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September 30 Carnet new yorkais #1Une fois n'est pas coutume, nous allons parler fringues, shoes, boutiques, en un mot : shopping. Haaaaaan ! Là, les 2, 3 mâles qui peuvent s'égarer par ici commencent à remballer... Hey ! partez pas les gars ! Shopping OK mais new yorkais le shopping oh ! Comment ça vous voyez pas la différence ?! Mais elle est é-noooor-me les gars. Elle est é-noooor-me ! Voyez plutôt... ![]() Premièrement une comme dirait votre père, il est de notoriété publique que les grandes marques américaines comme Levi's et les converse All Star sont plus qu'abordables au pays des Sioux. Plus abordables dans le sens où vous les payez jusqu'à 50% de leur prix français... surtout lorsque vous vous laissez tenter par l'acquisition non pas d'une, ma chère Maryse, mais de deux pièces. La 2ème se retrouve alors à moitié prix ! Ce qui nous fait, par exemple, ces superbes Levi's horse à un prix moyen de 31 $US, soit un tout petit plus de 21 € où ce 514 à 35 $US ! Mais c'est le monde d'Alice mon cher Pierre ! Si le monde de la potesse du lapin blanc n'est pas exactement sur Brodway (1), il peut se trouver au Century 21 (2), temple de perdition des porte-feuilles en quête de régime. Explications : des mètres et des mètres et des mètres et des mètres encore de chaussures alignées, de sacs, de costumes, de jean's, de manteaux, de robes de bal de fin d'année, voir de couturier. Et le tout à des prix défiant toute concurrence. C'est comme ça que vous avez failli devenir l'heureuse propriétaire d'une somptueuse robe de soirée blanche brodée et rebrodée pour seulement 1399 $US au lieu de 3700. Vous avouez, vous avez hésité... Tout de même, pour une Valentino, c'est pas cher si ? Ouais, c'est pas très cher mais ça ne va pas avec vos nouvelles pompes bleues au bouton sur le côté. Rhaaaaa ! Ne vous reste plus qu'à filer chez Abercrombie & Fitch pour faire le plein de chemises à carreaux à nouer sur le nombril et vous prendre pour Pamela Ewing ! Vous vous doutiez bien que les années 80 n'allaient pas tarder à montrer le bout de leur nez... Manque plus que les épaulettes et ça sera le pompon ! N'empêche que si ces fringues ne vous attirent pas plus que ça, rien que le magasin vaut le détour. Déjà, lorsque votre gros orteil gauche franchit le pas de porte, il se trouve nez à nez avec les pieds parfaits d'un grand black à la plastique parfaite qui vous gratifie d'un sourire parfait. Mouillée la petite culotte est. Oups ! Ce mec est juste payé pour être beau... L'entrée étant passée, s'en suit le plat de résistance : une panoplie de vendeurs / vendeuses plus canons les uns que les autres se trémoussant au son d'une playlist revival des boîtes des 90's (on appuie sur le bouton play svp, merci). Vous jouez des coudes pour toucher ce beau pull en laine douce, palper cette chemise de bucheron, enfiler cette robette en liberty petite maison dans la prairie ,reposer le tout. Tout est trop petit... Vous comprenez mieux pourquoi les américaines font du XL puisque vous êtes serrée comme un boudin dans du S !!! Dans un sens, c'est tant mieux car ce lieu est décidément un énième lieu de perdition... Et des comme ça, il y en a aux quatre coins des rues. Suffit de suivre un des itinéraires du Lonely Planet. Enfin, vous vous dîtes ça, vous ne dîtes rien... (1) : Levi's store, 1501 Brodway - Pour les chaussures, mieux vaut aller se perdre dans Harlem... (2) : Century 21, 50 Cortland street entre Brodway et church street métro Chamber station sur les lignes 123 (3) : Abercrombie & Fitch, 720 5th avenue. Pour info, cette enseigne devrait prochainement ouvrir un magasin à Paris sur les champs. Hiiiiiiiiii ! September 23 L'affaire Farewell #2Ne faisant pas partie de la grande confrérie des influentes, vous avez néanmoins reçu votre première invitation pour participer à l'avant-première d'un film comme une jeune communiante reçoit l'hostie sacrée pour la première fois. L'air béat. C'est donc la rencontre avec le réalisateur Christian Carion venu présenté son dernier film, L'affaire Farewell, qui vous a permis de faire vos premières armes... Et quelle rencontre ! ![]() Bon, vous passerez sur les people présents, les petits fours, tout ça. Ca intéresse vraiment quelqu'un ? Nan. Et puis de toute façon, rien de tout ça n'était présent. Alors, après quelques secondes de silence pesant, une première main se lève, une question est posée s'en suit une avalanche d'infos plus croustillantes les unes que les autres que vous vous empressez donc de rapporter :
Voilà, voilà. En espérant que ces quelques explications rendent le film plus compréhensible. Sur ce, bonne toile ! September 22 L'affaire Farewell #1 de Christian Carion Pierre Froment, marié deux enfants, est ingénieur chez Thomson basé à Moscou. Sa vie tranquille et rangée auprès de sa famille trouve un peu de piquant lorsque son supérieur le charge, en gage de service, de délivrer un message provenant des services secrets français à un certain Sergueï Grigoriev, colonel du KGB. Il ne se doute pas alors de l'importance de cette entrevue. Celle-ci en entraînant une autre, il devient malgré lui une pièce maîtresse dans l'affaire qui contribuera à faire tomber, entre autre, le mur de Berlin. ![]() Christian Carion, par ce film, nous dévoile un pan de notre histoire. Qui se souvient d'avoir entendu parler de cette affaire au début des années 80 ? Où tout au moins de l'avoir étudiée à l'école ? Quelle soit secrète en son temps est compréhensible mais attendre bientôt 30 ans pour découvrir bouche bée la part de responsabilité de notre pays dans une guerre entre deux monstres, et de surcroît par le biais du cinéma, a de quoi effrayé... La mettre en scène, et sur le devant qui plus est, est osé. Quoique la plupart des protagonistes ont disparus de nos jours... Il faut alors trouver les acteurs qui accepteront de participer à cette aventure peu commune. Pas simple d'incarner un président français, son homologue américain et un colonel russe... tout en sachant qu'il ne s'agit pas d'une fiction mais d'une page décisive de l'Histoire. Si en France nous découvrons cette affaire avec de grands yeux, qu'en sera-t-il des USA où bien sûr dans toute mémoire d'américain qui se respecte, seul Reagan, comme dans ses films, est le sauveur du monde ? Quand aux russes, il est fort à parier que celui-ci ne passera jamais la frontière... Il faut alors souligner le courage des acteurs qui ont su relever ce défit, porter leur personnage et nous foutre une claque dans la tronche en nous expliquant : voilà comment ça c'est probablement passé. Probablement. Parce qu'avec le KGB, et les autres, tout est probable et rien n'est jamais sûr... Ah bah ça nous change des once uppon a time... ! Mais comme disait Maurice : la vie n'est pas une long fleuve tranquille, maman... Il va sans dire que le réalisateur n'a pas trouvé tracée devant lui une voie royale pour réaliser son film. J'ai eu la chance de pouvoir assister à une avant première et de le rencontrer lors d'un débat après la projection. Dire que j'ai été scotchée n'est rien. Et le compte rendu ? Et bien il fera l'objet d'un prochain billet qui, je l'espère, éclairera bien des lanternes ;) ! September 21 Une semaine typeUne journée new yorkaise devrait toujours commencer par un footing dans Central Park. Vu que vous logez à 5 minutes à patte du dit parc. Mais vous avez oublié vos running... C'est ballot hein ?... Par contre, aux ballerines, aux spartiates argentées et autres petites chaussures de ville vous avez pensé. Faut pas déconner non plus. ![]() Nous disions donc que c'est ballot, vous en convenez, mais pas autant que des rendez-vous loupés. Alors du coup vous avez mis toutes les chances de votre côté et un point d'honneur à les honorer, ces RDV non programmés avec :
Bon. Bilan des courses. Il ne faudrait pas que vous viviez ici à l'année hein !? Sinon, à ce rythme là, votre vocabulaire se résumera vite à des uni-babillages semi-séniles ! ![]() ![]() ![]() September 15 Chicago, the musical de Bob Fosse et Fred Ebb Vous ne pouviez décemment séjourner à NYC et ne pas vous faire un petit spectacle sur Brodway. Ca ne se fait pas. Nan, pas se fait. Pourtant, vous avez bien failli faire demi-tour devant la longueur de la queue stagnant en face du TKTS (1). On r'viendra plus tard, ça me saoule ! ronchonne un de vos acolytes en bon français qui se respecte. Vous faîtes fi de sa frenchitude et moins de dix minutes plus tard (comme quoi...), vous empochez votre précieux sésame pour Chicago ! Yeaaaah !!! ![]() Confortablement installée dans votre fauteuil, vous attendez avec l'impatience caractéristique des 3-5 ans que le lourd rideau de l'Ambassador Theater se lève vous révélant une scène dépourvue de tout décor, où trône au beau milieu, l'orchestre laissant qu'un tout petit espace pour les comédiens sur le devant. Pas commun. Bon... Ladies and gentlemans, you're about to see the story of murders, greed, corruption, violence, exploitation, adultery and treachery ; all those things we all hold near and dear to our hearts... vous déclame en guise d'introduction un grand black baraqué. Vu la concentration dont vous avez dû faire preuve pour comprendre cette simple phrase, vous pressentez que vous n'allez pas tout capter... Les premiers rires de l'auditoire s'élevant au moment où Roxy s'enfuit après avoir annoncé I need to pee vous conforte dans vos craintes ! Vous n'avez rien compris... Vous suivez donc tant bien que mal l'histoire de Roxy, qui après avoir tué son amant se retrouve en prison avec Velma, une célèbre chanteuse de jazz de Chicago ayant elle-même envoyé dans l'au-delà son mari et sa sœur dont Roxy est une des premières fan. Les deux jeunes femmes vont bénéficier de la défense d'un avocat de renom qui jouera sur la naïveté de la première pour la rendre sympathique et innocente aux yeux des jurés, volant par la même la vedette à la deuxième. Le tout en chansons aux voix toutes en vibrato puissants et en danses aux chorégraphies à la mécanique bien huilée. Le spectacle est plus que rodé. Même si vous ne saisissez pas toutes les subtilités des dialogues, c'est un réel plaisir de voir évoluer ces professionnels de la comédie musicale dans un tel cadre. Pour profiter pleinement du spectacle, peut-être aurait-il été préférable de visionner le film au préalable... A bon entendeur ! Bonus : pour compléter le cliché, vous êtes restée, en groupie, à attendre la sortie des artistes. Surtout la guess star... Jerry Springer (dans le rôle de l'avocat)... ??? ... Mais siiiiiii, c'est le mec qui animait l'émission Jerry Springer Show sur la BBC ! s'exclame votre voisin de groupittute. Jamais entendu parler... C'est un genre de Michel Drucker local quoi... Ah ! Le voilà. Poliment et patiemment, il signe les carnets petit format, petits carreaux tendus devant lui. Il s'avance nonchalamment vers votre petit groupe de français. Son étonnement se lit ouvertement dans son regard devant les vôtres dépourvus d'étincelles à son approche. Reprenant contenance, il vous lance un rapide Hi ! How are you ? avant de se diriger sans écouter la réponse vers la petite dame au large sourire qui n'attend qu'un paraphe pour la combler de bonheur. (1) : TKTS est un kiosque permettant d'acheter des billets pour les spectacles sur Broadway à prix réduit. Parce que bon, ils coûtent un peu un bras ces petits moments de plaisir... Présentement, nous avons déboursé par personne 80,50 US$ en liquide avec 40% de réduction sur le prix initial ! TKTS sur Father Duty Square à Times Square, entre Broadway et la 7th av sur la 47th st. Petit conseil, venir dès l'ouverture à 3h00 PM pour le spectacle donné le soir même. September 10 Une proprio peu ordinaireP'tain, il est 15h00 et des bananes. Une heure de retard et vous n'avez pas l'ombre d'une idée où peut se trouver votre logement. 118th st et Malcom X. Avec ça vous voilà bien renseignés... Je vous attend à 14h00. Si vous avez du retard, passez-moi un petit coup de fil (...) ou un truc du genre qu'elle avait écrit la propriétaire de vos 200 m2 locatifs de NYC. C'est à dire que le numéro ne passe pas. Vous avez beau essayé LE téléphone sur les 6 disponibles daignant se connecter au réseau américain, le téléphone public, mettre l'indicatif, enlever et remettre le triple zéro, tout ça. Rien. Niet. Nada. Ça commence bien ! ![]() Ding dooong ! Gloups. Vous vous attendez à recevoir un savon mais c'est plutôt un sourire épanouissant un joli visage doux qui vous accueille. Ce tient face à vous une très jolie femme vous invitant à la suivre dans vos futurs appartements, vous lit très rapidement les rules des lieux et vous raconte l'histoire de cette maison de l'Uptown. Après avoir habité cet appartement, nous avons rénové le RdC que nous occupons maintenant et nous louons donc les 2 étages. Il y a aussi un sous-sol que nous avons aménagé. C'est très pratique car je suis chanteuse nous annonce-t-elle sans se départir de son beau sourire. D'ailleurs, vous avez mes CD là. Vous pouvez les écouter. Ça, c'est placé pensez-vous sournoisement... Une fois installés, vous introduisez donc le premier de la pile dans le lecteur et retournez vous concentrer sur le tronçonnage du saucisson bien de chez nous qui a réussi à passer la douane sans encombres. 2, 3 accords d'accordéon montent des enceintes. Qui veut une Bud ? demande l'un. S'en suit des notes sortant d'une guitare hawaïenne (?). Y'a des glaçons ? demande l'autre. ♫ Yoyoyo yioooooo, Yéyéyé yiéééééé ♫♪ chante votre logeuse. A l'apéro ! appelle un troisième ce qui amène un quatrième qui esquisse des pas de danse. Hey ! C'est vrai que c'est pas mal et entrainant ! Vous avez trouvé votre fil rouge musical de la semaine ! Vous découvrez donc un univers doux et chaleureux. Une voix envoutante et des mots que vous ne comprenez pas mais qui vous parlent. Un son parfois entrainant mais aussi cosy et apaisant. Razia Said a su vous charmer et vous pousser à vous intéresser à son monde. Car il s'agit bien là d'un monde à des kilomètres du vôtre. Celui de ses origines qu'elle chante. Celui qu'elle essaie, par son don artistique, de sortir de sa pauvreté. A sa manière. En ouvrant le coffret, vous apprenez que les incendies ne touchent pas que le maquis corse au mois d'août. Qu'il s'agit là d'espèces d'arbre menacées de disparition. Qu'un CD acheté permet le financement de la plantation d'un spécimen. Zebu Nation (1) c'est tout ça. Les baobabs. Les zébus. Les malgaches. Madagascar. ♫ Yoyoyo yioooooo, Yéyéyé yiééééé ♫♪ (1) : Titre de son dernier album qu'elle viendra présenter au public français le 21 octobre à Paris au Satellit Café (44, Rue de la Folie-Méricourt dans le 11ème). Pour en savoir un petit peu plus et s'imprégner de son univers, c'est par ici. Nota : et ce n'est que le début des rencontres avec des célébrités ! Quoi ? QUOI ??? Meuh nan vous ne racolez pas ! C'est ce qu'on appelle un teasing. Comment ça c'est pareil ?! |
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