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日志


4月27日

Docteur Maboule

 
J'ai, depuis quelques années maintenant, des petits soucis capillaires qui m'ont fait passer d'état de tignasse de tigresse à celui de queue de rat. Mon médecin traitant m'avait, à l'époque, fait faire des analyses thyroïdiennes histoire de vérifier que tout était OK de ce côté (patrimoine génétique maternel...) et une cure de 3 mois de vitamines B12. Résultat des courses : je cédais toujours aux égouts une bonne poignée de cheveux à chaque shampooing à mon grand désespoir. Mon médecin avait réussi à me convaincre que c'était la fatalité et d'en prendre mon parti. Dur... Jusqu'à cet hiver où nous en avons discuté avec une de mes cousines qui a les mêmes soucis (vous vous souvenez du patrimoine génétique ?) et qui a trouvé un dermato qui ne s'avoue pas vaincu. Je file donc voir mon médecin pour décrocher le laissé-passer indispensable maintenant pour se faire rembourser d'une consultation chez un spécialiste (dès fois qu'on irait voir un podologue lorsqu'on a mal aux intestins...). Pas convaincu du tout du tout le monsieur, essayant de m'en dissuader à grand renfort de "vous allez être déçue". M'en fou ! JE VEUX ALLER VOIR CE DERMATO !!! Voyant qu'il avait affaire à une vrai tête de mule et bien décidée à squatter son cabinet tant qu'elle n'aurait pas eu son bout de papier, il s'est quand même infléchi. Nan mais ! Prise de sang, rdv et là tadaaaaaaaaam !!! Mademoiselle est anémiée. Ben oui, je suis sur mes réserves. Tous les symptômes étaient là mais je ne les avais pas décryptés mettant l'état de fatigue sur le boulot et les étourdissement sur le stress et les coups de speed. Ba oui, y'a pénurie de fer la dedans ! Et sans fer, pas de cheveux... !! Bilan 3 mois de cure de fer en gélule + vitamines B12 et viande rouge + légumes vert à profusion et la cerise sur le gâteau : le chocolat noir... ! Il n'y a pas que des inconvénients finalement ;)
La dermato a quand même trouvé bizarre que je sois dans cet état là sans vraiment de raisons apparentes. Questionnaires en bonne et due forme pour en ressortir que j'ai peut être un ulcère saignant à l'estomac (foutu patrimoine génétique ! Ils avaient le choix entre un estomac à problème côté maternel et un estomac d'autruche côté paternel et il a fallu qu'on me refile le moins bon !). Retour à la case départ : médecin traitant pour avoir un laissé-passer chez un gastro-entérologue cette fois-ci. Re-négociation, celui-ci n'en voyant pas l'utilité mais comme sa collègue m'a (je cite) 'mis ça dans la tête maintenant' il faut qu'il s'exécute. Blablabla blablabla, coloscopie. Hein ???? "- On parle bien de l'estomac là ? Ca ne serait pas une fibroscopie plutôt ? - Vous êtes sur ? -Baaaaa... Oui ! " Ce n'est pas que je ne veux pas me faire charcuter mais bon si on pouvait éviter de me faire des trucs dont je n'ai pas besoin ça m'arrangerais autant... Après relecture de la note de sa consoeur "Ah vous avez raison !" (je sais...!) "Vous préférez un médecin ? - Non, je n'en connais aucun - Bon, vous irez voir Madame T." De retour à la maison, battre le fer tant qu'il est chaud (vous me connaissez sinon je suis capable de laisser traîner le truc 6 mois au bas mot...), je compose le n° qu'il m'a filé. "-Bonjour, cabinet du Dc T1 - (ça doit être un centre médical...) Bonjour, je voudrais un RDV avec le Dc T. svp - Là, vous êtes au cabinet du Dc T1 - (mais elle me gonfle celle là, j'ai compris, je ne suis pas complètement neuneu non plus !!!) oui - Le Dc T est gastro-entérologue - Oui, c'est ce que je recherche - Là, vous êtes au cabinet d'un psychiatre...". Non seulement, il a failli se planter de tuyauterie mais en plus il m'envoie chez les dingues !!! Je sais que je suis mûre pour Ponpiétain mais quand même !!! Merci internet, j'avais le bon nom, j'ai donc pu remonter jusqu'au n° de tel et la bonne adresse. Le rdv est pris pour une pré-visite le 5 mai et suite logique, la fibroscopie le 7. Comme ils disent de l'autre côté de l'eau : inch allah ! Mais, entre nous soit dit : je suis morte de trouille...
4月21日

Esprit de famille

de Thomas Bezucha
 
Comme d'hab' pas grand choix dans la lucarne hier soir... J'en ai donc profité pour visionner 'Esprit de famille' que mon pôpa m'avait enregistré sur C+. Voilà, voilà...
 
Scénar : comme chaque année, chez les Stone, famille fantasque et bohème, les fêtes de Noël sont l'occasion de se réunir sous le même toit. Everett, le "fils préféré",  a décidé cette fois de venir accompagné de sa nouvelle petite amie, Meredith, carrieriste new-yorkaise pur sucre. Le reste de la tribu fait tout de suite corps contre l'intruse. Mais si le premier contacte est franchement désastreux, amour et hasard vont se mêler pour brouiller les cartes et faire de ces fêtes un moment inoubliable.

Ce que j'en dis : mouais, si leur Noël est inouabliable, le film, lui, ne l'est pas ! Ca se regarde mais ça ne vaut pas le prix d'une place de cinéma. Film hollywoodien par excellence où tout est bien qui fini bien. J'aime bien ce genre de film en général mais là, vraiment pas de surprise. Même l'histoire à l'eau de rose où le vilain petit canard devient cygne est juste soupoudré de sucre. Tu veux du mièvre ? Pffffffff, boooooon... on va t'en mettre ! Oui, mais quand le coeur n'y est pas, on ne trouve pas le goût du sucre !!! Le jeu des acteurs, pourtant bon, n'arrive pas à sauver ce scénario digne d'un téléfilm M6 des dimanches après-midi pluvieux. Cependant, j'ai adoré Sarah Jessica Parker dans le rôle de la sainte nitouche coincée (on est loin de Sex and the city !). Je l'avais déjà vu dans son permier long (Miami Rhapsody) où elle endosse le rôle d'une fille paumée sentimentalement. Quand à son fiancé de partenaire, je me suis demandée tout le long du film : je le connais celui là, mais dans quel film j'ai bien pu le voir ? A y est ! J'ai trouvé ! ... l'ex de Julia Roberts dans 'le mariage de mon meilleur ami' : Dermot Mulroney !

Comme vous pouvez le lire, mon intérêt pour le film n'a pas été à son top... Le son, très mauvais, n'a pas aidé non plus... Note pour plus tard, dire à mon paternel de changer ses K7.
 
Psssssssssssst ! : si la curiosité l'emporte tout de même, la bande annonce, c'est par !

Toi et moi

de Julie Lopes-Curval

J'ai profité d'un samedi passé chez papa/maman pour faire le plein de films canalplussiens dont celui-ci :

Scénar : rédactrice de romans-photo pour la revue Toi et Moi, Ariane a tendance à y transposer sa vie amoureuse et celle de sa soeur Lena, en les embellissant. Pourtant, leur vie n'est pas un roman : Ariane s'accroche à Farid qui n'a que faire d'elle tandis que Lena s'ennuie auprès de François, son compagnon. Et si Arianne s'abandonnait à l'amour de Pablo, le bel ouvrier espagnol qui travaille dans son immeuble ? Et si Lena laissait battre son coeur pour Mark, le violoniste prodige qu'elle vient de rencontrer ? Entre la réalité et le roman-photo, le deux soeurs vont elles enfin trouver le grand amour ?

Ce que j'en dis : un vrai film de fille à la française. Tout y est : les chabadabada, les espoirs, les chagrins, les déceptions, le happy end. Bref, j'ai a-do-ré ! Ce qui fait que ça marche ? Nous sommes toutes un peu Lena et un peu Arianne donc ça nous parle ! Julie Depardieu est à mourir dans son rôle de pauv' fille transit d'amour pour un macho qui lui fait gober n'importe quoi. Son air cruche lui va comme un gant ! Marion Cotillard endosse à la perfection le rôle de la fille réservée au regard des autres mais... Quand à le gent masculine, les stéréotypes sont également là ! Il y en a forcément un qui a croisé votre chemin ! La manière de filmer est assez originale mais colle parfaitement avec le scénario. Ca aurait pu donner du Nous deux couleur rose bonbon version 7ème art mais non ! Tout est une histoire de dosage ;)

Psssssssst ! : la bande annonce, c'est par !

4月19日

Le papillon des étoiles

de Bernard Werber
 
4ème de couv' : "Cette planète est notre berceau mais nous l'avons saccagée. Nous ne pourrons plus jamais la soigner ni la retrouver comme avant. Quand la maison s'effondre, il faut partir. Recommencer tout, ailleurs et autrement. Le Dernier Espoir, c'est la Fuite."
 
Ce que j'en dis : il prend les mêmes ingrédients, secoue bien et vous pond le énième bouquin sur l'histoire de l'humanité et le paradoxe entre le minuscule et le cosmos... Et oui, encore ! Bon de là à dire y'en a marre, il y a quand même de la marge mais ce n'est pas son meilleur bouquin.
Bon, vous l'aurez compris, l'espèce humaine est une catastrophe ambulante et pour essayer de ratrapper les dégats, une poignée d'illuminés veulent s'expatrier sur une autre planète. Les candidats au grand sauvetage sont certes nombreux mais afin d'éviter de massacrer à nouveau "terre II", ils seront triés sur le volet : pas de dégénérés mental, pas de brute ni de truand, pas de religieux ni de politicien etc. Est-ce que ça sera suffisant ? Comme on dit : chassez le naturel, il revient au galop. L'intrigue n'est pourtant pas mauvaise et l'on se surprend à se dire pourquoi pas une fois la dernière page terminée (au bout de très peu d'heures...).
Et il n'a pas pu s'empêcher de faire référence à son animal fétiche (il a du être fourmis dans une autre vie lui !). C'est marrant cette facination pour cette petite bestiole et cettte admiration de leur sens de la discipline, du code du travail et de la hiérarchie tout de même...
 
Psssssssssst ! : la construction du papillon étape par étape, c'est par . Et à défaut de voyager dans l'espace, vous pouvez le faire dans ses univers ici.
4月15日

Marie-Antoinette l'insoumise

Les Reines de France au temps des Bourbons ****
de Simone Bertière
 
4ème de couv' : Ce livre raconte la vie de Marie-Antoinette, tour à tour aimée et haïe des Français, passant de la cour de Vienne aux fastes de Versailles, dont elle fuit le rituel pesant pour se réfugier dans son cher Trianon, prisonnière au Louvre puis enfermée au Temple, jugée à la Conciergerie, montant enfin à l'échafaud à 43 ans avec un courage, une dignité à laquelle ses pires ennemis rendent hommage. Conjuguant anecdotes et analyses, Simone Bertière nous donne ici, grâce à son retour aux sources, à une relecture critique des documents, à des enquêtes d'archives qui lui permettent de remettre en cause bien des idées reçues, un livre désormais incontournable sur ce personnage souvent transformé par la légende.
 
Ce que j'en dis : Simonène Bertière reste égale à elle même, nous dévoilant notre histoire sous une plume rigoureuse certes mais suffisemment romancée pour tenir le lecteur. Et pour cause ! Quasiment 700 pages sur une seule femme, il faut savoir retenir l'attention, surtout que l'issue, tout le monde la connait. Il faut bien tout son talent d'écrivain pour y arriver : expliquer ce qui doit l'être sans pour autant noyer l'information, passer brièvement sur les faits qui n'apportent rien de nouveau (par exemple la fuite à Varennes ne fait pas 15 chapitres tout comme le procès et la décapitation, ami du gaure, passez votre chemin), dévoiler une reine mais également une femme. Marie-Antoinette y apparaît comme une femme à la limite du commun avec ses défauts et ses faiblesses. Elle m'a presque paru plus victime que coupable. Victime dans le sens où, comme peu de reine avant elle je pense, mise sur un trone alors qu'elle n'y était pas du tout prédisposée ni préparée, sous les manipulations politiques de l'époque. Victime car élevée dans la frivolité, l'inconscience et l'innocence. Victime car manipulée par une grande majorité de son entourage. Victime enfin car révolutionnaire également à sa manière... en terme d'éducation des enfants et tentative d'allègement de l'étiquette. Bref un livre long, c'est vrai, mais très enrichissant à mettre entre toutes les mains (surtout celles des collégiens).
 
Pssst ! : Marie-Antoinette l'insoumise est le 4ème volet de la série "Les Reines de France au temps des Bourbons". Avant celui-ci, je m'étais laissée tenter par le 2ème 'Les femmes du Roi Soleil'. Un vrai petit bijoux !
4月10日

Nos amis les terriens

de Bernard Werber
 
Bon bah voilà, après s'être essayé à l'écriture de bouquins, puis de nouvelles, à la mise en scène au théâtre, voilà que Monsieur passe derrière la caméra pour l'adaptation de 'Nos amis les terriens'. Pour ceux qui ne le savent pas encore, ce titre est dans un premier temps une de ses nouvelles adaptée au théâtre. Il paraît que ça a fait un tabac, ce dont je ne doute pas. Le scénario s'y prête tout à fait. Par contre, en film... J'ai des doutes... car l'histoire se passe quand même en huit clos avec seulement 2 personnages. Alors, comme la curiosité du tournage ne l'emporte pas sur le septicisme du rendu, vu que tout l'attrait du truc réside quand même dans l'intrigue... Mais la fin, ma pauv' Lucette, j'la connais déjà !!! A moins que vous me disiez "cours-y, c'est génialissime" (au moins ça), je vais passer mon tour sur ce coup là... ! En attendant, je vais me plonger dans 'le papillon des étoiles'...

4月5日

Minuscule

 
Zoom sur ce qui se passe à côté de nos semelles de chaussure... Hein ? Mais voui ! Mettez le bout du nez dehors, trouvez vous un coin d'herbe et lâchez vous au ras des paquerettes. Qu'est ce que vous y voyez ? Sans vos binocles, rien... Ah ba c'est pas gagné !
Bon, je vous aide : une multitude de ch'tites bêtes drôlissimes à souhait et... Eh ! Vous la derrière qui secouez la tête en vous disant ça  est, elle a fini la moquette, elle attaque la colle, zieuttez plutôt ça et vous comprendrez mieux :
 
 
 
Alors ? Hein ? C'est t'y pas sympatoche ? Et des comme ça, il y en a plein : . Et pour ceux qui veulent en savoir plus sur cette production française (masette !), et bien c'est par !
 
Je rassure ceux et celles qui n'aiment pas les arraignées, il y a aussi : 1 coccinelle (taquine), des mouches (vraiment très c*nn**), 1 sauterelle (joueuse), 1 moustique (un peu débile), des escargots (baveux) etc.
4月2日

Ecrire pour exister

 de Richard La Gravenese
 
Scénar : Erin Gruwell, enseignante novice de 23 ans, a choisi comme premier poste un lycée difficile de Long Beach. Ses élèves l'ignorent superbement et se regroupent en clans, prêts à s'affronter au moindre prétexte. L'ambiance empire au fil des jours, en dépit des efforts sincères et maladroits d'Erin pour prendre en main cette classe d''irrécupérables'.
Un incident mineur met finalement le feu aux poudres, donnant du même coup à Erin l'occasion d'ouvrir le dialogue avec les jeunes. Avec tact et humour, en évitant d'instinct le piège du paternalisme, Erin parvient à instaurer avec la classe un vrai rapport de confiance. Pas à pas, à traver l'usage de la parole puis de l'écriture, elle accompagne ses élèves dans une lente et délicate reconquête de leur amour propre, libérant en eux des forces, des talents et une énergie insoupçonnés...
 
 
Ce que j'en dis : si je n'avais pas su que ce film est tiré d'une histoire vécue, je me serais surement dit "ça confirme : complètement chtarbé les ricains". Mais lorsqu'on le sait, on ne pense qu'à une seule chose à la fin de cette toile : pourvu que ça n'arrive pas jusqu'à chez nous... Et pourtant, nous y sommes presque, au niveau des banlieux. Les "clans de quartier" finalement sont quasiment des gangs. L'échec scolaire pour tous ces jeunes n'est rien pour eux. L'important est de rester vivant chaque jour que Dieu fait. Un comble lorsque l'on n'a que 14 ans...
Une autre chose est également bien illustrée : l'abysse qui s'épare le monde de l'éducation nationale et le reste du monde. Le système scolaire est sclérosé dans son petit univers. Et si par 'malheur' une personne ose émettre la moindre petite remarque concernant son fonctionnement, poum, échec et mat. Les professeurs comme Erin sont certainement nombreux, surtout en début de carrière, mais combien finissent par baisser les bras par réprimandes hiérarchiques ou manque de moyens ? Ce film est un bel hommage à tous ces 'Erin' qui se battent pour leurs élèves plutôt que de faire docilement 'garderie'.
Je regrette que ce film soit si peut distribué ou alors à des heures tardives. Le public visé ne sera peut être pas au rendez vous. Dommage... Il parait pourtant qu'il peut marquer la génération actuelle comme "Le cercle des poétes disparus" a pu marquer la mienne !
 
Pssst ! : la bande anonce, c'est par ....