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日志


2月26日

Laaaaaaaapin !!!

 
Les beaux jours arrivent. Si si ! Vous en voulez pour preuve les jonquilles, crocus et autres jacinthes qui pointent le bout de leur nez. Votre gazon non anglais tente également une poussée d'hormones mal dosées largement envahit par un carré de trèfle. Fait ennuyeux, vous l'accordez. D'autant plus que vous n'avez aucun herbivore sous la main à qui vous pourriez refourguer cette denrée tant affectionnée.
 

Mandine n'est plus là pour profiter de ce mets délicat pour lapin. Oui, bon. Avant le chat catastrophe, vous aviez eu une lapine obèse... Enfin vous personnellement nan, mais votre mère, oui. Du coup, vous vous êtes vue affubler du foutu lapin à garder pendant les vacances. Certains ont un schmurt's en garde, d'autres un lapin. Chacun sa croix ma pauv' Lucette. Ooooh un gentil petit lapinou ! s'attendrit le lectorat. Gentil, par le Robert méthodique : qui plaît par la grâce familière de ses formes, de son allure, de ses manières. Alors, si un lapin souffrant de surcharge pondérale, arborant fièrement un triple menton, tapant du pied et grognant dès que vous osez passer une main dans son clapier peut être catapulté au rang de gentil petit lapinou, vous voulez bien être... Euh ? Bien être quoi d'ailleurs ??? Et puis on s'en fout. Nan ?
 
Revenons à votre râble aux deux moutardes. Bon. Entendons-nous bien. Mandine ne fait pas partie de cette classe socioculturelle de lapin long comme votre main, aux belles oreilles à peine aussi grandes que votre majeur et aussi rachitique qu'un chihuahua trempé. Nan. Ca, c'est la description de El Pouloulle, le lapin nain d'un de vos collègues. Nan nan, nan, nan nan. Mandine, elle, est un lapin dit de garenne. Genre classe socio. à terminer son existence au fond d'une casserole, à mijoter à petit feu à l'état de civet... Votre père en avait l'eau à la bouche. Votre mère refusant tout net d'en faire le plat principal dominical. Dans un premier temps, à défaut de remplir les assiettes, il va sans dire qu'elle a su pimenter les discussions du couple parental. Vous ? Vous l'imaginiez tout à fait en tranches épaisses étalées sur du pain de campagne. Vous ne l'avez d'ailleurs jamais autant appréciée qu'en son état de pâté ! Que dire de plus sinon que vous en salivez encore... (Miam slurp !)
 
Avec tout ce tintouin, le drame familial, frôlé vous avez ! Bravo hein ! Merci bien le lapin !!! Désormais les grandes oreilles sont proscrites dans la maisonée. Le vide du compagnon a quatre pattes fut comblé par un chaton. Et là, vous devez saluer votre exceptionnel sens des affaires. N'ayons pas peur des mots. Parce que non seulement vous vous êtes régalée d'une terrine du chef maison mais en plus, vous avez réussi à refourguer le chat catastrophe ! Et voilà le travail !!! He, he, he... !
2月24日

Tout nu et tout bronzé !

 
Ah ! La nudité ! Que ce soit une question d'éducation, de timidité ou bien encore de respect, chacun a son opinion sur le sujet. Ce n'est pas le bout de conversation surprise entre deux salariés qui vous contredira... 
 
Personne 1 : Qui n'est pas à poil chez soit ?! Faut arrêter, là, les gens !!
Personne 2 : Oui, mais quand t'as des enfants, t'es bien obligé de faire attention !
Personne 1 : Ouaiiiiiiis, mais tu vois, quand t'es en couple célibataire...
 
Et quid des célibataires mariés O_o ???
2月19日

C7H16 touché ! C21H44 coulé... (1)

 
Raaaaaaaaaaaaah !!! Ma station essence !!! qu'il peut s'écrier le préfet de tous les Guadeloupéens. Gnagnagna gna gnaaaaaaaaaaa gna ! qu'ils triomphent les gérants de ces même stations. Parce que bon, il a beau s'énerver, réquisitionner, taper du pied la cravate de travers ; si monsieur le gérant ne veut pas ouvrir les vannes de l'or noir transformé, personne ne peut l'y obliger... N'en déplaise à monsieur Estrosi !
 

L'ex secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-Mer invité mardi matin des 4 vérités, chronique de Télématin, en commentaire sur le conflit qui sévit en Guadeloupe a déclaré (...) si faire grève est un droit (...) barrer l'accès aux stations essence (...) n'est pas un droit (...). Donc, si vous avez bien compris ses dires, les grévistes bloquent l'accès aux pompes à essence, ce qui est contraire à la loi. Grève par le Robert méthodique : cessation volontaire et collective du travail, décidée par les salariés, pour obtenir des avantages matériels ou moraux. C'est marrant, ce n'est pas vraiment ce que vous avez compris lorsque vous poireautiez 4 heures durant, la Clio 4x4 en 59ème position de la file d'attente en quête du Saint Graal !
 
Tout d'abord, mettons-nous d'accord. Ce n'est pas les salariés qui ont décidé de cesser toutes activités mais bel et bien les gérants, donc les patrons qui les ont délibérément fermées et ce, pour une durée indéterminée. Alors, on ne peut pas vraiment dire qu'ils sont hors la loi puisqu'ils ne bloquent rien du tout. Ils n'ouvrent tout simplement pas leur boutique. Nuance... Bon, pour la pauvre touriste que vous êtes tout ça revient au même. Parce que réquisition ou pas de certaines stations par le préfet vous voyez pas que le gérant continue de faire la forte tête. Paraîtrait que s'il cède devant l'administration, représailles il y aura. Ah bah il est dans de beaux draps lui ! D'un côté la populace qui braille qu'elle veut du jus et pis c'est tout et de l'autre les fous furieux du syndicat qui lui mettent une pression de malade. 
 
Vous blablatez, vous blablatez mais vous n'êtes pas mieux que les journalistes en fait ! Ah ça pour rapporter que nous en sommes à la cinquième semaine de blocage et pas un millimètre d'avancement dans les négociations, il y a du monde. Par contre, le pourquoi du comment de toute cette histoire, silence radio. Parce que bon, le pouvoir d'achat, les salaires, et tout le tintouin ne sont pas du tout à l'origine du bordel qui s'étale tous les soirs au JT des Pujadas & co. Nan nan. Les gérants ne veulent tout simplement pas que des stations supplémentaires s'ouvrent sur l'île déjà bien équipée de ce côté là. Ah bah bravo ! Bonjour le protectionnisme eux ! s'indigne le lectorat. Ben en fait, en y regardant de plus près, force est d'avouer qu'ils n'ont pas complètement tord... Actuellement, quelle que soit la station, les prix sont identiques. Des pompistes vont remplissent le réservoir.  Et vous n'êtes pas tentée par la grande surface d'à côté puisque aucune n'y est rattachée. Donc, ils se battent pour conserver ces acquis et interdire l'implantation de nouvelles stations équipées de pompes automatiques. Voilà l'étincelle qui a mis le feu aux poudres... les pompes automatiques ! Oui, vous savez. S'il n'y avait pas eu un mort, quelque part, ça en serait presque risible...
 
(1) : formules chimiques de l'essence indice d'octane 95/98 (C7H16) et du gasoil (C21H44).
2月16日

Alister vous assure qu'aucun mal ne vous sera fait (manquerait plus que ça !)

 
Vous êtes venus pour Alister vous aussi ? vous demande votre voisin. Euuuh... Nan ! répondez-vous presque sans hésitation. Pour être totalement franche, vous ne savez absolument pas qui c'est... Vous pensiez bêtement qu'il était la première partie de Loanne... :s Vous allez voir, c'est génial ! Il est complètement barré !!! vous prévient-on.
 

Ah bah pour être barré, il est barré !!!  Encore une fille à problème, encore une fille sans len-de-main, encore une fille que j aime et encore une histoire sans fin. Hein, hein, hein. Est-ce que je suis normale ? Hein, hein, hein ... ??? ... Ca, pour vous changer de l'univers cosy de Loanne, ça vous change ! Pour sûr !
 
En face de vous se tient Antoine version 2000 ! Cheveux mi-longs, barbe plus que naissante, blouson de cuir, 1664 à la main, Alister vous salue d'un : on ne vit qu'une fois, merde ! OK. Vous voilà dans le ton... Hésitant entre le j'enfoutisme et la provoc' de front, il s'énerve sur son clavier à consonance rock, entouré de ses musiciens qui semblent tout autant à l'ouest ! Une brève explication de texte introduit chaque chanson qui se suivent mais ne se ressemblent pas. Enfin pas complètement. La voix nasillarde n'est pas désagréable mais ne vous permet pas de saisir tous les mots. Docile, vous battez la mesure suivant ses instructions. Trouvant que les mecs chantent comme des casseroles, il leur intime de la fermer et de se contenter de frapper dans leurs mains alors qu'il demande aux minettes de reprendre le refrain avec lui. D'accooooooord... !
 
Des hein, hein, hein plus tard, il vous fait la surprise d'inviter dans son monde celle avec qui il partage l'affiche. Cool ! Mais pour une chanson seulement. Ah... Juste le temps de frapper une dernière touche, gratter une dernière corde, boire une dernière gorgée de bière à votre santé avant de remballer et de s'en aller fumer quelques pamplemousses à Miami. Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu. Mais oui, bien sûr...
2月14日

Un barrage contre le Pacifique

de Rithy Panh
 
Indochine, 1931. Veuve et malade, la mère de Joseph et de Suzanne fait survivre tant bien que mal sa famille en exploitant une rizière annuellement inondée par le Pacifique, réduisant à néant la récolte et de ce fait la perspective de laisser à ses enfants un avenir confortable. N'étant pas propriétaire, elle se voit irrémédiablement refuser tous crédits par les banques pour mener à bien l'ultime solution pour combattre ce fléau : ériger un barrage. Une réponse immorale pour trouver des fonds se présente alors en la personne de Monsieur Jo, riche chinois et amoureux transi de la jeune Suzanne.
 

L'Indochine de Wargnier a laissé croire que tout expat' en terres indochinoises vivait en seigneur et maître sur des exploitations fructueuses. Marguerite Duras remet les pendules à l'heure en nous montrant les difficultés qu'ont pu rencontrer certains face à la rigide et véreuse administration française. La loi du plus offrant n'est décidément pas une invention du  nouveau millénaire... L'époque indochinoise fait tout de suite moins rêver ! Pourtant, le spectateur ne peut s'empêcher de se laisser porter à des kilomètres de son siège devant les paysages magnifiques que nous offre Rithy Panh. S'insurger contre les représentants du cadastre, véritables vautours attendant que le dernier souffle s'échappe. S'émouvoir face à la détresse de la mère hésitant entre la tentation de percevoir l'argent facile que pourrait lui rapporter sa fille et le dégoût que cette possible transaction lui inspire. S'attendrir devant les minauderies et les caprices de Suzanne. La liste peut être longue. Très longue. Tout comme ce film qui avance au rythme des tropiques et nous laisse un goût amer sur des modes de vie qui n'ont malheureusement pas disparu avec les colonies.
2月13日

La traversée du Mozambique par temps calme

de Patrice Pluyette
 
Le capitaine Belalkazar, archéologue anglais à la retraite, n'a plus qu'un seul but : découvrir Païtiti, la merveilleuse cité d'or du Pérou. Après plusieurs échecs, il rachète un bateau et monte un équipage de choc remonté à bloc pour surmonter les innombrables épreuves qu'ils devront endurer pour mettre la main sur le fabuleux magot de Païtiti.
 
Voilà une bien jolie chasse au trésor que nous conte là Patrice Pluyette. Car oui, le récit qu'il nous en fait se rapproche plus du conte fantastique que d'un récit de voyage. Non averti, le lecteur peut être surpris par une écriture un peu absurde mais qui peut également prétendre bousculer nos habitudes littéraires. Jouant avec le lecteur, le prenant tantôt à témoin et l'ignorant la ligne qui suit, Patrice Pluyette s'amuse. Il s'amuse avec ses personnages, son histoire, les mots. A nous de franchir la porte de sa salle de jeux. Drôle et décalé, ce bouquin force notre esprit à remonter le temps et de s'ouvrir aux histoires extraordinaires de notre enfance. Il s'en faut de peu pour que l'imaginaire de l'auteur engendre au fil des pages un serpent de mer volant jaillissant des eaux tourmentées de l'Atlantique... Un véritable baume pour nos cerveaux adultes devenus peut-être un peu trop cartésiens.
2月11日

Carnet guadeloupéen #2

 
Blanc, gris, rose, orange, noir. Ces couleurs sont un échantillon de l'éventail des différentes couleurs de sable des nombreuses plages guadeloupéennes et de Marie-Galante.
 

Vous avez eu beau chercher, aucun classement de ces magnifiques plages vous n'avez trouvé... Vous prîtes alors sur vous et fîtes l'effort d'en tester quelques-unes histoire de les noter en vu d'un top 10 et remédier ainsi à ce fâcheux manque. Le lectorat ne s'imagine même pas oh combien cela vous a coûté de choisir l'emplacement idéal (stratégique pour ne pas prendre une coco sur la tête), étendre la serviette et trouver de quoi la coincer (satané vent !), se tartiner de crème indice 40 (la couleur écrevisse est passée de mode paraît-il...), s'étendre au soleil et attendre que ça passe, les écouteurs vissés dans les oreilles... Tout ça vous a é-pui-sé ! Décidément, votre vie est très loin d'être facile !
 
Donc. Bon. Vous avez recensé une petite dizaine de coin de paradis sur Grande Terre, Basse Terre et Marie-Galante au gré de vos déambulations sur ces deux îles. Vous dévoilez ici votre classement sous les applaudissements (plus fort, vous n'entendez pas bien). Tadaaaaaaaaam !
    1. Plage de La Feuillère (Marie-Galante, Capesterre). Le sable y est blanc et fin, la mer turquoise, et n'est pas ventée. La cerise sur le gâteau se trouve être un petit lolo "le sarah" où vous avez dégusté un colombo de poulet... mama mia... vous vous en léchez encore les doigts ! Petit clin d'oeil : le chef passe de table en table comme dans un grand restaurant à la différence près que vous êtes en tong et non en talons aiguilles et que votre fauteuil en plastique s'enfonce dans le sable à défaut d'être Louis XV et de glisser sur un parquet ciré.
    2. Plage du Vieux-Fort (Marie-Galante). Idem plage de La Feuillère le lolo en moins ;)
    3. Anse de la Perle (Basse Terre, Sainte Rose). Le sable est orange de calibre moyen, la mer turquoise, et n'est pas très ventée. L'anse est assez grande ce qui vous permet d'effectuer une promenade les pieds dans l'eau. Vous prendre une grosse vague vous trempant des pieds à la tête est une option que vous avez prise mais que vous ne conseillez que moyennement. Une aire de pique-nique vous permet de manger votre poulet boucané et votre ananas à l'abri des grains de sable bien que les milkshakes à la banane des lolos vous font de l'oeil. Pratique, douche et sanitaires à proximité.
    4. Plage de la Chapelle (Grande Terre, Anse Bertrand). Sable blond, mer turquoise agitée, ventée. Celle-ci se trouve être à côté du village vacances EDF. Un lolo et des sanitaires (sales) se trouvent sur le parking la jouxtant.
    5. Plage de la Caravelle (Grande Terre, Sainte Anne). Sable blanc rosé, mer toujours pareille, plus ou moins abritée du vent. Cette plage est en fait celle du Club Med donc un peu surpeuplée.
    6. Anse du Mont (Grande Terre, Gosier). Sable blanc, mer encore turquoise, ventée. La particularité de celle-ci réside par ses arrières. Une fois la bande de sable quittée, vous vous retrouvez nez à nez avec un espèce de marécage ou paissent tranquillement des vaches, éclosent des nénuphars, poussent de la mangrove... Ce petit coin insolite est traversé par un GR.
    7. Anse à l'eau (Grande Terre, Le Moule). Sable de corail, mer blabla, ventée. Celle-ci, il vous a fallu la mériter ! Des nids de poule, des cailloux, des graviers remplacent le bitume sur des kilomètres et des kilomètres pour y accéder. Vous avez bien cru que jamais vous n'alliez y arriver quand le pilote de votre voiture, entre deux crevasses, s'est exclamé j'arrête, moi j'en ai marre ! et de joindre le geste à la parole en pilant tout net au beau milieu de la "route"... Ah bah vous aviez l'air fin, tiens !
Mais il en manque 3 pour faire un top 10 ! s'indigne le lectorat. Ouais mais il a oublié que les cégétistes du bled ont décidé, justement, d'entamer une grève pile poil pendant vos vacances. Sans carburant pour faire avancer la Clio 4x4, vous et vos tongs avez dû vous contenter de ces 7 ci. Déjà qu'un soir où vous faisiez du stop pour rentrer vous vous êtes retrouvée le derrière au beau milieu d'un tas d'ananas... Alors, vous voulez bien aider mais bon, faut pas pousser mémé non plus ! Oh ! Mais s'il y tient vraiment, vous pouvez toujours y retourner ultérieurement pour le compléter :)
2月9日

Carnet guadeloupéen #1

 
Houuuuuuu ! Je suis fawtiguée Mawie-Théwèse... Tout ce remue-ménage sur l'île ça de Guada : ♫ La Guadeloupe y est à nous, La Guadeloupe pas qu'à iou  ♫♫ qu'ils scandent les grévistes.
 

Ca a l'air bon enfant comme ça mais leur mouvement a duré plus de 2 semaines et a paralysé petit à petit l'île en forme d'ailes de papillon. Les conséquences sur votre condition de touriste n'ont pas été catastrophiques mais ont chamboulé quand même un petit peu votre programme. Vous avez dû passer votre temps à la plage. C'est quand même ballot ! Alors, après 15 jours de prise d'otage, l'heure est au bilan.
 
Vous avez aimé :
    • être en tong toute la journée
    • faire le tour de Marie-Galante en scooter
    • la cure de poulet boucané ou en colombo
    • la cure d'ananas bouteilles gorgés de soleil
    • les cocktails de jus de fruit frais et les ti punchs
    • la crème au corossol nappée d'un caramel au vinaigre balsamique et garnie d'ananas confits de la propriétaire du gîte
    • les plages ensoleillées et bordées de cocotiers
    • regarder pêcher les pélicans
    • les couchés de soleil sur la mer caraïbe
    • l'accueil jovial de la population locale et les rires des doudous
    • jouer à koh-lanta dans la boue pour rejoindre le saut de la lézarde
    • se lever tôt... pour une fois et prendre des mégas petits dej sur la terrasse en nuisette
    • les cases créoles colorées et les grandes maisons coloniales
    • se baigner dans les cascades de basse terre, et dans la mer bleu turquoise lorsqu'il pleut
    • les marchés colorés et les odeurs des épices
    • l'idée de manger une langouste et une banane flambée les pieds dans l'eau
    • voir les températures négatives en métropole et se dire qu'avec 29° au thermomètre local, on est bien
    • les blocus des stations essence parce qu'il n'y a pas d'embouteillage pour passer de grande terre à basse terre
    • la pénurie de kérosène et se dire qu'on sera peut-être obligé de rester...
Vous avez moins aimé :
    • prendre le bateau pour Marie-Galante avec des creux de 2 mètres et les gens qui vomissent partout
    • le zouc à longueur de journée
    • l'air humide qui empêche le linge de sécher
    • le vent qui ensable les serviettes et empêche les pêcheurs de sortir pour relever leurs casiers de langouste
    • le couchage du gîte qui vous a pété le dos
    • le goût du corossol fruit et de la papaye
    • les moustiques qui se foutent de votre bracelet Marie-Rose jaune
    • les coqs qui chantent à pas d'heure
    • les dalmatiens qui pissent sur les sacs et bouffent le pain de mie
    • la fuite d'eau dans le plafond de la salle de bain
    • les grèves qui paralysent l'île et vous empêchent de prendre une douche et de faire votre shampoing
    • parcourir 6 km à patte pour aller à la plage car plus d'essence dans le réservoir de la voiture...
2月6日

L'art populaire

 
Ah bah ça faisait longtemps que vous n'aviez pas posté de brève hein ? Pour votre défense, votre vivier n'est plus à portée d'oreilles... Il vous faut donc traquer les perles auprès d'autres acteurs d'une autre trempe mais ma foi tout aussi intéressants ! C'est comme ça que, occupée que vous étiez à jouer les inspecteurs des travaux finis, vous êtes tombée sur une conversation entre deux ouvriers tournant sur une artiste peintre méconnue qui tend à moins le devenir depuis qu'elle vend ses toiles sur le web.
 
Personne 1 : C'est vrai en plus ! Une gonzesse qui peignait comme ça quoi, des toiles. Et maintenant elle les vend 1000 euros !
Personne 2 : Mais c'est genre quoi qu'elle peint ?
Personne 1 : Elle est... Comment on appelle ça ? Peintre moderne quoi !
 
L'ère des contemporains vient de s'éteindre...
2月5日

Loane n'est jamais seule

 
Cinquante personnes à tout casser se tiennent devant la scène. Une silhouette se faufile derrière le piano. Quelques notes commencent à monter. La voix chaude et claire de Loane les suit de près. Ah ! Tiens ! C'est commencé ?!! Vous croyiez qu'elle avait une première partie ou vous n'avez encore rien compris... ? Ah bah nan y a pas ! Vous pouvez donc conclure que vous n'avez encore rien compris... Jamais seule, extrait de son album lui aussi baptisé Jamais seule est la seule chanson que vous connaissez mais vous avez bien accroché. Alors bon.
 

Le piano se tait une fois la première chanson terminée. Approchez-vous plus près, je me sentirais moins seule et ça sera plus sympa. Non ? Ch'ai pas... vous convie-t-elle avec un petit sourire malicieux en coin, faussement timide. Mmm, ça vous rappelle un peu Zazie ! Ouaiiiiiis !!! L'ambiance côté salle se réchauffe un peu. Côté scène, tout est cosy : un lampadaire d'un autre temps, des paravents indochinois, une lampe de chevet à l'abat-jour de traviole, un fauteuil qui vous tend les bras, un verre de dégustation posé sur un guéridon et son jumeau sur le piano. Bref, vous vous sentez chez vous chez elle !
 
Moi, quand je bois, je rigole, mais voilà je n'tiens pas l'alco-oooooool. J'tombe, dans ma tête, sur des musiques loin de la fête. Je suis dans mon film à moi. J'm'envooooole. Plus rien ne compte. Quand l'ivresse arrête le temps, plus rien ne presse. Han, han, j'me colle contre mes rêves... ♫♫ (Contre toi) Ah bah d'accord ! Les chansons d'alcool vous font rire ! Au moins, on ne pourra pas lui reprocher de ne pas communiquer avec son public ! Une réelle complicité naît instinctivement entre vous. Dommage que vous ne puissiez pas participer d'avantage par méconnaissance de son univers...
 
Deux secondes de rappel plus tard (il ne faut pas trop nous faire poireauter de peur qu'on ne change d'avis nous explique-t-elle) celui-ci est assez rapidement expédié. C'est-à-dire qu'elle a épuisé son répertoire. Outch ! Alors, elle puise dans celui des autres pour nous contenter. Y'a pas à dire, elle est devenue votre nouvelle copine !
2月3日

Ulysse from Bagdad

d'Eric-Emmanuel Schmitt
 
Saad, fils d'un intellectuel irakien tué sous ses yeux, se voit dans l'obligation de quitter son pays afin de pouvoir subvenir aux besoins de sa famille. Pays d'exil souhaité : l'Angleterre. Saad entame alors un long et pénible voyage ponctué d'embûches en qualité de clandestin.
 
Ce nouvel opus d'Eric-Emmanuel Schmitt est passé bien inaperçu lors de sa sortie. A juste titre ? Peut-être... Comme à son habitude, l'auteur surfe sur la vague des moments forts de l'actualité. Ici, c'est la guerre irakienne et ses conséquences dramatiques pour la population de ce pays que sa plume, toujours aussi efficace, passe au crible. Son personnage principal a donc son lot de malheurs. Cependant, sa fuite vers l'Angleterre semble relativement "facile". L'Ulysse de Schmitt à l'inverse de celui d'Homère est attachant, naïf et limite amusant. Certes, la lecture de son histoire en est agréable mais en total décalage avec l'absurdité de la situation que vivent les clandestins. Ce qui aurait pu être traité de manière tragique l'a été sur le ton de l'humour. Pourquoi pas ? Mais ce style dérange un tantinet devant le sérieux des actualités. Après, là est peut-être le but... ? Dans tous les cas, Ulysse from Bagdad n'est sûrement pas le meilleur livre à mettre entre des mains vierges des lectures de ce fabuleux écrivain qu'est Eric-Emmanuel Schmitt pour les rendre addict !