, suffisamment tout de même pour attendre la version française. Faut pas déconner non plus ! Comme beaucoup, j'attendais J.R. Rowling au tournant sachant qu'il s'agit du dernier gros pavé de cette saga ensorceleuse :) C'était quitte ou double ! Alors verdict ? Et bien oui, j'ai bien aimé. Quoi que certains puissent en penser, je trouve que l'auteur est resté fidèle aux 6 précédents avec quand même une prouesse puisque cette fois-ci, comme indiqué à la fin du tome 6, les 3 amis se retrouvent quasiment seuls. Il me semble moins aisé de remplir 809 pages avec 3 personnages principaux, reléguant vraiment les autres au deuxième plan... Que les aventuriers se rassurent, Harry se retrouve toujours autant dans des situations abracadabrantes et s'en sort par magie (oui, je sais, elle était facile !)... ou presque (nan mais oh, vous ne croyez tout de même pas que je vais vous révéler la fin nan ?!). Mais n'oublions pas qu'à la base cette série a été imaginée pour les enfants... les vrais... pas ceux qui ont 30 ans physiquement et 10 dans la tête. C'est comme si les grandes filles, mère au foyer, ne lisaient Cendrillon que maintenant et s'exclamaient une fois la dernière page tournée, indignées : Ah nan, c'est trop facile le coup de la chaussure ! Franchement, je suis déçuuuuuuue, mais déçuuue...
Je n'en dirais pas beaucoup plus car cela va m'amener à divulguer certaines choses à l'insu de mon plein gré et je m'en voudrais de dévoiler toute l'intrigue ;) Pour faire simple, si vous avez aimé les 6 premiers, il n'y a vraiment pas de raison que vous n'aimiez pas celui-là ! A moins que vous ne fassiez l'enfant et n'aimez pas cet opus uniquement parce que justement, c'est le dernier... November 07 La joueuse de gode Shan Sa ![]() 4ème de couv' : depuis 1931, le dernier empereur de Chine règne sans pouvoir sur la Mandchourie occupée par l'armée japonaise. Alors que l'aristocratie tente d'oublier dans de veines distractions la guerre et ses cruautés, une lycéenne de 16 ans joue au go. Place des Mille Vents, ses mains infaillibles manipulent les pions. Mélancolique mais fiévreuse, elle rêve d'un autre destin. "Le bonheur est un combat d'encerclement". Sur le damier, elle bat tous ces prétendants.
Mais la joueuse ignore encore son adversaire de demain : un officier japonais dur comme le métal, à peine plus âgé qu'elle, dévoué à l'utopie impérialiste. Ils s'affrontent, ils s'aiment, sans un geste, jusqu'au bout, tandis que la Chine vacille sous les coups de l'envahisseur qui tue, pille, torture.
Ce que j'en dis : 92 courts chapitres pour 92 pierres de jeu autour desquels deux destins se croisent sans le vouloir et se jouent sans le savoir au gré d'une partie de go. Elle est mandchoue, issus d'une famille aristocrate, libre de ses gestes, de son corps et de ses idées. Il est japonais, prisonnier de sa culture, de son devoir et de ses traditions. Rien ne prédisposait ces 2 personnages que tout oppose à se rencontrer et surtout à s'apprécier. Shan Sa nous ballote de l'un à l'autre a un rythme effréné, nous laissant à peine le temps de comprendre les interrogations de l'un pour nous inviter à nous pencher sur les préoccupations de l'autre. Seule la place des Mille Vents, place du jeu, nous laisse un peu de répit afin de reprendre nos esprits et nous rendre témoins des sentiments naissants. On se sent comme le confident de l'un et de l'autre, coincé dans le rôle du meilleur ami qui ne sait pas comment opérer pour faire comprendre à la belle que son copain l'aime bien. On se replonge dans les années lycées même si l'époque et le continent nous éloignent autant de ces personnages que leurs cultures. Mais ne dit-on pas que le combat pour la liberté quelle qu'elle soit, l'amour avec un grand "a" n'ont pas de frontières ? Shan Sa nous en fait là, une bien belle démonstration. November 06 Jericho : y'a plus qu'à attendre la suite... !Voilà que M6 renouvelle enfin son stock de série pour les samedis soirs froids et pluvieux. Il était temps ! Ben oui quoi, mettre les bonnes femmes désespérées en plein été et les mauvais garçons sortis de prison le jeudi soir ce n'est par forcément une très bonne idée... L'été, c'est barbec jusqu'à pas d'heure et le jeudi soir ba heu, en fait je boude la saison 2 de Prison Break parce qu'en fait, ça me barbe :o Alors vous pensez bien que lorsque les trompettes de M6 ont annoncé l'arrivée de Jericho, je me suis précipitée !
Après avoir visionner les 3 premiers épisodes (pour les cancres du fond qui n'ont pas suivi, M6 essaie de monter la mayonnaise en programmant 3 épisodes d'un coup. Allez hop ! Au diable l'avarice), je trouve que les scénaristes de cette série sont très très forts. Ils ont un master en marketing et un post-doc en psychologie ou bien ??? 1, amener le sujet, 2, poser le sujet :
... 3, développer le sujet et c'est là que les scénaristes ont été génialissimes... 3 épisodes pour poser le sujet, vous pensez bien que pour le développement, il va falloir attendre la suite... Vous avez saisi le concept ou je vous en remets une couche ? Pour les coupés du monde, en résumé, la petite ville de Jericho aux USA voit le fils prodigue du maire, Jake, revenir après 5 années d'absence. Devant le refus de son père de lui donner la part d'héritage de son grand-père afin de lancer un projet, il reprend la route. Sur le chemin, face à lui, un champignon atomique s'épanouit dans le ciel. Commence alors le chaos pour Jericho, le reste de l'état, et pourquoi pas pour le pays tout entier... ? Pssssssst !! : pour les curieux, il existe déjà un fan club là. |
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