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2月29日 Inspecteurs des travaux finisCette note n'est pas vraiment une brève. Mais la situation devant laquelle mes nains préférés sont restés plantés là, à commenter. Je n'ai pu m'empêcher de sourire en les écoutant parler. Elle révèle également bien, hélas, le fossé entre le monde des cols blancs et celui des ouvriers. Les clichés ont ici aussi la dent dure...
Vous visualisez la scène où les 4 petits vieux sont assis sur un tronc d'arbre à observer et commenter tout ce qui se passe autour d'eux dans l'excellent album d'Astérix en Corse ? Alors, mettez nos nains debouts devant une baie vitrée, les mains bien enfoncées dans leurs poches et commentant le travail d'un pov' gars du bâtiment qui doit sûrement en ch*er pour couper ses matériaux à la scie circulaire et vous obtenez ça :
2月28日 Parisde Cédric Klapisch Scénar : c'est l'histoire d'un Parisien qui est malade et qui se demande s'il va mourir. Son état lui donne un regard neuf et différent sur tous les gens qu'il croise. Le fait d'envisager la mort met soudainement en valeur la vie, la vie des autres et celle de la ville toute entière.
Des maraîchers, une boulangère, une assistante sociale, un danseur, un architecte, un SDF, un prof de fac, une mannequin, un clandestin camerounais... Tous ces gens, que tout oppose, se retrouvent réunis dans cette ville et dans ce film. Vous pouvez penser qu'ils ne sont pas exceptionnels mais, pour chacun d'entre eux, leur vie est unique. Vous pouvez croire que leurs problèmes sont insignifiants, mais, pour eux, ce sont les plus importants du monde.
Ce que j'en dis : voilà un film français comme on les aime. Belle brochette d'acteurs made in France, diaporama de la plus belle ville du monde, mise en scène de la vie de monsieur tout le monde à travers les yeux d'un jeune dont la sienne de vie est chamboulée par la maladie. Son nouveau passe temps, observer les autres et leurs histoires, change son regard sur les petits bonheurs de tous les jours. Ces petits bonheurs tellement présents que nous finissons immanquablement par ne plus les remarquer, obnubilés que nous sommes par la quête de la lune que Pierrot ne décrochera jamais...
Il faut avouer que les cinéastes français (cocorico) n'ont pas leur pareil pour faire naître les émotions et ouvrir les yeux des spectateurs au travers de situations simples, sans fioritures, sans cascades impressionnantes et de coups de feu à chaque coin de rue. Juste des regards, des sourires, des larmes, des rires et des soupirs. Peut-être parce que chacun se reconnaît forcément dans cette multitude de morceaux de vie... Souhaitons à Paris le même destin que celui d'Amélie Poulain parce qu'il le vaut bien ! 2月26日 Les prunes hors saison, c'est pas bon !8h00 moins quelque chose, il vous faut appeler un chat un chat. Vous n'êtes plus à la bourre mais bel et bien en retard. Retard par l'ami Robert méthodique : temps écoulé entre le moment où une personne, une chose arrive et le moment où elle aurait dû arriver. C'est ça... Et quand une journée commence ainsi, le mieux est de retourner illico sous la couette. Et pourtant...
Trousseau de clés attrapé d'une main pendant que l'autre cherche désespérément le trou de la manche du manteau qui pendouille lascivement le long de votre bras alors que votre chaussure gauche refuse ostensiblement de s'enfiler sans aide. Note pour plus tard, se faire greffer une troisième main. Vous courez plus que vous ne marchez vers votre titine. Vous mettez le contact tout en bouclant votre ceinture et en appuyant sur l'embrayage. C'est dingue la dextérité dont vous faites preuve dans un moment de panique. Vous saviez que vous travaillez mieux sous pression ?!
Vous voilà enfin sur la route filant vers votre fauteuil de bureau. Votre attention est plus accaparée par le décompte des minutes que par le compteur de vitesse. Votre regard change irrémédiablement de cadran lorsque vous apercevez quelques centaines de mètre plus loin un monsieur, jambes écartées, machin noir au poing. La régie vous indique qu'il s'agit d'un radar. Soit, appelons ce truc un radar. Quoi qu'il en soit, vous mettre debout sur le frein maintenant ne servirait sans doute pas à grand chose. Vous n'êtes donc nullement étonnée lorsqu'une fois arrivée à sa hauteur, enfin leur hauteur (cette tribu ne se déplaçant qu'en groupe), un moulinet de bras vous assène de vous garer là là en plein dans le passage. Vous ne gênerez pas ou si peu. Les autres automobilistes n'auront qu'une grande embardée à faire sur le côté pour éviter l'aile gauche de titine.
- Bonjour, gendarmerie nationale (vous voyez bien que ce n'est pas la poste mais en faire la remarque ne ferait, sans aucun doute, qu'aggraver votre cas...) vous savez à combien vous rouliez ?
- Euh ! nan... (vous vous efforcez de ne pas virer au rouge piment d'espelette en proférant ce mensonge éhonté face à un représentant de l'ordre)
- Veillez descendre de votre véhicule et me suivre s'il vous plaît.
Nan, ça ne vous plaît pas. Mais alors pas du tout. Seulement avez-vous vraiment le choix !? Votre montre vous nargue avec ses tic-tac et cette grande aiguille qui se dirige dangereusement vers la minute fatidique.
- Bien, 80 km/h pour 50, nous retiendrons 75, 90 euros d'amende et 2 points en moins sur votre permis.
Prête à dégainer votre chéquier pour sortir le plus vite possible de ce fourgon et vous transformer en lapin blanc d'Alice, vous demandez tout de même :
- Vous acceptez les chèques ?
Ah bah nan, c'te question !!! Là il verbalise et après seulement il faudra payer par un timbre amende. Ah... ! Naïvement vous pensiez payer là maintenant et que l'entretien s'en tiendrait là. Et bien pas du tout ! Votre compagnie doit lui être agréable puisque le voilà partie dans une longue explication concernant le pénible et long chemin que fera votre pauvre petite contravention poussant le bouchon jusqu'à vous indiquer l'endroit exact où coller le timbre et vous montrer l'adresse à laquelle vos deniers extirpés (soit, à juste titre...) devront être envoyés en suivant d'un doigt boudiné la première ligne à la manière d'un élève de cours élémentaire. Tic-tac, tic-tac, tic-tac... Vous vous retenez de lui rétorquer que c'est bon, vous n'avez pas pris option neuneu de base au bac mais vu son degré d'humour... Comprendrait pas la plaisanterie et c'est encore votre argent sonnant et trébuchant qui ferait les frais de votre effronterie. Vous vous contentez de répondre par un oui agacé à toutes ses recommandations. Tic-tac, tic-tac, tic-tac... Vous pensiez être débarrassées ? Ah bah nan ! Le PV n'est pas rempli ! Vous manquez vous étrangler lorsque d'une écriture d'écolier il remplit soigneusement toutes les cases avec une lenteur exaspérante ! Limite s'il ne tire pas la langue pour mieux marquer sa concentration. Tic-tac, tic-tac, tic-tac... Vous vous demandez s'il se fout ouvertement de votre gueule en finissant chaque point définissant votre identité qu'il lit sur votre permis rose par une forme interrogative. Si vous aviez eu le temps et surtout les fonds financiers, vous auriez répondu par la négative ; histoire de voir son cerveau fumé par l'effort de cogitation pour discerner le faux du vrai...
1/4 d'heure plus tard, vous pouvez enfin courir vers titine sous l'oeil médusé du petit jeune, dernier embauché, chargé de surveiller la circulation. Vous êtes si en retard que ça ? Ben nan en fait, vous aviez juste envie de goûter une prune hors saison !
Ce fâcheux contretemps date un peu, mais depuis vous restez sceptique sur le concours d'entrée dans la maréchaussée... 2 solutions : soit il est vraiment très facile et n'importe quel imbécile peut prétendre à rejoindre la joyeuse bande de Saint Tropez. Soit il est d'un niveau de difficulté moyen et son ultime but et inavoué est de ne recruter que les candidats semblant avoir 5 de QI en raclant large. Sinon, vous ne voyez pas... ! 2月25日 Notre univers impitoyablede Léa Fazer Scénar : pour Margot et Victor, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ils sont beaux, jeunes, cadres dynamiques dans le même cabinet d'avocats d'affaires et surtout, ils filent le parfait amour. Mais rien ne va plus le jour où Nicolas Bervesier, leur patron, est contraint de nommer un nouvel associé pour l'épauler. Uni dans la vie, le couple se retrouve bien malgré en concurrence frontale. Bienvenue dans un monde impitoyable : celui du travail et de ses dommages collatéraux...
Ce que j'en dis : à partir de là, l'auteur peut s'amuser à broder. 2 hommes, 1 femme, 3 possibilités. Ca vous rappelle quelque chose ? A moi aussi... Bien que cette fois-ci, l'histoire se concentre sur le monde du travail et de ses conséquentes sur un couple. Mais fatalement, nous arrivons aux mêmes conclusions.
L'idée de base est plutôt sympa : que se serait-il passé si... Comme l'on dit, avec des si, Paris serait mis en bouteille ! Pourtant, refaire le monde finit par lasser assez vite surtout lorsque les dés son pipés. Les issues sont malheureusement assez formatées et les clichés plus que présents. C'est assez affligent qu'au 21ème siècle, dans un pays qui se dit civilisé, un réalisateur, de sexe féminin de surcroit, fasse attérir irrémédiablement la secrétaire, la jupe en l'air, sur le capot de la photocopieuse alors que la femme bafouée est bien entendue une mère au foyer. Léa Fazer nous épargnera-t-elle l'incontournable promotion canapé ? Le suspens en devient insoutenable ! Dans tous les cas, la réussite féminine n'est soumise qu'à la faculté à promouvoir ses compétences en partie de jambes en l'air plutôt qu'à ses compétences intellectuelles. Pathétique... Cela mis à part, j'ai adoré les seconds rôles ;) ! 2月20日 Le cirque des miragesPourquoi aller écouter un groupe dont on ne sait rien ? Ni le style. Ni les chansons. Ni même les artistes. Beaucoup moins risqué que la bourse mais tout aussi jouissif qu'un full au poker. Enfin vous croyez... Vous ne savez pas jouer au poker ! Bref, c'est quitte ou double. Mes dames, messieurs faites vos jeux, rien ne va plus ! Et cetera, et cetera.
La scène n'est que faiblement éclairée. N'y figure qu'un piano a queue derrière lequel est assis, droit comme un I, le sieur Parker au teint blanc et le sourire aussi fuyant que le front de Bruce Willis. Non loin, un pied de micro. Vient se placer derrière, Yanowski. Teint aussi blafard que son compère, cernes marquées de noir et tête coiffée d'un haut de forme tout droit venu d'un passé révolu. Il vous semble immense... de part sa taille, de part sa présence, de part son charisme. Yanowski. Pas le chapeau. Vous vous enfoncez un peu plus dans votre fauteuil en vous demandant finalement ce que vous foutez là...
Les marteaux frappent enfin les cordes, brisant le silence et du même coup le malaise qui commencait à vous envahir. Vous adorez le piano. S'élève avec les notes la voix de Yanowski aussi impressionante que le personnage. Les gestes sont lents et amples. Les mains de l'artiste virevoltent. Elles vous hypnotisent. Sont à elles seules toute la mise en scène. Le monde qu'elles décrivent vous replonge dans le temps jadis du Londres du Docteur Jekyll et de Mister Hyde ou bien encore du Paris de Mistinguett. L'énergie dépensée par la tête pensante de ces mains vous rappelle un certain Jacques Brel ou l'intensité des textes passent sur le visage en des expressions qui vous font littéralement vivre les paroles. Vous imaginez très très bien le terrible enfant à la gueule de chien, visualisez tout à fait la scène d'une fête plus qu'arrosée où les protagonistes ne sont ni plus ni moins que Jésus affublés de 4 de ses (a)pôt(r)es, vous représentez parfaitement la fräulein à la voix aussi sucrée qu'un café serré. Les personnages se suivent et se succèdent vous entraînant dans une farandole d'imaginaire aussi drôle que noire jusqu'à ce que la dernière note appuyée laisse à nouveau sa place au silence.
1h30 plus tard. Quoi ? Déjà ? Vous n'avez pas vu le temps filé ! Ah nan, ah nan, vous en voulez encore ! Quitte à cauchemarder ou ne pas fermer l'oeil rapport à votre imaginantion plus que débordante, autant que se soit pour quelque chose ! Petit rappel. C'est déjà ça... Vous n'avez plus qu'à aller psychoter au fond de votre lit en interprétant tous les bruits de la nuit... !
2月19日 Parfum d'Estpar la compagnie Rasposo
Entrez mes dames et messieurs ! Entrez ! Venez voir lions, éléphants et haute voltige ! L'Auguste attend grands et petits ! Demandez le programme ! Tel est le souvenir du cirque de votre enfance. Avec les années, le cirque, comme bien d'autres choses, a évolué et a su remarquablement s'adapter. Parce que, entre nous soit dit, voir des tigres obéir au doigt et au fouet, il n'y a pas de quoi fouetter un chat...
Vous entrez donc sous ce chapiteau à l'allure du début de siècle... dernier. Celui-ci n'est pas très grand mais très accueillant. Vous étouffez un cri lorsque surgit devant votre nez un grand benêt au sourire démesuré qui semble aussi myope qu'une taupe a jugé par les culs de bouteille qui lui servent de verres correcteurs. Mesurant sûrement 2 têtes de plus que vous, vous vous contentez de la fermer et l'assénez d'un ça va pas nan ? uniquement dans votre tête. Vous cherchez une place stratégique alors que vous êtes bonne dernière. Trouvez enfin votre bonheur et êtes fin prête à savourer le spectacle.
Des tapis de sol qui ont dû, dans leur jeunesse, être persans jonchent la piste. Près d'une roulotte d'un autre temps, un groupe de musiciens tzigane entame un concert de "zig zig zig ziiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiig" à la Rabbi Jacob. Vous adorez ! Un petit vieux calé dans son fauteuil au beau milieu de la piste semble s'amuser comme un petit fou de ce concert chaleureux. Une gitane s'affaire dans son coin à peler patates, carottes et autres poireaux. Des jeunes gens attendent patiemment dans un coin, se provocant du regard. La seule fille de ce campement de gitans lace avec une lenteur impertinente ses chaussons. Chacun semble se surveiller du coin de l'oeil, attendant que de l'étincelle jaillisse le feu. Tout s'enchaîne alors très vite : cabrioles, voltiges, démonstration de force, d'équilibre et de poésie. Oui, de poésie. Vous retrouvez votre grand benêt en caleçon long d'un autre temps près d'un baquet d'eau fumante que sa maman lui a préparé pour son bain. Il teste la température du bout de son grand pied. Fait le timide et n'ose y pénétrer. S'assoit finalement à la manière d'un enfant. Le baquet entre ses grandes et longues jambes. Les violons se font moins stridents. Votre grand benêt consent à plonger enfin ses grandes mains dans cette eau-jouet, puis les avant-bras. Commence alors une féerie de clapotis d'eau, de cascades et de boules transparentes qu'il fait agilement glisser le long de ses bras en une danse envoûtante. Vous régressez dans votre enfance au fur et à mesure que le jeu s'accélère. Sa dextérité vous émerveille. La magie du moment vous ensorcelle. Vous avez sûrement la bouche ouverte tout comme votre voisin, là, qui lui aussi est tombé sous le charme...
Les violons se taisent, les artistes s'alignent vous invitant ainsi poliment à vous préparer à quitter leur campement les yeux remplis d'étoiles. Pourtant vous ne voulez pas partir, sortir dans le froid, retrouver votre monde et tout ce qui va avec. Dis maman ? Elle est où la machine à remonter le temps ?
2月18日 Un dîner presque parfaitCela vous a peut être échappé mais tout au long de la semaine dernière, un dîner presque parfait nous était proposé : une jolie table, un menu alléchant, un hôte accueillant. Alors pourquoi presque que parfait ? Hum ? Parce que dans tout groupe comportant plus d'une personne (sinon, le qualificatif de groupe n'est plus approprié hein !), vous trouverez toujours quelqu'un qui a quelque chose à redire : c'est trop ci ou pas assez ça, il manque le petit plus de monsieur plus en quelque sorte ! Et bien c'est le nouveau concept du dernier né de la télé réalité de M6...
Cette émission basée sur le savoir vivre, savoir recevoir et savoir faire est concoctée telle une recette de cuisine. Pour les ingrédients, prenez 5 personnes d'âge, de domaine socio-professionnel et de centre d'intérêts diamétralement opposés hormis l'art de la table. Mettez-les 1 semaine en contact culinaire. Donnez leur le moyen de se jauger et se juger les uns les autres et vous obtiendrez Un dîner de con ! Euh nan ! Oups ! Ca c'est un film comique ! Vous obtiendrez donc Un dîner presque parfait... qui est beaucoup plus platonique !
L'idée n'est pas mauvaise à la base mais cette émission semble complètement bâclée. L'absence de présentateur pour les coatcher perturbe un petit peu la téléspectatrice que vous êtes. Vous avez plutôt l'impression de regarder une vidéo You tube bien filmée plutôt qu'un reality show ! La simplicité du concept permet certainement ce genre de fantaisie mais Le loft n'était pas non plus destiné à un audimat en possession d'un doctorat en littérature moderne (sinon ça se saurait) et pourtant cette émission avait son animateur devenu vedette.
Les candidats au titre de meilleur hôte de la semaine se présentent donc seuls comme des grands. Tout d'abord un retraité français moyen, bon vivant qu'on imagine très bien affublé d'un béret basque s'il n'était pas lyonnais. Nous avons là notre représentant de la classe populaire. Vient ensuite notre prétendant au titre. Ses dents rayent tellement le parquet que nous pouvons le classer sans aucune difficulté dans la case Iznogoud. Lui succède le cadre jeune et dynamique. Sa simplicité et sa bonne humeur va en agacer plus d'un. Arrive alors la première femme du scénario : mamie nova, une valeur sure ! Il ne manquait plus à ce fameux quatuor qu'une jeune femme libre et libérée, obsédée par son image. Que le match commence !
Chacun y va de sa botte secrète à coup de mousse au chocolat, de verrines tendances, de ravioles, d'andouillettes trop cuites et de cocktails inventés. Tous font des ho et des ha. Notre jeune loup semble s'être cassé les dents au bout de 2 rounds. Vous ne voyez pas qu'ils échangent même THE secret de la sauce tomate parfaite ?! Eh ! Oh ! Ouh ouh, les gars ?! Vous ne seriez pas un tout petit peu en compet' nan ? Vient alors le moment des notations, le cul posé sur le rebord de la baignoire de l'hôte du soir (ça aussi c'est du concept !). Comme au temps de l'école des fans, chacun peut se déchaîner et y aller à coup de zéro assassin. Que nenni ! Tout ce petit monde est très civilisé (ou presque). Le dépouillement des résultats est à la hauteur de vos doutes : chaque candidat ouvre sa grande enveloppe exhibant fièrement sa note, le tout sans cérémonie et sans l'ombre d'un présentateur... Bon c'est pas tout ça mais déjà que les repas de famille interminables de tante Hortense vous gonflent alors regarder des ronds de jambe sur fond de huuuuum c'est délicieux sans coups bas et crépages de chignon, ah nan on ne vous y reprendra pas ! 2月15日 Mise en quarantaineLes gastro sont de retour dans les cours de récré et à fortiori dans les entreprises. Nos barrières sécurisées n'auront pas suffit à lui faire barrage. Grincheux est pourtant bien décidé à échapper à la maladie en repoussant Joyeux qui contracte tous les symptômes : Va-t-en ! Va-t-en ! Tu sais que c'est très très contaminant ce que tu as là ?!
2 gélules matin et soir et vade retro satanas... 2月14日 Un vieux clown de la scène française a tiré sa révérenceEt pan ! Encore une claque dans la tronche avec l'annonce du décès d'une référence de nos années culottes courtes. Le lion est mort ce soir. Le chanson douce que me chantait ma maman est orpheline. En tout cas, merci monsieur Henri Salvador pour votre bonne humeur, votre joie de vivre, votre talent et votre rire communicatif...
2月13日 Katoucha ou le combat d'une princesse PeuleJe ne vais pas vous refaire les unes des magazines et autres journaux à gros titres avec la triste disparition de Katoucha Niane, les journalistes sont beaucoup mieux placés que moi pour ça. Néanmoins, outre le fait de souligner sa carrière exceptionnelle dans le mannequinat, je souhaite revenir sur ce qui m'avait échappé : son implication contre la barbarie humaine sur fond d'excuses les rituels...
![]() Il a fallu sa disparition fin janvier pour que je m'y intéresse un peu plus. Je l'avais vaguement vu lors de son passage sur l'émission "Top Model" de M6 en 2005. J'étais loin de m'imaginer que cette femme sure d'elle, que j'avais trop vite jugé hautaine, au regard limite méprisant semblant mettre n'importe qui a ses pieds eut été victime des conneries de ses ancêtres : le rabaissement par l'humiliation et la mutilation de la femme, j'ai nommé l'excision. Comment peut-on en tant que mère faire endurer de tels supplices à ses propres filles étant passer par ces horreurs soi-même. Au nom de la communauté ? Des rites ancestraux ? De la coutume ? Pire, pour leur bien ? J'avoue que je ne comprends pas... Je ne veux pas juger mais je ne peux surtout pas comprendre. Pour moi, la liberté ne se résume pas au libre choix de ses actes, de ses paroles et de ses pensées. Elle passe également par son corps. Comment peut-on se construire avec une telle meurtrissure ? Comment peut-on croire en l'humanité et en l'avenir lorsque votre propre mère vous vole votre innocence, bafoue votre confiance et souille votre intimité ?
C'est le deuxième témoignage sur cet acte qui m'est permis de recevoir. Dans ces deux cas, le pardon et la compréhension des martyrs (victimes ne me semble pas assez fort...) sont exprimés sans aucune rancoeur ni amertume. Ecoutez cette douceur et l'émotion dans la voix de Katoucha lors de cette interview promotionnel de son bouquin "Dans ma chair".
Le deuxième témoignage est, tout comme celui de Katoucha, relayé dans un livre "Histoire d'une jeune Somalie" par Aman (disponible ici). Celle-ci n'est pas aussi connu, n'est pas non plus tout à fait de la même génération mais toutes deux ont su pardonner, se relever et surtout combattre ces rituels d'un autre temps et qui devraient être révolus !
Mieux que les "déesses noires", "beauté d'ébène" et autre "princesses Peules", elles reprennent à leur manière le flambeau des Simone de Beauvoir, Elisabeth Badinter et Simone Veil dans leur combat de femme et de mère. Parce que la notoriété de Katoucha est mise au profit d'un combat juste, il est également juste à mon avis de retenir et soutenir son association KPLC (Katoucha pour la lutte contre l'excicion) plutôt que reste dans nos mémoires le fait qu'elle fut dans les années 80 l'égérie d'Yves Saint-Laurent. Car ce n'est pas ça qui changera la mentalité du monde... 2月12日 Parce que nouvel an chinoisParce que mon frigo est aussi vide que celui d'un somalien. Parce que envie de crevettes. Parce que j'en ai justement au congélo. Parce que la semaine dernière était celle du nouvel an chinois. Parce qu'il me manque la moitié des ingrédients pour faire la recette qui me fait saliver. Parce que j'ai hérité du gêne maternel "ne suivra pas à la lettre les instructions". Parce que c'est tout !
![]() Voilà comment des crevettes sauce curry se sont transformées en wok de légumes eurasiens et leurs crevettes roses !
Pour 2 personnes, il vous faut : des crevettes roses cuites, 1/2 oignon blanc, 1/2 poivron rouge, 1/2 poivron vert, 1/2 poivron jaune, une poignée de haricots verts, une pomme style golden, une petite boîte de germes de soja, du tabasco, le jus d'1/2 citron jaune, de l'huile d'olive, de la sauce soja.
1 - Décortiquer les crevettes et les réserver dans un grand bol. Y ajouter le jus du 1/2 citron, 3 gouttes de tabasco, 1 filet d'huile d'olive. Saler et bien mélanger. Laisser mariner le tout 1/2 heure. Ca, c'est dans la recette initiale.
2 - Epépiner et couper en petits dés les poivrons. Equeuter les haricots (moi, j'ai plongé la tête dans le sac de "printanière de légumes" du congel. afin d'y extirper les 7, 8 pôv' haricots qui se battaient en duel avec les petits pois et les carottes...). Mélanger poivrons et haricots verts avec un filet d'huile d'olive. Emincer grossièrement l'oignon. Peler, épépiner et détailler la pomme en grosses lamelles. Là, normalement, tout est fin prêt pour que vous puissiez passer derrière le fourneau ;)
3 - Chauffer de l'huile d'olive dans un wok (c'est l'occasion ou jamais de le sortir de SON placard. Ben oui, quand vous avez investi dans ce truc, vous n'avez pas du tout du tout pensé qu'il lui faut une étagère de placard pour lui tout seul... pour ne servir que 2 fois tout les 5 ans !). Y faire fondre le 1/2 oignon émincé. Ajouter le mélange poivrons/haricots. Faire sauter le tout quelques minutes. Ajouter les lamelles de pomme. Laisser fondre. Ajouter ensuite les germes de soja et un filet de sauce soja. Sauter les légume (pas vous. En même temps, si ça vous amuse de sauter également... C'est vous qui voyez) quelques minutes. Vous pouvez alors dresser sur les assiettes.
4 - Mettre les crevettes avec leur marinade dans le wok. Les faire sauter également à la chinoise. Elles sont cuites quand elles s'ouvrent comme un fleur. Vous pouvez maintenant compléter le dressage des assiettes.
Manque plus que les baguettes, un bol de riz basmati pour remplacer le pain et vous voilà en route vers la grande muraille ;) 2月8日 Mes to do list undoIl y a des moments où tout va de travers. Où votre mémoire vous rappelle seulement qu'elle peut aussi avoir les capacités de celle d'un poisson rouge. Où la poisse vous poursuit. Où vous n'avez pas 4 bras. Où... Pfffffffffffffffffff...
![]() Dans la liste "je commence tout et je ne finis rien", sont cités à comparaître :
Dans la liste "ça me fatigue rien que d'y penser", sont cités à comparaître :
Dans la liste "projets vastes et variés" , sont cités... Nan, ça serait beaucoup trop long... 2月7日 Arrêt de jeuchorégraphie de Pierre Rigal
Bon, vous savez que je ne suis pas très spectacle de danse... même si celui-ci est orchestré par des professionnels et non par l'instit' de maternelle du petit dernier. Mais là, je me suis dis que c'était à mon niveau : un match de foot transposé en danse. Et pas n'importe quel match hein ! LE France-Allemagne 1982. Comment ça vous ne vous en souvenez plus ?! Hein ? Bon d'accord moi non plus... mais comme excuses, je peux avancer que que je n'avais pas 10 ans donc la liesse du pays déposée entre les mains de 11 joueurs autant dire que je m'en souciais à peu près autant comme du premier bouquet de marguerites cueillies amoureusement pour ma môman.
Donc, France-Allemagne 82 ou le match où Batiston s'est vu refaire le râttelier revu et corrigé par Pierre Rigal. Musique laser façon Jean-Michel Jarre, commentaires de Thierry Roland et écrans plats (un intrus c'est glissé dans cette parfaite panoplie dans années 80, sauras-tu le retrouver ?). Le décor est planté. Le "stade" s'éclaire enfin dévoilant les 4 joueurs de ces équipes décalées ou la mixité est de rigueur. Début du match. Honneur à la dame. Commencent alors grimaces, facéties, simulations et autres acrobaties tel un film au ralenti. Les gestes sont volontairement très lents, amplifiant les situations comiques. Ce qui me change de mes habitudes. J'ai toujours vécu les rares matchs de foot que j'ai vu comme quelque chose de très chiant et non comme un spectacle amusant. Les danseurs/joueurs évoluent au rythme des mi-temps. Les 90 minutes sont presque écoulées. Le finaliste ne s'est toujours pas qualifié. Un bordel sans nom s'installe sur le terrain ou les corps s'emmêlent dans un enchevêtrement de jambes et de bras. Tous les coups sont permis. L'un mord quand l'autre pousse. L'un écrase quand l'autre frappe. Pas un jeu de femmelette peuh ! L'arbitre siffle la fin du temps réglementaire. Des vaches s'emparent du terrain. Faudrait-il y voir l'image de "bête à bouffer du foin" ? Loin de moi l'idée de penser que les footeux sont comme les shadoks : munis d'un cerveau de 4 cases ! Le match reprend. L'impensable se produit. Le rouge est de rigueur : le carton, le sang, l'enfer. Le spectateur est alors emporté avec les joueurs dans les entrailles de la terre ou la bête symbole du mal est la plus forte et a vaincu le plus faible. En l'occurence, la France cette année là. "Oh lala la laaaaa" dixit Thierry-ry. Fin de la transmission. Merci d'avoir choisi notre site pour suivre ce programme.
Cette interprétation de la chorégraphie n'engage bien sûr que ma petite personne. Et quand l'on connaît mon niveau d'interprétation des danses, il est fort à parier que je sois complètement à côté de la plaque. Nan parce que vous vous dîtes sûrement (si si, je vous entends) que ce billet est décousu et que finalement c'est beaucoup de frappe pour ne rien dire. Peut-être... Cependant, il a bien fallu que je retranscrive ce que j'ai vu à savoir, entre autre, des billes lumineuses rouges éparpillées sur une scène plongée dans le noir illuminant un mec torse nu à 4 pattes déambulant avec ces mêmes boules lumineuses blanchâtres disposées le long de sa colonne vertébrale. Ah ! On fait moins les malins là hein ?! Toute cette dépense d'énergie m'a épuisée, je vais me coucher...
Si vous voulez avoir la vision de l'auteur de toute cette mise en scène vous pouvez l'écouter ici. Vous profiterez également d'extraits du spectacle. 2月5日 Allô, bonjour Docteur, c'est la Noiraude à l'appareil...... Bonjour la Noiraude. Qu'est-ce qui ne va pas encore ?
Ca ne vous rappelle rien ? Pour les moins de 30, ne vous flinguez pas 3 neurones pour rien, vous n'étiez pas nés (soupir)... Pour les autres, la génération Casimir, mais si, c'est la vache neurasthénique qui appelait le vétérinaire toutes les 5 minutes pour des questions aussi existentielles que : comment se débarrasser des mouches qui volent au-dessus de sa tête, comment dissuader une grenouille de devenir une vache, comment faire pour devenir une biche etc. etc. etc. Et bien figurez-vous qu'en flânant dans ma librairie favorite, en quête de faire le plein de bouquin, je suis tombée sur ça :
C'est tout simplement génial nan ? Nous allons pourvoir revivre ces grands moments de discussion hautement scientifiques entre une vache normande et son vétérinaire ! Et surtout, la faire découvrir à la toute jeune génération ! Aaaaaah... la Noiraude... tout un poème ! En attendant de vous jeter sur ses rumsteks, séquence nostalgie (ou découverte pour certains). Moteur !
Et en plus, elle a un site officiel là avec une interview des auteurs de ce beefsteak sur patte :) 2月1日 Naaaaaaaan !!! T'as ça ? Toi ???Quoi ? J'ai "ça" quoi ?... pas un bouton immonde au milieu du front mais un album du groupe dEUS. Je ne comprends vraiment pas ce qu'il y a de si extraordinaire dans le fait que je possède un opus de ce groupe déserté des bandes FM. Ce qui est bien dommage soit dit en passant. Qu'il soit absent des bandes FM. Pas que je possède un de leur CD. D'après mon ex (pour situer et faire simple, monsieur n'écoutait que de la bonne musique non commerciale et moi des niaiseries à la télé), "The ideal Crash" ne peut PAS partager la même étagère que "Confessions on the dance floor" et "S'il suffisait d'aimer". - Bah je ne vois pas pourquoi ! - Ben parce que Madonna et Céline Dion c'est purement commercial ! - Ah parce que "Love generation" de Bob Sinclar ce n'est pas commercial peut-être ? - ??? - Ben oui, si tu ne snobais pas la télévision, tu saurais que "Love generation" est le générique TV de la star ac'. Et toc ! Et surtout, si je la snobais également, je n'aurais jamais fait connaissance de ces belges sur la scène de NPA...
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