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June 25 Carnet amstellodamois #1Il se trouve des endroits sur terre qui vous requinque en un week-end. Oui. Et pour ce, nul besoin de se coltiner 8 heures d'avion alors que le paradis existe à 40 minutes de Paris. Vous l'avez enfin trouvé votre bouffée d'oxygène à pas chère. Celle qui vous permet de vous lâcher, reposer, lambiner, profiter, souffler, rêver, ... vivre tout simplement ! Pas un bruit de klaxon. Juste celui des sonnettes de vélo. Pas un bruit de moteur. Juste celui des bateaux. Pas une odeur de pot d'échappement. Juste celle des mèches de 12. Pas
une vision de prostitués se caillant les miches dans une rue sombre.
Juste celle de créatures divinement mises en valeur dans leur vitrine. Et où c'est qu'elle est cette perle rare ? demande, septique, le lectorat. A Amsterdam !!! ♡♡♡ ![]() Vous qui n'êtes absolument pas un fille du nord, cette ville vous a littéralement bluffée ! Petit 1 : par son architecture riche et colorée. Du blanc immaculé au noir profond so chic. Du bleu pastel au rouge brique. Du vert Provence au bleu lavande. Toute cette profusion de façades plus belles les unes que les autres vous a transformée en reporter photo pour le magazine Maison et Travaux ! Rien que ça ! Des Oooooh ! vous avez poussé devant les baies vitrées qui leur servent de fenêtre qui, soit dit en passant, feraient pâlir tout parisien qui se respecte. Et même des Aaaaaah ! lorsque vous avez compris que non, si les façades penchent dangereusement, ce n'est pas à cause d'un architecte bourré mais pour permettre de monter les meubles dans les étages sans les bousiller. Par la même occasion, vous avez eu l'explication du pourquoi du comment du crochet indissociable des frontons qui ornent ces mêmes façades. Petit 2 : par sa douceur de vivre au grès des canaux. S'il y a un bien truc à intégrer fissa une fois sur place, c'est que les canaux sont la colonne vertébrale de la ville. Tout, absolument tout, s'articule autour d'eux. Des rues qui s'enroulent autour de leurs courbes aux habitants qui semblent s'imprégnés de la nonchalance de leurs eaux. Si ceux-ci sont les autoroutes des bateaux en tout genre, de la péniche au canot en passant par les vedettes et les zodiacs, certains poussent même le bouchon à élire domicile sur les eaux noirâtres. Non pas sur une péniche, genre. Nan, nan ! Des espèces de bungalow sur pilotis où que Marcel peut lire pépère son journal dans son canap' Ikéa posé sur la terrasse. Naaan ?! Siiii ! Là, pour le coup, vous pouvez vous targuer d'en avoir poussé des haaaaan ! Petit 3 : par la sensation de liberté qu'elle dégage. Nan parce que vous avez beau chercher, vous ne voyez pas dans quelle ville vous pouvez traverser la rue quasiment les yeux fermés sans vous faire, dans le meilleur des cas, klaxonner aux fesses. Où vous pouvez déambuler en vélo sans vous faire tailler un short. Où vous pouvez vous assoir en terrasse d'un café et vous fumer un petit antidépresseur sans avoir la sensation d'être un délinquant. Où les magasins vendant les graines de ces plantes si controversées ont pignon sur rue comme tout autre grainetier. Où les belles de nuit s'exposent en vitrine comme tout mannequin en plastique des boutiques de lingerie fine sans que vous ne trouviez cela vulgaire. Où l'apéro-time sur les bateaux, au fil de l'eau, semble être un happy hour toutes les 2 minutes ! Oh bien sûr, le tableau n'est pas tout rose. Certains aspects de cette si belle ville vous ont un peu moins plu comme les restaurants proposant des plats français (Pmmrrrrr AHAHAH ! A fuir de toute urgence !), la signalisation des bus, les bouteilles et les mégots flottant à la surface de l'eau... Mais en y regardant bien, ces petits désagréments sont bien minimes face à la beauté de cette ville et la gentillesse de ses habitants. Ah ! Et pour les photos, et ben c'est là ;) June 22 Le cavalier suédois de Léo Pérutz ![]() Un gentilhomme, officier en cavale de l'armée de Charles XII de Suède, rencontre sur le bord du chemin un vagabond fuyant un mystérieux enfer. Compagnons de fuite et d'infortune, ils trouvent refuge dans une auberge où se scelleront leurs deux destins par un pacte d'amitié dont les termes consistent en l'échange d'identité. Le vagabond se voit alors l'opportunité d'une vie qu'il n'avait jamais osé rêver mais à contrario, plonge intentionnellement son partenaire d'infortune dans un véritable cauchemar. Un vagabond promis au gibet et un jeune noble déserteur échangent leurs identités et il est impossible de les lâcher d'une semelle jusqu'à la dernière ligne. Pourquoi ? Eh bien parce que c'est génial ! s'enthousiasme Anna Gavalda. Roman d'amour, d'histoire, philosophique par sa morale, tragi-comédie sont autant de qualificatifs indissociables pour ce roman à la plume d'un autre temps. D'un autre temps... C'est là que le bât blesse car Léo Pérutz est un de ces écrivains de la même veine que les Flaubert, Sand et autre Stendhal... Alors tout lecteur adepte des romans mélo-dramatiques sur fond de romantisme du 18ème siècle sera ravi. Par bien des points, ce roman rappelle La petite Fadette et ses esprits
torturés transposant le conte et le roman, le tout sur fond d'une
campagne profonde issue des tableaux de Jean-Baptiste-Marie Pierre. Par contre, pour le non nostalgique des classiques, dont vous faites partie, il ne partagera nullement l'engouement de l'auteur d'Ensemble c'est tout pour l'histoire de ces deux fuyards. Pourquoi ? Eh bien parce que c'est barbant ! CQFD. June 19 Terminator, renaissance de McG 2013, Marcus Wright, juste avant de parcourir pour la dernière fois le couloir de la mort, accepte de donner son corps à la science. 2018, il se réveille au milieu d'un chaos sans nom dû à la prise de contrôle de la planète par les machines (1). Depuis lors, traqués, cachés, les humains essaient de survivre à l'oppresseur en lui opposant une résistance active. Perdu dans ce nouveau monde, Marcus trouve protection au près de Kyle Reese (2), un jeune résistant en partance sur les traces de John Connor, le chef des résistants (3), pour l'ultime assaut : la destruction du centre névralgique des machines, Skynet. ![]() Spectateurs non avertis, fuyez !!! Ca devient d'un compliqué... Toute personne n'ayant pas suivi un minimum les 3 précédents épisodes doit être très probablement complètement larguée dès les 5 premières minutes. Aucune explication au préalable n'est donnée. Spectateur à toi de raccrocher les wagons, de bien te tenir à ton siège et c'est parti pour le grand 8 des effets spéciaux ! Des machines de plus en plus sophistiquées en veux-tu, en voilà, des batailles de Titan, des coups de feu dans tous les coins. Des bing, des bang, des boums ! A force de faire des bonds de 20 cm toutes les 10 minutes sur votre siège, vous vous êtes demandée s'il n'était pas équipé d'un ressort ! Par contre, amoureux du genre, on se régale !!! Ce dernier volet de la saga Terminator se rapproche plus du phénomène Matrix de part son histoire et ses effets spéciaux. Quant aux nostalgiques des précédents épisodes, ils se trouvent un peu déboussolés par tant de violence et manque de diversité dans le scénario. Quoiqu'il en soit, ces deux catégories de genre se retrouveront très probablement dans la même salle à la sortie du 5ème ;) (1) : Terminator, le soulèvement des machines (2) : Terminator (3) : Terminator, le jugement dernier June 15 Largo Winch de Philippe Francq et Jean Van Hamme Comme tout spectateur enthousiaste du film éponyme, vous vous êtes jetée sur la série BD une fois vos pénates retrouvées. Quitte à en attraper une indigestion, les 16 tomes disponibles vous avez ingurgités. D'affilée. Les 16. Tomes. Oui. Ah ! Il faut l'aimer le Largo, hein ? ![]() Présentation. Largo Winczlav prend le nom de Winch lors de son adoption par l'homme d'affaire multimilliardaire Nerio Winch. Plus que son nom, c'est de son empire et de son immense fortune dont il hérite à la mort de ce dernier. Alors âgé de 26 ans et au physique plutôt avantageux, Largo devient l'homme le plus convoité et envié de la planète. Ses côtés anticonformiste, rebelle et bagarreur collent assez mal avec son nouveau statut de magnat de la bourse. Celui-ci, loin de lui convenir parfaitement, l'entraîne dans des situations de doute et d'abattement que les coups bas et la mesquinerie de son nouveau milieu ne font que renforcer. Heureusement, Simon et Freddy, ses deux amis fidèles, l'aident à garder la tête froide et les pieds sur terre. Le scénario n'a rien de bien original. Une histoire de pauvre petit garçon riche... Et pourtant, le premier tome terminé, vous enchaînez sur le deuxième. Puis le troisième. Puis le quatrième. Puis... Jusqu'au seizième, dernier tome paru à ce jour. Alors pourquoi accrocher ? Peut-être parce que Jean Van Hamme vous plonge dans un conte de fée des temps modernes. Ou bien alors parce que les traits du jeune Largo, sous la mine graphite de Philippe Francq, s'approchent plus de ceux d'un mec à la trentaine bien tassée au regard de braise qui font de lui incontestablement le mari idéal...Ou est-ce parce que ce genre de série s'adresse plus à un lectorat masculin, faisant indéniablement resurgir votre côté garçon manqué refoulé ? Quoi qu'il en soit, l'ensemble est plutôt bien ficelé menant de front aventures, monde financier, histoires d'amour impossibles, valeurs morales et vous en passez. Alors vu comme ça, finalement, tout le monde s'y retrouve ! |
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