Marie's profileLes marais de MariePhotosBlogLists Tools Help

Blog


    May 20

    Au clair de la lune...


    ... mon ami Pierrot. 'vous a prêté sa plume pour écrire ce mot. Parce que ce matin, en bullant consciencieusement dans votre coin, vous vous mîtes à divaguer des neurones, et de synapse en axone, vous vous êtes rendue compte qu'il est souvent question de la yellow moon dans les songs. A texte s'entend. Et qu'on veut souvent nous faire croire que celle-ci tient généralement le rôle de la chantmé. Tiens, pas plus tard qu'hier, La Casa (1) vous balançait en stéréo pas dulby que (...) la lune se marre, la lune - la lune se marre, la lune - la lune se marre, la lune (nan nan, le 45 tours point n'est rayé) - La lune se marre, se fout de ta gueule et puis repart (...) Haaan ! Mais pourquoi est-elle aussi méchante ? Mais passsss'queuuuuuuuuuuuuuuu !!! (2)



    Bonjour le niveau vous ! Bref. Sans trop de peine, vous pouvez pousser un chouïa plus loin la réflexion et assurez que la moonlight ne fût, dans un temps lointain, qu'amour. Si si. Tout à chacun pouvait lui confier sa vie et son chemin sans avoir peur du lendemain. Vaness' (1), d'ailleurs, vous murmure à l'oreille que (...) la nuit est belle. Ouvres tes ailes. La lune, tel un ange, veille sur toi (...) Faut dire aussi qu'elle a bac+25 en nurserie celle-là ! Hé ! Mécano (1) raconte que (...) les soirs où l'enfant joue et sourit, de joie aussi la lune s'arrondit. Et lorsque l'enfant pleure, elle décroit pour lui faire un berceau de lumière ! Re haaan !

    Nous pouvons donc en déduire que l'Homme, étant par définition un grand enfant, courait se réfugier dans se ventre rond débordant de tendresse à revendre. Il lui confiait ses joies. Peu. Il lui confiait ses peines. Beaucoup. Se perdait dans ses cratères et se régénérait de ses volutes.  Zazie (1) nous démontre qu'il en usa, usa, usa... parce-que dès que (...) planent, planent sur nos têtes des soleils tout-puissants. Planent et brûlent la planète, on s'éclipse un instant. Dans la lune. Dans la lune, on est. Dans la lune. Dans la lune, on part (...) Remarquons ici un détail intéressant : l'apparition de l'astre du jour. Son yang... Celui-là même avec qui elle avait rencart et qui jamais n'a eu l'idée qu' (...) il lui faut la nuit et le soleil ne le sait pas. Et toujours luit (...) Merci Mr Trenet (1) pour cet éclaircissement. Commence alors la dictature du dieu Râ. L'Homme, cet hypocrite, compte parmi les adorateurs de ses rayons UVB. Exit la lune nourricière. Bonjour le soleil chaleureux. Et que je te réchauffe les rhumatismes par ci. Et que je te lèche les jarrets par là. Et que je te brûle la peau laiteuse surtout. Alors quand Indochine court dans l'ancien giron en pignant (...) j'ai demandé à la lune mais le soleil ne le sait pas. Je lui ai montré mes brûlures mais la lune s'est moqué de moi. Et comme le ciel n'avait pas fière allure et que je ne guérissais pas, je me suis dit quelle infortune mais la lune s'est moquée de moi (...) Bah ! Il s'attendait à quoi lui ?!! Le dos, l'Homme lui a tourné. A lui maintenant de s'en autodémerder...

    Alors forcément, comme le dit si bien Bourvil, (...) non non non non, oui je dis non, non non non non non non non non tout ça ne vaut pas un clair de lune à Maubeuge (...), mais bon, c'est une explication comme une autre !

    (1) La lune (La Casa), La lune brille pour toi (Vanessa Paradis), Dis-moi lune d'argent (Mecano), Dans la lune (Zazie), Le soleil et la lune (Charles Trenet), J'ai demandé à la lune (Indochine), Un clair de lune à Maubeuge (André Bourvil)
    (2) : célèbre réplique d'une publicité pour Orangina rouge à l'orange sanguine de 1996
    May 18

    La théorie Gaïa

    de Maxime Chattam



    Trois scientifiques français sont contactés dans le plus grand secret par un commissaire de la commission européenne. Une mission de la plus haute importance leur ait proposés sans plus amples explications si ce n'est qu'ils peuvent sauver l'humanité. La curiosité et l'aspect top-secret de celle-ci flattent leur égo et les poussent à accepter. Une fois en place, l'horreur de la réalité les rattrape mais il est déjà trop tard pour reculer !

    A présent, n'oubliez pas que cette aventure se situe... bientôt. Aussi, toute similitude avec une situation actuelle ne serait peut-être pas si fortuite que cela... A nous de décider de notre avenir. Ainsi parle le préambule... Prometteur, le lecteur se sent tout de suite dans l'ambiance ! Connaissant un peu l'auteur, c'est avec une délicieuse boule dans la gorge qu'il dévore les premiers chapitres en s'enfonçant un petit peu plus sous la couette à chaque ligne ingurgitée (comme si une couette pouvait protéger de quoi que ce soit à part du froid... Bref ! Passons). Imagination en mode totaly ON !!! Là, le lecteur peut s'en donner à cœur joie étant donné qu'il ait cette dernière un tant soit peu développée. Si tel n'est pas le cas, Maxime s'en charge ! C'est donc avec la peur au ventre qu'il avance jusqu'au tiers de l'aventure. Décidément, du grand Chattam ! Oui. Mais... Mais toute intrigue se dissipe et celle-ci n'échappera pas à la règle. Des longueurs s'installent. La réalité rattrape la fiction en tenant le lecteur en haleine, certes. Mais le sentiment de peur est partie avec l'imaginaire, laissant place a une lecture agréable mais qui ne marque pas les esprits. Pourtant tous les ingrédients fréquemment utilisés et justement dosés par Maxime Chattam sont présents. La barre aurait-elle été placée trop haute par son opus précédent (Les arcanes du chaos) ? Peut-être... La trilogie du "cycle de l'homme" se termine donc sur un sentiment d'écriture commerciale ce qui déçoit forcément un peu. Dommage...
    May 06

    Boy A

    de John Crowley


    Un jeune garçon est jugé sous le pseudonyme de boy A. Quelques années plus tard, après avoir purgé sa lourde peine, c'est sous le nom de Jack qu'il quitte la prison qui l'a vu grandir et évoluer. Jack. Jack, un nouveau prénom pour une nouvelle vie. Une vie de réinsertion où la hantise que son passé le rattrape, l'empêche de savourer pleinement sa liberté nouvelle.



    Film dur. Sujet difficile. Andrew Garfield endosse remarquablement le rôle de Jack. Regard doux, yeux malicieux, sourire large et visage réjoui. Il est difficile d'imaginer que ce jeune homme timide et curieux de tout fut ce petit garçon monstrueux dont tous les journaux parlent. Âmes sensibles, sortons nos mouchoirs ! Là est le discours que tous vos amis ou presque ont tenu en sortant de la séance. A votre égard, des ????, des QUOI ?!! t'as pas aimé ? des comment ?! t'es pas sortie en larmes ?? leur sont systématiquement montés aux lèvres. Force est de constater, qu'aussi forte soit notre amitié, nous avons probablement pas la même sensibilité... Bien sûr le désarroi de Jack vous a touchée mais pas droit au cœur. Bien sûr que son rejet par les autres vous a révoltée mais pas émue. Bien sûr, vous avez bien compris que quelque part, sa liberté rendue est pire que l'incarcération. Bien sûr, bien sûr, bien sûr... Mais voilà, vous, vous êtes sortie de là, la tête vide et les yeux secs avec la sensation d'être peut-être passée à côté de quelque chose...
    May 04

    Faibles pluies et pluies faibles


    On a vraiment très peu l'occasion de voir des orages pareils nous informe Christopher, 21 ans. Vraiment. C'est incroyable ! s'extasie ce candidat de l'émission Pékin Express. Moi qui vais souvent en Bretagne, j'en ai jamais vu des comme ça se croit-il obligé de préciser. C'est une barrière d'eau, on sent le poids de la pluie. C'est vraiment surprenant, conclut notre jeune étudiant en prépa Beaux-Art.


    Hey ! On lui a communiqué, au jeune homme, que son simulacre de ironman se situe en Asie ? Plus précisément sur les terres vietnamiennes au  moment de son commentaire... Parce que bon, on ne lui a peut-être pas expliqué que cette partie de la planète est réputée pour ses éléphants, son thé, ses Bouddha tout ça mais aussi pour sa saison des pluies... et que nous ne pouvons pas, pour l'instant tout au moins, réellement parler de saison des pluies en France. Le Vietnam n'étant plus une colonie française depuis belle lurette.

    Alors, vous aimeriez bien qu'il vous explique pourquoi, hein, pourquoi il associe cette saison des pluies asiatique à la Bretagne ? C'est assez réducteur tout de même ! C'est comme si les bretons associaient les chauffards aux parisiens... Quoi ? QUOI ??? Oui, bon, d'accord. Vous n'êtes peut-être pas tout à fait objective... Quoi qu'il en soit, revenons à nos gouttes d'eau. Pas celles qui font déborder le vase. Quoique... Donc, par expérience, vous consentez que recevoir des trombes d'eau sur le coin du nez n'a rien d'agréable. Mais cela n'a tout de même strictement rien à voir avec le petit crachin vivifiant breton. Farpaitement ! comme dirait Obélix, membre de la communauté bretonne. D'ailleurs, il ne pleut sur son beau village que lorsqu'Assurancetourix entame le début d'un commencement de chanson. Hé ! Si ça ce n'est pas une preuve !!!

    Pour conclure, d'après de Kersauson, quand il pleut, il n'y a que les cons qui sont mouillés. Là, du coup, vous ne savez plus quoi en penser...