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3月28日 Au théâtre ce soir : Si j'avais su j'aurais fait des chiens !de Stanislas Cotton, mise en scène de Vincent Goethals
Votre engouement pour Vincent Goethals n'est plus à démontrer (pour les mémoires courtes, une piqûre de rappel ici). C'est avec l'impatience d'une fillette devant la machine à barbe à papa que vous attendez le "tamisage" des lumières signe du début du spectacle...
Angéline Patatras a 18 ans et passe son Bac. Très bien ! s'exclame Sidonie Patatras, sa mère. Mais à quoi bon s'interroger sur le sens du monde ? La fonction est simple : un balai, une serpillière, un seau d'eau, la crasse des autres, une paye à la fin du mois, de la soupe dans les assiettes ! Et puis quoi encore ? Une culotte de cheval, un carré péroxydé à la Sylvia Fine, des fringues à la Peggy Bundy ? Tout ça pour être une citoyenne très moyenne dont les principales préoccupations sont le ménage, se faire sauter dans tous les coins par son mari et picoler des roteuses. Comme maman ?! La philosophie de ses profs lui a fait lorgner d'autres modèles de vie. Comme papa ? Pénis sur patte, cheveux gras, jogging des années 70, citoyen plus que moyen dont les principales préoccupations sont sa voiture, sauter sa femme dans tous les coins et picoler des roteuses.
Silas, l'hériter du nom, a trouvé la solution pour s'extraire à cet avenir désolant en s'isolant dans son monde fait de fumé et d'éléphants roses. Angéline opte pour la rébellion. Avec des interrogations plein la tête, elle quitte la débauche pour la rigueur. Tronque le balai contre un fusil. Echange ses robes à fleurs contre un uniforme kaki. Son seul lien avec son ancienne existence restera l'obéissance...
Stanislas Cotton vous avait habituée aux pièces dures et prenantes. Celle-ci ne dérogera pas à la règle. La cruauté fuse. La violence s'exprime. L'horreur des actes s'étale. La prise de conscience s'insinue. Le quotidien de la rue vous éclate en pleine face. L'absence prend tout son sens. L'absence de repère, d'autorité, de vertu, d'éducation. Un ensemble qui forme un tout : la stabilité. Paraît que c'est un théâtre nécessaire, un théâtre qui se veut révélateur, témoin de notre monde. En sortant de là, vous avez alors envie de demander "Allô le monde ! Est-ce que tout va bien ? Allô le monde ! Je n'y comprends plus rien" (Pauline) 3月26日 Réponse du berger à la bergèreA priori ils n'ont rien en commun. Enfin si, la musique. Leur univers n'a rien à voir. Enfin si, le règlement de compte. Certaines radios s'amusent à les diffuser l'un derrière l'autre et ce pour notre plus grand bonheur. Voici la réponse que le berger aurait pu faire à la bergère.
Si l'on sait que Rose a écrit son album suite à une rupture douloureuse d'avec un sombre con, peut-on supposer que Bartone à jouer le plaqueur du 15 de France et tente une justification maladroite de son acte dans une lettre ouverte à sa chère ex ? Autant la bergère, nul est le besoin de la présenter. On visualise. Autant le berger, je comprendrais que vous ayez du mal à faire la mise au point... A moins que France/Allemagne 82 vous évoque quelque chose, si vous n'avez pas, à mon instar, attribuer ce titre à Mickey 3D ou encore à Luke... Oh ça va hein ! Pour en savoir un petit peu plus, vous pouvez écouter son 2ème album Les Enracinés ici. 3月20日 Carnet maltais #1S'il y a bien un truc qui vaut son pesant de cacahuètes à Malte, se sont les bus et leurs réseaux... Sous peine de frôler la crise de nerfs, il est conseillé, tout le long du séjour, de laisser sur le continent toute forme de mode de vie et de pensée autres que ceux des îliens. Après tout, vous êtes en vacances et non en déplacement professionnel !
Petit 1 : les horaires. C'est simple, y'en a pas. Enfin si. Mais comme vous n'y avez strictement rien compris, on va faire comme s'il n'y en avait pas. Nan mais c'est vrai, entre le bus 27 qui circule du 1er au 15 du mois de juin à septembre et le bus 15 uniquement le dimanche entre 13h00 et 15h00 sauf les jours fériés, vous pensiez vous être plantées de papelard et tenir entre vos mains celui des horaires de train de la SNCF française... Et c'est comme ça que vous vous êtes retrouvée à grimper l'équivalent du col du Mont Blanc, à patte, en revenant de Ghar Lapsi (superbe, soit dit en passant).
Petit 2 : les véhicules. Comment dire ? Dans 85% des cas, les bus doivent dater juste d'après guerre. Les suspensions sont donc comme les horaires... Quasi inexistantes ! Secouée comme un prunier comme vous l'êtes, vous vous demandez dans quel état finissent les lombaires des chauffeurs en fin de carrière... Chaque bus est une curiosité en soit puisqu'il semble qu'un bus soit toujours attribué au même chauffeur, ce qui lui permet de le personnaliser un petit peu. Voir beaucoup... Et que je te colle une sainte mère de Dieu par ci. Et que je te punaise une image du Christ par là. La cabine ressemble à une mosaïque des thermes romains sur le thème de la religion catholique. Et la p'tite touche finale, les crucifix et autres chapelets pendus au rétro. Seule petite entorse au fil rouge, les fanions que les plus jeunes, supporters de l'équipe de foot locale, font cohabiter avec les chapelets. Avec cette armada de bondieuserie, on se demande pourquoi les femmes âgées se signent encore une fois assises sur leur siège. Si avec tout ça, les passagers ne sont pas protégés des aléas de la route par le ciel ! Et par la grâce de Dieu, si vous arrivez à bon port, l'écriteau au-dessus de la porte (en permanence ouverte lorsque celle-ci existe) vous souhaite un "God bless you" en guise d'au revoir. Ceci, uniquement si vous avez réussi à comprendre comment demander votre arrêt... Suivant le degré de modernité du bus, vous avez du tirer ou pousser sur :
Petit 3 : les chauffeurs. Les maîtres des horaires. Vous avez enfin la réponse à vos interrogations sur les retards des bus. Vous voyez pas que Marcel, lorsqu'il voit son pote Paul suer comme un bagnard à monter son muret sur le bord de la route, s'arrête et tape la causette pendant 10 minutes malgré son bus bondé. Et personne ne pipe mot. Vous en restez coite ! Il n'est pas rare non plus de croiser le bus 56 garé soigneusement sur le bas côté sans Armand à ses commandes. Et pour cause ! L'Armand, il a traversé la route pour étancher sa soif au troquet d'en face... Bref, à Malte, le bus, c'est typique, voir folklorique et quasi-systématique ! 3月19日 L'écologie selon Total
C'est marrant, ça vous rappelle quelques chose... Foutu alzaïrmir. Nan almaïzer. Oooh et puis flûte ! Hum ? La régie vous souffle qu'il s'agit de la maladie d'Alzheimer. Merci Roger. Il est gentil ce Roger. Toujours prêt à rendre service. Voilà, voilà, voilà. Où vous en étiez déjà ? Ah ! Oui. La marée noire. Donc. Bon. Date : 12 décembre 1999 - Lieux : côtes atlantiques - Sinistre : 20 mille tonnes de fuel lourd en dérive - Cause : rupture en pleine mer d'une cloison interne entre 2 citernes du pétrolier Erika - Dégâts : 400 km de côtes souillées, 212 communes touchées - Groupe pétrolier : Total - Jugement et condamnation : 18 janvier 2008, 192 millions de dommages et intérêts à verser par Total (lire l'article ici). Total a bien précisé qu'il "est l'un des principaux contributeurs du FIPOL, le fond d'indemnisation des dommages de marées noires ". Vous le demander : est-ce parce qu'il a payé 200 millions d'euros qu'il se sent le droit de pouvoir tout saloper la plage et les rochers de votre crique préférée ? Nan mais des fois l'autre ! (1) : pour les incultes, la denrée est le petit nom donné par le Glaude à l'extraterrestre qui vient le visiter par une nuit ou ses pets et ceux du Bombé se sont surpassés en décibels dans le film culte La soupe aux choux. 3月17日 Fabriqué au couventEn faisant un peu de ménage dans votre coin médiathèque, quoique maigre il n'en reste pas moins bordélique quelques fois. Si si, il faut bien l'avouer. Donc, en mettant un peu de logique dans tout ce fatras, vous êtes tombée sur un emballage en carton marron, à moitié cassé d'où pend un bout de ficelle. Avant de le mettre direct à la poubelle, votre 6ème sens féminin si injustement nommé curiosité par le sexe opposé, vous pousse à y regarder de plus prêt. Et, ooooooh ! Les apparences trompeuses de la couleur marronnâtre du carton dont le scotch décollé depuis au moins 10 ans vous révèlent un titre d'une écriture gothique : Les nonnes troppo. Mon Dieu (c'est le cas de le dire !), vous n'avez pas écouté les péripéties de ces bonnes soeurs durant leur mission depuis la fin de vos études. Vous aviez réussi à sortir de leurs girons en ayant votre bac pour intégrer fissa une école publique. Vous voyez pas qu'elles vous ont finalement rattrapé et suivi lors de vos études supérieures... mais cette fois-ci en chanson !
Vous ne résistez pas à la tentation de faire un voyage dans le passé... Dès les premières notes sorties de votre PC, Le crapaud vous propulse en amphi de chimie, ou Ray votre voisin du jour et l'histoire d'une grenouille à grande bouche ont bien failli vous faire foutre, vous, la grenouille et le dit Ray à la porte du cours. Corinne vous ramène sur la côte vendéenne durant les vacances de pâques de votre première année. Notre soeur vous renvoie sur la plage de La Baule en plein tournage d'un film amateur pour l'anniversaire de vos best friends de fac. Et cetera, et cetera.
Si vous aviez eu celles-là dans votre boîte à bac, vous auriez peut-être un peu plus rigoler tous les jours ! 3月13日 L'ami ricoréCertains aiment le vrai café. Celui qui vient de passer dans le filtre et qui embaume toute la pièce. D'autres se contentent de café solubre. Mais lorsque la machine à café tombe en panne, les premiers se rabattent contraints et forcés sur les deuxièmes...
Alors que Grincheux se sert une bonne tasse de ricoré en boîte qu'il boit depuis toutjours à la même heure, un consommateur en manque de caféine vient le taxé :
Personne 1 : Tu peux me donner un peu de café ?
Grincheux : Moi je veux bien t'en donner, mais c'est dégueux !
Long, con leche, sucré et l'addition SVP ! 3月11日 CGTix et compagnie22h00. Une nuée de CRS déboule de nul part. Enfin si, de 8 cars. Ces gars là, revêtus de l'habit de combat, ont en général tronqué leur cervelle contre une matraque. Le temps que tout ce petit monde s'organise en rangs serrés et que les copains de Longtarin bouclent le secteur au cas où quelqu'un aurait envie de passer dans un sens, comme dans l'autre d'ailleurs, les voilà fins prêts à remettre de l'ordre dans la carrée (expression de votre bien aimée grand-mère).
22h00 et des bananes. 1ère sommation des casqués. Personne ne bouge. L'ambiance est tendue. Manque plus que la musique de Il était une fois dans l'Ouest et le ton sera donné. 2ème sommation des casqués. Pas un orteil n'est déplacé. Le suspense est à son paroxysme. Chacun sent l'électricité dans l'air. Le premier qui dégainera aura un temps d'avance. 3ème sommation des casqués. Chaaaaaaaaaaaaargééééééééééééééééés !!!!!!! Beh, bah, eh ???!!! Hanhaaaaan ! Mais qu'est-ce qu'ils font ??? Qu'ils se sont dit hébétés les casqués.
Au lieu de fuir, les irréductibles grévistes se ruent sur l'agresseur, fonçant dans le tas. Branle bas le combat !!! Camarades, à l'abordage ! aurait pu hurlé CGTix pif rouge remonté à bloc. L'effet de surprise passé dans le camp adverse, les casqués chargent à leur tour. S'en suit un bordel sans nom. Des cadavres de bouteilles vides migrent vers les casqués alors qu'ils se préparent à balancer leurs cocktails russes. Les uns empoignent les autres. CGTix tape quand les casqués matraquent. Les insultent fusent autant que les PNI (projectiles non identifiés). On se croirait à la foire d'empoigne ! Les casqués n'ont jamais vu ça...
3 blessés et quelques arrestations plus tard, il s'avère que nos irréductibles grévistes sont gavés de potion magique approvisionnée par CGTix. Voilà, les casqués peuvent rentrer au bercail. S'en est fini. Que vous croyez...
Le lendemain. C'est dans une atmosphère de réfugiés serbes que vous devez embarquer sur votre rafiot, les casqués bien en vu afin que CGTix ne perturbe pas les premiers pas en mer du dernier-né des chantiers. Aujourd'hui pas de potion, pas de sommation, pas de matraquage. C'est dans le calme que, appuyée au bastingage, vous entrez dans le chenal, le rafiot tracté par 2 abeilles. Cette fois-ci s'en est bien fini ? Et bah pas du tout ! Votre voisin vous annonce que les dockers ont également prévu de jouer les irréductibles grévistes lors du retour du rafiot dans son bassin. Ha nan hein ! Ca suffit maintenant ! Vous vous voyez déjà jouant les Rose Dawson refusant tout net de descendre dans le canot de sauvetage pour rejoindre la côte, laissant derrière vous le mastodonte ancré au large. Ca c'est sûr, ça va vous pourrir les ronds dans l'eau. Mm mmm, pourrir ça va, sûr c'est... 3月10日 Les marchines de l'île
En descendant du Tram, vous tombez presque nez à nez avec un pachyderme de 45 tonnes. Outch ! Vous n'êtes ni en Afrique (le Tram ne traverse pas encore la brousse), ni en Asie (tiens, notre président n'a pas encore réussi à leur refourguer cette technologie) et encore moins dans un zoo et pourtant vous ne rêvez pas, il y a bien un éléphant qui avance en barrissant le long du quai sur l'île de Nantes... Vous n'êtes aucunement victime d'une hallucination collective mais de la dernière création des papas des machines de la compagnie Royal de Luxe, célèbre dans la région nantaise pour ses spectacles de rue démesurés.
Des amoureux du spectacle donc et surtout des créateurs de génie qui vous emmènent tout droit dans le monde imaginaire de Jules Verne en passant par les ateliers de Léonardo Da Vinci. Les portes de leur monde s'entrouvrent, à vous de vous y faufiler ! Vous pénétrez dans une des nefs qui a longtemps été le berceau de fameux 3 mâts, cargos et autres car-ferries émergeant des mains expertes des ouvriers de Dubigeon. Pendant près de 15 ans, ce haut lieu de la naval est resté sans réel commandant à son bord. Les nefs se sont dans un premier temps reconverties en hangars de stockage et boutiques de dépôt-vente avant de retrouver leurs lettres de noblesse avec l'arrivée de l'équipe de François Delarozière et de Pierre Orefice.
Le tourniquet passé, s'offre à vous l'extraordinaire aventure de l'éléphant que vous venez de croiser. Plans, structure métallique du squelette, maquette en bois à l'échelle, essais de pigments pour les couleurs, robotisation et automatisme, tout y est. C'est la caverne d'Ali Baba pour les amoureux de modélisme. Vous ne pouvez vous empêcher d'ouvrir des yeux grands comme des soucoupes devant les heures de travail et de cogitation que représentent un tel projet, et ce pour le plus grand plaisir des grands et des petits ! Le souci du détail et du réalisme est impressionnant. Et pourtant, vous n'êtes pas au bout de vos surprises...
Derrière la porte, là, se cachent les autres projets de ces deux fous. N'est-ce pas le qualificatif donné à Da Vinci lorsque ses plans de ce que nous appelons aujourd'hui avions et hélicoptères ont été découverts par l'Eglise inquisitrice ? En pénétrant dans "l'antre aux projets en cours", s'étale sous vos yeux la maquette du futur carrousel des abysses... Haut de 21 mètres et de 20 de diamètre, ce futur carrousel d'un autre genre abritera quelques spécimens régnants sur les noirceurs des eaux profondes de nos océans : calamar géant, raie, poisson pirate (anogoplastère cornuta. A vos souhaits ! Et hop, ça c'est placé ;)) et autre cérate (Hum ? Mais siiii ! vous l'avez vu dans Némo !!). Quelques machines sont déjà opérationnelles. Un machiniste propose à quelques personnes choisies dans le public amassé de tester en avant première une de ces bestioles. Le mécanisme se met lentement en branle. Ce fume, ça grince. Les tentacules ondulent. Les orbites d'un bleu lagon du calamar vous font de l'oeil. Ca drague un calamar ???
Vous n'avez pas trop le temps de vous remettre de vos émotions qu'une nouvelle claque s'abat sur votre joue droite. Cette fois-ci, c'est la maquette métallique de l'arbre aux hérons qui s'impose à votre vue. Des bouts de tubes savamment enchevêtrés et soudés les uns aux autres vous révèlent l'armature d'un espèce de baobab qui pourrait faire pâlir l'arbre des robinssons du parc de Disney. Haut de 28 mètres avec une envergure de 45 mètres, il vous sera possible de grimper dans les nombreuses branches afin d'attendre votre tour pour embarquer sur les ailes d'un des deux hérons. Là, c'est en Nils Holgersson que vous vous transformerez. Certes, vous ferez votre baptême d'oiseau sur un héron et non sur une oie mais à ce niveau de détail, vous n'allez tout de même pas chipoter ! En attendant de revivre les aventures des héros des dessins animés de votre enfance, vous pouvez tester votre taux de vertige sur la branche expo/test à la sortie du site. Quoi ? C'est déjà fini ? Il vous faudra attendre 2009 pour l'un et 2011 pour l'autre pour pouvoir rêver grandeur nature...
Les machines de l'île - Les Chantiers, Bd Léon Bureau - 44200 Nantes
Lignes de Tram 1, 2, 3 : arrêt Chantiers Navals
Tarif plein : 6 euros 3月7日 Au théâtre ce soir : Mademoiselle Juliede August Strindberg, mise en scène de Jacques Vincey
"Mademoiselle Juliette a pas vraiment la tête à, Choisir entre Montégu Capulet,
Mademoiselle Juliette aimerait faire la fête, Champagne à sabrer coke à décapsuler"
A lire le titre de l'affiche, le dernier opus d'Alizée vous trotte systématiquement dans le ciboulot ! Les personnages se ressemblent... un peu. Tout comme Mademoiselle Juliette, Mademoiselle Julie aimerait faire la fête. Et c'est chose faite en ce jour de la Saint Jean à l'occasion de ses feux. Son père, monsieur le comte étant absent, Mademoiselle Julie se dévergonde et ose aller proposer scottish et bourrée à ses gens. N'a-t-on jamais vu ça ? Jean, le valet s'en insurge devant Christine la cuisinière. Mais une fois cette dernière dans les bras de Morphée, l'ami Jean est beaucoup moins à cheval sur les convenances. Surtout lorsque le titre de noblesse de la demoiselle et ses deniers pourraient l'aider à grimper les échelons de l'échelle sociale.
Cette pièce est assez dure mêlant les mensonges et les provocations. La mise en scène, quoique très bonne, vous met assez mal à l'aise. Sachant que "Mademoiselle Julie" a été écrit fin du 19ème siècle, il est difficile de comprendre les personnages transposés au 21ème. Qui peut croire de nos jours une fille de bonne famille perdue parce qu'elle aura fauté hors mariage avec un gueux qui plus est ? Ici, l'acte prend tellement d'importance qu'il en devient le centre obsessionnel de l'esprit déjà bien torturé de la mademoiselle. Une espèce de leçon de morale plane également dangereusement au-dessus de tout ce tintouin : récolter ce qui a été semé ; car il faut bien l'avouer, le Jean, la Julie elle l'a quand même bien allumé ! Si de nos jours vous accueillez de telles pratiques avec un haussement de sourcils et un sourire en coin, aux temps de vos arrières grand-mères, le terme n'était même pas répertorié en petit 3 dans le Robert méthodique !
Vous ne direz pas que vous n'avez pas aimé car les comédiens ont interprété remarquablement leur rôle. Si le but était de passer des émotions et des états d'esprit tels que la folie naissante, la tartufferie et l'impassibilité, alors le pari est réussi. Seulement voilà, les trucs un peu compliqués dans la tête, ça n'est pas du vaudeville. Eh ! Et vous, le vaudeville, c'est plutôt votre tasse de thé. Donc pour une bonne tranche de rigolade, on repassera par contre pour un esprit freudien, il y a matière à délayer. 3月6日 100 sur la 3, 100 !Vous avez toujours rêvé d'être bookmaker, une fois comme ça, pour voir... Bah quoi ? Ca doit être sympa de pouvoir miser sur tout et n'importe quoi ! L'adrénaline doit s'en donner à coeur joie en attendant les résultats, les retours sur investissement. Vous vous voyez déjà battant le record du monde du saut en hauteur sans élan à l'annonce du jackpot. Bien entendu, avec votre flair de setter anglais robe lemon, vous ne pouvez que gagner... Impensable de vous retrouver dans la peau de l'autre là, celui qui a occupé les journalistes ces derniers temps !
Quoique... vous avez déjà essayé... une fois... lors d'un jeu de rôle grandeur nature. La-men-ta-ble ! Vous avez tout perdu en deux coups de cuillère à pot. Bien évidemment, vous n'aviez rien compris aux alliances et autres magouilles entre bookmakers. Vous l'avez joué perso. Même pas mal. Déjà que le sujet vous inspirait moyen : le cours du cigare à Cuba. Hein ? Ca calme, nan ? Vous qui étiez habituée à évoluer sur plateau étudiant dans le monde de Conan le barbare, votre personnage tout en muscles tapant sur tout ce qui bougeait, gueulant plus fort que les autres et rotant après avoir avaler cul sec une bonne brune pour montrer sa satisfaction. Alors, lever le doigt frénétiquement pour augmenter les enchères comme un anglais tenant sa tasse de thé, tout en calculant mentalement les gains et cogiter sur le comment écraser le vermisseau d'à côté sans utiliser une massue, ça n'était vraiment pas fait pour vous. Nan, nan ! Ca n'était vraiment pas...
Pourquoi s'étendre sur ce sujet ? Parce que, outre les jeux de rôle sus nommés où vous pouvez endosser la peau de Roger Rabbit, il est maintenant possible de miser sur sa star favorite et qu'elle peut vous rapporter des dollars sonnants et trébuchants... virtuel ! Naaaaaaaaan ??? Siiiiiiiiiii !!!
"A l'heure où internet a un petit peu menacé les artistes et les droits d'auteur, SIKPOT se positionne comme étant un vrai vecteur de promotion des artistes, afin justement, de les aider à se faire connaître et d'impliquer les fans de musique dans la promotion de ces artistes là. Ce site se présente comme une parodie de la bourse où on peut miser justement sur les artistes qu'on apprécie avec une monnaie virtuelle complètement gratuite qui s'appelle le idollar. Et l'intérêt est que si jamais vos amis viennent miser par-dessus, après vous, et bien ça fait monter la cote de l'artiste qui peut être aussi sa cote de popularité et donc, vous, ça vous permet de faire des plus values, de gagner encore plus de idollars pour réinvestir encore plus sur d'autres artistes et de, aussi, à la fin, d'échanger contre des cadeaux. Lorsque l'artiste va passer une certaine cote, on va lui offrir une promotion sur le site. Ensuite on va lui offrir la possibilité d'être sur notre compilation et aussi d'être diffusé sur des web radios qui seront partenaires avec nous. Les fans de musique vont proposer d'écouter tel ou tel artiste. Enfin vous avez des tris par style de musique, évidemment, où vous pouvez, en fonction de vos goûts, sélectionner les artistes qui sont triés, évidemment, par leurs qualités. Le site est gratuit mais on ne peut pas télécharger de musique. C'est-à-dire que l'objectif c'est seulement de faire la promotion des artistes et vous permettre de les écouter."
Propos d'Aymeric Auffray, co-fondateur du site Zikpot, recueillis dans la rubrique de Laura du web sur Télématin de France 2.
Vous êtes alors allée faire un tour sur le site avec la ferme intention de posséder le petit orteil gauche de Madonna et le téton percé de Calogéro. Bien entendu, à part le bouton "miser", vous n'avez jamais trouvé celui "écouter"... C'est bon, vous jetez définitivement l'éponge. Cette jungle est trop hostile pour vous ! Tant pis, vous ne pourrez pas vous targuer de vos derniers investissement hype lors de vos dîners d'affaire. Vous êtes condamnée à rester sur Deezer ! 3月4日 L'esprit du tempspar Lacombe
A force de traiter des sujets sur les pays du soleil levant vous allez finir croire que je suis une adepte de l'Asie. En fait, heuuuuuuuu, pas plus que ça mais je dois avouer qu'en ce moment j'ai ma période Pékin Express...
![]() Cette fois-ci, c'est par l'intermédiaire du jeune Benjamin Lacombe à la triple casquette de dessinateur/scénariste/coloriste et sa BD L'esprit du temps (parue aux éditions soleil) que je vous propose de visiter le Japon.
Benjamin Lacombe donc. Ce jeune homme de 25 ans a entamé la série 'L'esprit du temps' à l'âge de 19 ans, nous entraînant dans le Japon des samouraïs, des princesses et des démons. Setsuko, jeune princesse, est follement amoureuse du prince Xao Ping futur empereur de Chine. Leur amour doit se sceller par une union mais c'est sans compter sur le dieu de la mort Daïtoku. Ce dernier s'est mis en tête de prendre femme et a jeté son dévolu sur la jolie princesse. Sûr de son pouvoir, il ne décolère pas face au refus de Setsuko de l'épouser, emprisonnant à jamais son esprit rendu immortel dans son temple. La seule alternative d'en sortir est de prendre possession du corps des êtres de toutes époques y pénétrant afin d'explorer un monde qui n'est plus le sien et de recouvrer son amour perdu. Car telle est la solution pour retrouver son apparence matérielle. Chaque escapade se fait, bien entendu, sous une condition de temps : retour au bercail à la pleine lune sinon, l'infâme dieu de la mort s'approprie l'âme du corps investi. Celle de Xao Ping aura-t-elle également su voguer sur le fleuve du temps ?
Les personnages s'animent tout en rondeur sous la mine graphite du dessinateur. Les traits de la princesse Setsuko ne sont d'ailleurs pas sans rappeler ceux de Mulan, l'héroïne de Walt Disney. Les couleurs vous plongent dans Ma vie de Geisha, le film adapté du livre de Mineko Iwasaki. Ainsi fleurissent des cerisiers aux boutons d'un joli rose sur le papier glacé. Il s'égaye de kimonos soyeux aux tissus ornés de motifs harmonieux. S'agrémente de jardins aux courbes apaisantes sans doute issus du feng shui. Un réel petit régal pour les yeux... Les deux premiers tomes (le troisième reste à venir) vous donnent un cours accéléré sur l'Histoire nippone, mêlant le culte des ancêtres à la deuxième guerre mondiale, les croyances à la colonisation et les démons à l'âme fleur bleue et rebelle d'une jeune fille.
Le premier tome est un petit bijoux (les 6 premières pages consultables ici). Le deuxième n'a pas su relever le défis. La revanche du troisième saura-t-elle faire pencher la balance du bon côté ? 3月3日 Terre des oublisde Duong Thu-Huong
Miên est une jeune femme vietnamienne que la vie n'a pas épargnée. Alors qu'elle est encore une jeune épousée, la guerre commence à faire rage et la communauté mobilise tous les jeunes hommes en âge et mesure d'aller défendre le parti contre le loup américain. Bôn, son mari, part donc au front. 14 ans plus tard, alors que Bôn a été déclaré mort, le voilà de retour au hameau réclamant sa femme et la vie que la guerre lui a volé. Mais Miên a refait sa vie avec le riche Hoan dont elle a un enfant. Ce Vietnam d'après-guerre n'a guère évolué... Les traditions et la morale font fois et se situent au-dessus des lois. Miên sait que juridiquement parlant son union avec Hoan est valide et aucun juge ne peut la forcer à retourner avec son premier mari. Mais qu'en sera-t-il des regards réprobateurs des autres ? Des chuchotements sur son passage ? Du rejet par la communauté ? La résignation et la dignité la font suivre le chemin inflexible de la raison. Elle quittera donc son enfant, son amour, son palais pour suivre son premier amour tari dans sa cabane.
La poésie qui se dégage de la plume de Duong Thu-Huong nous entraîne dans une triangulaire d'amours impossibles, de cruauté de guerre et de torture d'esprit. Le récit est long (700 pages), certes, mais à l'image de ce pays ou le temps semble suspendu. L'auteur nous dépeint minutieusement les scènes, les personnages, les odeurs et les paysages, nous permettant ainsi de visualiser pleinement les scénarii. Les mots sont soigneusement choisis et portent leurs fruits pour mieux, peut-être, nous faire comprendre les choix de ses héroïnes, cherchant presque à les excuser. Il est intéressant également d'avoir un témoignage de l'autre côté du front. De nombreux ouvrages ont retracé la guerre du Vietnam... du côté des GI. Mais quid des viets ? Les 14 ans de disparition de Bôn nous plongent dans un univers quasi irréel. Si certains anciens combattants américains ont sombré dans l'alcoolisme pour oublier les horreurs qu'ils ont vécues, que dire des séquelles que le napalm a entraînées sur les esprits des soldats vietnamiens ?
Un très beau récit donc que je vous convie vivement à dévorer si les longueurs et l'épaisseur ne vous coupent pas l'appétit ! |
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