| Profil de MarieLes marais de MariePhotosBlogListes | Aide |
|
20 août Le mariage de ma meilleure amieComparaissent aujourd'hui devant nous (...) Et dire que vous êtes en tongs et jupe froissée (...) mademoiselle voulez-vous prendre pour époux (...) coiffée d'une queue de cheval en bataille et pas maquillée (...) oui ! (...) Nan mais vous rêvez, c'est sûr ! (...) monsieur voulez-vos prendre pour épouse (...) C'est ça, vous allez vous réveiller (...) oui ! (...) et vous retrouver au beau milieu d'un rallye comme initialement prévu... 3 months ago... Vous avez reçu du courrier. Electronique le courrier. Rien de bien d'anormal jusqu'ici, vous en convenez. L'ouvrant, vous découvrez que vous voilà encore une fois conviée à un rallye. Cette fois-ci, celui-ci est organisé par meilleure amie n°1 pour l'anniversaire de son chouchou : "Chers Amis bonsoir, Votre contact vous attend ce samedi 15 août à 14 heures à L., pour le JR30, rallye pédestre à la découverte de L. Place François Mitterand (La Poste - parking des écoles). Fléchage orange à partir du CMB, dans le centre, entre les deux dos d'âne !! N'oubliez pas votre appareil photo, votre kit de survie, ... ! En attendant, bonne soirée à tous. La secrétaire du contact." Arrivée place FM, vous voilà accueillis vous, vos tongs et votre jupe en lin froissée durant le voyage, par la sœur de la secrétaire du contact vous dirigeant vers Jean-Paul afin de prendre connaissance des modalités, de votre équipe, de votre badge et tout et tout. Manque plus que le road book et vous serez fin prête ! La même sœur vient alors vous chercher et, tout en discutant de la pluie et du beau temps, vous conduit dans une vaste salle où non seulement trône au beau milieu un pupitre aux couleurs de la nation mais également meilleure amie endimanchée et son chouchou en costard 3 pièces. C'est quoi ce bordel ?!! Naaaaan ! Vous ne comprenez pas... Vous vous refusez de comprendre... Vous ne voulez pas comprendre !!! Vous avez des frissons, là, d'un coup. Vos yeux vous piquent. Surtout, ne pas pleurer... Je vous déclare mari et femme ! clame l'élue ayant accepté d'officier un 15 août face à un public en espadrille, short, T-shirt anti-transpirant, sac à dos de randonnée, casquette vissée sur le crâne, bâton de marche et litron de flotte à porter de main. Cette vision hétéroclite des convives ferait défaillir votre mère mais maintenant vous pouvez l'avouer, vous avez a-do-ré l'idée ! 14 août ♫ Maya raconte nous ta vie ♫♪ (1)Ce samedi, vous avez causé le suicide d'une abeille... A l'ASSASSIN !
crie le lectorat. Coupable, plaidez-vous. Bien évidemment. Mais vous
n'avez pas résisté à la curiosité de voir à quoi ressemble une ruche
rétorquez-vous comme excuse, la lippe en avant. Quelle idée ?!
Franchement ! ![]() Vous avez toujours eu un regard tendre pour ces insectes. D'après Einstein, leur disparition de la surface du globe entraînerait l'extinction de notre espèce bien que vous ne voyez pas très bien le rapport. Voir pas du tout... Vous n'allez pas non plus contredire le génius, hein. Bref ! Votre rapport particulier avec cette petite bête remonte à l'enfance. Tout d'abord avec la plus célèbre et espiègle d'entre elles : Maya et son copain Willy qui était un peu neuneu, soyons honnête. Vous vous souvenez tout particulièrement d'un épisode où celle-ci butine toujours la même fleur, une violette, judicieusement appelée Violetta. Par pur hasard (?), il se trouvait également qu'une touffe de violettes avait poussé à côté de votre bac à pâté de sable ! Il va sans dire, qu'il vous était inconcevable que l'une d'entre elles ne soit pas la dite Violetta. What else ? Votre père vous voyant vous intéresser au monde merveilleux animal décida alors de vous transmettre son savoir sur les butineuses comme l'avait fait son propre père bien des années auparavant. Quoi que non effrayée par cette travailleuse inlassable, il vous apprit à les observer, à vous en approcher et à les caresser, délicatement, du bout des doigts, sur le dessus des ailes, d'un air béat. La découverte d'un champs de ruche au détour d'un chemin au milieu des pins vous a remémoré ces moments privilégiés de votre enfance. Il vous a ramené à la mémoire les histoires de votre grand-père et ses ruches en paille qu'il devait enfumer pour pouvoir récolter le miel. Vous vous êtes imaginée, un sourire aux lèvres, ses enfants se léchant les doigts de ce nectar fraîchement récolté. Toute à vos rêveries, vous vous êtes avancée, sans vous méfier, au milieu d'un territoire qui n'était pas le vôtre. Une légère brûlure au front vous a brutalement fait revenir à la réalité. Pour vous remettre à votre place, elle a sacrifié son dard en y laissant sa vie... (1) : paroles du générique du dessin animé Maya l'abeille (années 80). 19 juillet Marie dans la brumeIl est de ces instants futiles
qui vous plongent dans la rêverie. Il est de ces moments plaisants qui
vous entraînent dans un monde irréel. Il est de ces minutes précieuses
qui vous transportent dans un univers inventé. Un peu de brume,
l'ébauche d'un canal, la timidité de l'aube, le frétillement des
roseaux ondulants au rythme de la brise matinale et l'immersion d'un
chaland vous poussent à voyager dans l'autre monde. Celui des lutins,
des feux-follets et des légendes de Bretagne... ![]() 29 décembre L'esprit de NoëlAlors que vous vous remettez de votre réveillon où se sont bousculés sur la table familiale huîtres, mousse de canard, poularde, marrons, saumon rose, fondue de poireaux et autre bûche aux framboises, aux framboises, oui, on n'est pas là pour se goinfrer non plus, vous vous remémorez un Noël passé, quelques années plus tôt, dans le fief du christianisme : le Vatican. Parce que bon, il aurait quand même été un peu dommage de passer les fêtes de fin d'année à Rome sans aller faire un tour du côté du domaine de la papauté.
La messe de minuit, là-bas, ça doit en jeter quand même soupire le lectorat la tête dans les nuages. Ouais, sûrement ! avancez-vous. Parce-que bon, vous n'en savez strictement rien ! Bah oui, vous ne pouvez pas assister au récital du Silent Night comme vous iriez voir le dernier Disney dans votre cinéma de quartier. Vous pensiez bêtement qu'il suffisait d'arriver relativement de bonne heure, de squatter une chaise au fond et de roupiller pénard. Que nenni ! vous assurent les 2 curés et leur procession de disciples attablés près de vous autour d'un vin chaud. Il vous fallait réserver vous annoncent-ils la mine navrée d'être porteurs de si triste nouvelle ! Haaaaaaaaan !!! Il ne vous reste plus que l'option debout, dans le froid, devant un écran géant. Là, vous passez votre tour ! Vous voulez bien être bonne chrétienne, tout ça, mais avoir le pif rouge concurrençant celui du renne Rodolphe par -15°C, faut pas pousser mémé non plus ! Oh ! Qu'on vous excuse auprès de Jean-Paul, vous repasserez plus tard.
Donc, vous vous retrouvez le dimanche suivant au beau milieu de la foule amassée sur la place Saint-Pierre, sous les fenêtres du pape Jean-Paul II. Midi. Une détonation intime le silence. Toutes les paires d'yeux sont rivées sur la fenêtre drapée de violet de la bibliothèque derrière laquelle une ombre se profile. Elle s'ouvre. Il apparaît. La foule laisse échapper sa liesse dans des cris de joie. Des vivas fusent de toute part alors qu'il esquisse un signe de croix sur les fidèles et les badauds. Le silence revient. Il entame son discours d'une voix chevrotante, aussi claire que possible. Une émotion passe sur cette population hétéroclite dont vous faite partie. Les mots semblent devenir de plus en plus pénibles à sortir. La foule est suspendue à ses lèvres. Nous le savons très fatigué mais l'entendre presque haletant et inaudible sur ses dernières phrases vous donne presque des frissons. Une dernière bénédiction, des signes de la main pour répondre aux saluts de ses fidèles et les panneaux de la fenêtre se referment. Les cris et les applaudissements décroissent. La magie du moment s'est envolée...
Bien que vous n'êtes pas très portée religion, vous avouez que cette rencontre improbable avec le saint Père vous a laissé pensive. Vous retrouvez mêler à cette ferveur, sentir l'amour transpirer, lire l'espoir sur les visages, voir le bonheur sur ces sourires vous a laissé une drôle d'impression. Vous n'étiez sûrement pas à votre place au milieu de tous ces croyants mais vous avez, tout comme eux le temps de sa brève apparition, ressenti une émotion vive et réelle. Et si c'était ça, finalement, l'esprit de Noël ? 21 novembre C'est rigolocomme chante Brigitte Bardot (1) bien que vous ne trouvez pas drôle du tout les conneries qu'elle raconte mais bon, là n'est pas le sujet. C'est quoi qu'est rigolo alors ? s'enquiert le lectorat. Ben voilà, vous avez trouvé une espèce de chaîne sur plusieurs blogs. Celle-ci consiste à lancer son lecteur MP3 en aléatoire et de coller les 13 chansons sélectionnées par le lecteur en face des 13 questions posées suivantes et de faire des oooh et des aah devant le résultat. Let's go !
Comment vous sentez-vous aujourd'hui ? J'suis conne (Emma Daumas) - Je ne crois pas aux miracles, et souvent j'ai la nausée, alors je me fous des claques, pour pouvoir me réveiller - Ah bah ça commence bien !
Comment les autres vous voient ? Gabriel (Najoua Belyzel) - Es-tu fait pour lui, Es-tu fait pour moi, Je n'attends qu'un signe de toi, Si tu as le mal de lui, J'ai le mal de toi, Qu'il en soit ainsi mais dis-moi, dis-moi - Gné ?!!
Quelle est l'histoire de votre vie ? Nothing in this world (Paris Hilton) - Nothing in this world can stop us tonight, I can do what she can do so much better, Nothing in this world can turn off the light, I'm gonna make you feel alright, Tonight - Euuuuh... C'te honte !
Quelle chanson pour votre enterrement ? C'est la vie (Martin Solveig) - I just want to be free, C'est la vie!, Ah ah, I just want to be free, C'est la vie ! - Pas sûre que le curé soit tout à fait d'accord sur ce coup là...
Comment allez-vous de l'avant dans la vie ? Adam et Yves (Zazie) - Pour Adam et Yves, Mon amitié particulière, Pour qu'après les dérives, Après l'enfer, Au paradis ils arrivent, Adam et Yves - Ah bon ?!
Comment être encore plus heureux ? Freaky new child (Julien Doré) - Fallen Down at your knees, Asking for a new sympathy, Fallen down at your knees, I look for Harmony - Mouais, pas tout compris...
Quelle est la meilleure chose qui vous soit arrivée dans la vie ? Lilly Dale (Arthur H) - And the moon shines bright, On the grave of poor Lilly Dale, Oh Lilly sweet Lilly ! - Mais c'est qui cette Lilly Dale ???
Pour décrire ce qui vous ravit ? La familia (Mirah) - If we sleep together, Would it make it any better ?, If we sleep together, Would you be my friend ? - Ah bah nan, là quand même, faut pas exagérer oh !
Votre boulot, pour vous c'est ? L'ABCD (Bertrand Soulier) - Toi tu dis ah ah ah, je voudrais un bébé, avant qu'on ait cessé, toi tu dis ah ah ah, je voudrais un bébé, mais pas question de céder, Faut s'aimer - Pfffffff, nan mais n'im-por-te quoi hein ?!!!
Que devriez vous dire à votre boss ? Tais toi mon coeur (Dionysos) - Tais-toi mon cœur / Je ne te reconnais pas, Moi j’connais seulement celui qui s’emballe - Faudrait essayer pour voir sa tête !!
Pour vous, l'amour c'est ? Sister dew (dEUS) - Oh my sweet Sister Dew what have I done ?, All my life I've only loved the one, I was taught to be tolerant and plain, I was taught a million things I can't explain - Vous allez vous allonger sur un canapé et y penser...
Pour vous, la sexualité ça doit être ? Jimmy (Moriarty) - And the Buffaloes used to say be proud of your name, The Buffaloes used to say be what you are, The Buffaloes used to say roam where you roam, The Buffaloes used to say do what you do - On va rester encore une petite heure sur le canapé hein !
Pour vous, blogger c'est ? Four Leaf clover (Mellowdrone) - I should be your four leaf clover, That stays real close in line, Your purse or even your holster, Needs love from time to time - Vos chevilles vont bien, merci.
Vous le concédez, ça ne sert strictement à rien mais c'est rigolo, nan ?
(1) : pour les curieux qui ne connaissent pas ce (cu)cultissime titre de BB, c'est par ici. 24 octobre Je pintade, nous pintadons, ils pintadent...Pendant vos vacances à deux balles du mois d'août, vous avez découvert, attendant sagement que vous le lisiez, un courriel de Nath. C'est qui Nath ? s'interroge le lectorat. Pffff, faut tout lui pré-mâcher à lui ! ronchonnez vous. Alors, Nath c'est une fille très très sympa qui s'intéresse à la misère des autres et s'investit dans un organisme humanitaire du nom de Pokanel. Voilà. Vous n'allez pas non plus décliner tout son CV. Vous n'êtes pas (wo)Man Power. Nan, vous n'êtes pas. Donc. Bon. A l'ouverture de ce dernier, un joyeux Ayé le Rallye des pintades est officiellement lancé ! vous saute aux yeux. Hiiiiiiiiiiiiiiiiii avez vous vocalisé histoire de vous entraîner un peu dans la pintaderie attitude. Parce que bon, vous devez avouer que les histoires de sac à main couture à porter sur bras cassé ou quid de la couleur révélée par le ELLE du mois à déposer sans bavures sur votre petit doigt de pied vous intéresse autant que la composition chimique de la litière de votre chat... Ah bah c'est pas gagné ! s'exclame le lectorat. C'est le moins qu'il puisse dire O_o
Vous rameutez votre génialissime équipe de la dernière fois (1) et les embarquez à nouveau dans votre délire. Bon, vous avez un peu omis de préciser qu'il y a deux trois trucs ajoutés en arial 3 en bas du contrat. Oh pas grand chose, une broutille... juste avoir les lèvres barbouillées de gloss pendant toute la durée du parcours. Heiiiiiiiiin ?!!! qu'ils ont braillé les mâles du groupe. Ben oui hein ! C'est l'jeu ma pauv' Lucette ! avez vous rétorqué, fataliste, armée de votre gloss Maybelline goût fraise. Après réflexion, vous vous demandez si leur indignation n'était pas que feinte vu leur rapidité à en redemander parce qu'ils l'avaient tout bouffé... Passons.
Vous voilà avec le road book de le hype en main. Des questions sur l'inventeur du body (le sous-vêtement, pas la planche) en veux-tu en voilà, des photos de blondasses qui ne vous disent absolument rien vous occupent toute l'après midi, des énigmes plus qu'énigmatiques vous baladent dans Saint Germain. Vous voyez pas que vous êtes passée à 15 cm de Zabou Breitman et que vous ne l'avez même pas vue !! Trop occupée que vous étiez à essayer de comprendre le sens caché des hiéroglyphes ! D'un commun accord, vous décidez de faire une pause et de vous reprendre en sirotant un petit blanc. Rien de tel qu'un sauvignon pour vous remettre les idées en place... Bien vous en a pris car de plus belle vous êtes repartis ! Les indices deviennent limpides pour certains, d'autres se découvrent un don pour causer en malgache avec Anita (l'autre organisatrice), d'autres encore s'exécutent sans se faire prier pour interpréter a capella et sans filet Pile ou face telle Edith Piaf à ses débuts, tandis que certains révisent studieusement la géographie de l'île aux enfants de Pokanel.
18h45. Vous êtes sur le parvis de Notre-Dame. Seuls. T'es sûre que c'est là l'arrivée ? vous demande, inquiète, une de vos pintades glossées. Un coup de fil à Nath vous rassure tout autant que l'arrivée des So glamourous d'Alexiane. Le tirage de la tombola vous aide à passer le temps pour avoir vos résultats. Vous voyez pas que vous avez raflé tous les lots ou presque ?!! Des coupes papier en bois de rose, du thé, des gousses de vanille de là-bas dit, une statuette, du savon végétal que vous avez remporté ! Tout ça vous a rendu confiant confiant pour l'annonce du classement. En 6ème position, votre équipe point n'est nommée. La 5ème position encore une fois vous épargne. La 4ème position aucunement vous concerne. La troisième position de marbre vous laisse. Youh ouuuuuuuuuuuuh !!! Le rêve d'être glossées et couronnées se matérialise. Le couperet tombe pour la reine et sa dauphine. Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaan !!! 1 énigme !!! 1 malheureuse énigme vous usurpe le trône tant convoité. N'empêche que pour une équipe totaly out de la modasserie, vous trouvez que vous vous en êtes drôlement bien tirés !
(1) : si i' veut, i' clic là! 12 juin Un rallye pas comme les autresCourant mai, surfant de blog en blog, voilà que vous tombez sur un post qui disait deux points ouvrez les guillemets Donc, la meuf, elle m’explique qu’elle s’occupe de pauvres gamins à Madagascar via son association, qu’elle les aide à construire du riz et des toits pour tout le monde. Et des écoles. Et des blouses Maje, mais ça c’est seulement le Dimanche. Et que donc, pour promouvoir son tintouin, elle organise un rallye dans Paris où qu’on fait des équipes, c’est drôlement rigolo, on récolte des fonds, et pof, on envoie tout ça à Madagascar pour la confection des robes Maje (1). Fermez les guillemets. Vous, devant votre écran 15 pouces : !!!!???!?
Un rallye touristique est organisé dans Paris et on vous a rien dit ? Des fois, vous vous demandez pourquoi vous êtes toujours la dernière au courant de ce qui se passe autour de vous. Ca doit être génétique. Votre mère n'est jamais au courant de rien non plus. Bon, vous n'allez pas passer l'été à raconter les histoires de famille sinon on n'est pas couché. Bien.
Vous cliquez sur le lien associé et vous tombez chez Pokanel, l'association qui permet aux pauvres gamins de Madagascar de construire des toits et tout et tout. Vous vous empressez de dévorer l'article concernant le rallye quand soudain un détail de deux fois rien vous saute aux yeux. Nous sommes le 17 mai et la date de clôture des inscriptions était le 20 mars... Y'a comme qui dirait une couille dans le potage... 15 échanges de mails plus tard avec Nath , membre de Pokanel, vous voilà engagez dans la construction d'une équipe de 10 rallyeurs. Commence alors pour vous un rameutage de cop's de dingue entre les "elle est mignonne !!!!!!!!!!!!!!", "j'peux pas j'ai pédicure", "Arrrrrrrrrrrrgh, j'ai un anniv' de prévu damned !", "j'ai un autre truc mais j'annuuuuule !!!", "on part quand ??? Dis hein ? Dis ?" et vous en passez, vous arrivez en 2 jours à convaincre suffisamment de personnes pour monter votre propre équipe (ils sont pas géniaux les membres de votre bande ?). Vous voilà du coup officiellement propulsée à la tête d'une team de bras cassés.
Deuxième séance d'arrachage de cheveux (à ce rythme là, il vous faudra investir dans une perruque avant la fin de l'année) : résolution de l'énigme qui vous permettra de vous rendre au point de RDV le 7 juin.
« Tel le phoenix renaissant,
Son vaisseau vous attend
Où boule et pilon se rassemblent
Pour vous accueillir tous ensemble »
Haaaaaann ! Ouais hein ? Haaaaaaan ! Et c'est que le début d'accord, d'accord. Dans quelle galère vous vous êtes encore fourrée... Vous avez beau essayer de mettre les connexions, les fusibles ont dû cramer car vous n'avez jamais trouvé la solution. Heureusement vos coéquipiers ont une culture parisienne plus développée que la votre. Dorénavant et le jour J, vous vous contentez d'être le chef (le badge sur votre BTBM en témoigne), faire des grands moulinets de bras (vous avez bien observé comment fait Sonia), manager de travers (QUI devait apprendre à dire haricot vert en malgache ?), recadrer, trancher (McDo ou Paul ???), distribuer les rôles (toi et toi au sudoku, toi et toi aux mini énigmes et les autres : googeulisation pendant que vous finissez votre muffin au chocolat), remotiver la troupe, appeler au secouuuuuuuuuuurs (Yvette nous a créé bien du souci. Si si. Yvette, bien du souci nous a crée). C'est donc avec le road book bien en main, une équipe motivée et efficace que vous avez arpenté les rues du marais. Vous saviez que ce quartier est entre autre le quartier juif de Paris mais vous voyez pas que vous n'aviez jamais fait vraiment attention ! Dingue hein ?! Vous et votre dream team avez donc redécouvert les lieux, levé le nez en l'air au gré des énigmes à la recherche de détails qui vous auraient complètement échappés, rencontré des personnages insolites, appris que le messie arrive (puisque qu'on vous le dit !), rigolé comme des morues, couru dans le métro, pris la rame dans le mauvais sens tandis que votre représentant fonçait en vélib au lieu de RDV pour remettre le précieux recueil contenant vos réponses à temps. Alléluia ! Sauf que, quoique contents de votre parcourt, vous avez terminé avant avant dernier. Avant (X2) dernier quoi !! Vous faites quand même remarquer au lectorat que vous ne pouvez que mieux faire lors du prochain. Et si il est si malin, le lectorat, il n'a qu'à s'y coller aussi ! Et en plus, c'est pour la bonne cause... Alors ? Hum ? On fait le point l'an prochain ?
(1) : Hum ? Où avez-vous trouvé ça ? Bah là tiens ! C'te question... Qui peut avoir un style pareil à part Violette ! Nan mais des fois l'autre. 3 décembre Le Jules et Jim de la voisineElle est loin de ressembler à Jeanne Moreau. La voisine. Son histoire n'est pas celle de Cendrillon, Blanche-Neige ou de la Belle au bois dormant non plus mais plutôt un mélange des trois. Alors, il était une fois...
... une jeune femme de 18 ans, jeune, au physique ingrat et dotée d'une intelligence un peu en dessous de la moyenne. Comme quoi les bonnes fées ses marraines se sont un peu mélangées les crayons dans les formules oubliant quelques neurones par-ci et une bonne dose d'estrogènes par-là... Malgré quelques handicapes dus à dame nature, notre Georgette, telle la gentille Blanche-Neige fredonne en incantation dans son jardin un jour mon prince viendra etc., etc. Bon, ne nous figurons pas les colombes, le minois de Georgette se reflétant dans l'eau du puits, celle-ci s'enfuyant toute rougissante telle une vierge effarouchée aussi vite que ses sabots peuvent le lui permettre lorsqu'elle aperçoit le visage d'un homme à côté du sien ; car bien entendu dans tout ce que vous venez d'énumérer ici, nous ne pouvons retenir qu'un seul truc : les sabots. C'est peut-être le seul attribut qu'elle put avoir en commun avec la White Snow, you see ? Bref, à force d'incantation le ciel a entendu ses prières. Le ciel, ou les entrailles de la Terre... Sous les traits du prince charmant se présente le gnome du village précédé d'une réputation de zigounette insatiable et très exploratrice si le lectorat voit ce que vous voulez dire... Ah bah que voulez-vous !? N'attrape pas le prince Philippe dans ses filets qui veut ! Une romance secrète peut enfin commencer...
Georgette est aux anges et est plus
Georgette dans son euphorie ne peut garder son bonheur pour elle seule. En parler en confidence à sa mère ? Glousser en narrant ses ébats à son amie la plus chère ? La mère étant une mégère (oui, dame nature met le paquet quand elle est de mauvais poil faut-il croire...) et la meilleure amie inexistante, Georgette se tourne vers une cliente pour épancher le surplus de bonheur que contient son coeur. Mal lui en a pris... Quand celle-ci comprend le sens caché du terme 'relation' sortant de la bouche sensée être prude de la jeune fille, la cliente panique. Sans penser aux conséquences de son acte, ou plutôt en pensant aux conséquences des actes du gnome, la cliente soulève le mystère du sourire béat en révélant les aventures amoureuses de la fille à la mère ! Vous faîtes remarquer que, dans les années 60, une amourette secrète, dans les méninges d'une mère ça donnait plutôt ça :
Georgette se retrouva donc avec une bonne trempe donnée en bonne et due forme par son père, une bassine de larmes au bas mot versées par sa mère, son honneur de jeune fille bien comme il faut foulé au pied, un amoureux éconduit sous peine de se retrouver avec de la chevrotine calibre 12 dans les fesses et une vie de célibataire endurcie dans les jupons de môman en ligne de mire. Elle n'est pas belle la life ?
Les années ont passé. L'avenir tout tracé de Georgette n'a pas bifurqué d'un millimètre. Le gnome ne l'a pas enlevée une belle nuit de pleine lune (quand vous disiez que les princes ne sont plus ce qu'ils étaient !). Pourtant, malgré les aléas de sa triste vie, Georgette a su garder sa joie de vivre sans doute grâce à sa simplicité (dame nature n'a peut être pas tout fait foirer). La trentaine l'enlève. Le père s'en est allé. Reste plus qu'un seul cerbère... Elle attrape 60 ans, sa mère 90 bien tassés. La faucheuse vient alors terrasser le dernier gardien de l'antre défendue. Georgette est alors libre. Libre d'aimer et ce au grand jour. Mais à 60 ans, que reste-t-il de ses amours ? Ben le gnome !!! Le spaghetti en berne mais le coeur toujours vaillant au volant de ses 4 petits chevaux sous le capot rouge de son carrosse. Il sera resté 40 ans tapi dans l'ombre redoutant la chevrotine et le balai. Si c'est pas une preuve d'amour ça ? Bon OK, il n'est pas resté non plus tout ce temps à attendre sans rien faire. Nous sommes au 21ème siècle quand même ! Les princes vertueux ont disparu avec les dragons. Bon, pour en finir avec la love story, depuis maintenant 5 ans, tous les jours, vous voyez passer sous vos fenêtres le carrosse du gnome allant rendre visite à sa belle et ça, si c'est pas un joli happy end digne d'un Disney, vous ne vous y connaissez pas ! 9 juin Margo de RibesIl fait super beau, je suis sur ma terrasse à écouter les grillons à défaut des cigales et je sirote mon verre de grenadine bien frais, bien calée au fond du hamac. Tout est propice à laisser ma mémoire s'activer et de fil en aiguille, avec les associations d'idées, me retrouver 25 ans en arrière (my God !!) sur une terrasse, à l'ombre de la treille, sirotant mon verre de grenadine bien frais en écoutant les cigales cette fois...
Flash back : été 1985, comme la plus part des étés où nous sommes partis en vacances avec mes parents, un lieu unique : l'Ardèche... Un oncle de mon père (qui était également son parrain de baptême) y était en retraite avec sa femme originaire d'un joli petit coin perdu : Ribes, près de Joyeuse. Toute la famille était tombée sous le charme et allait volontiers visiter ce tonton et cette tante les beaux jours venus... Leurs vieux jours en été étaient ainsi bien remplis entre les neveux de Loire Atlantique et ceux de Charente Maritime se reliant au berceau de ces paysages dignes d'un roman de Pagnol.
Cet été là était tout particulier car c'est le dernier que nous y passions avec le tonton. La tante s'étant allée... Lui ne pouvant rester seul, il avait fait le choix de continuer sa vie avec une certaine "Claire" (rencontrée par petites annonces interposées) que je n'appréciais pas du tout. Du coup, je passais mon temps chez la voisine : Marguerite, une amie de la tante. Elle non plus, cette "étrangère" ne lui plaisait pas beaucoup, mais là n'est pas le sujet...
Margo était également une fille du village ayant grandi avec la tante, restée "vieille fille" je ne sais plus trop pourquoi, et même s'il y avait un pourquoi. Quoique, à cette époque là, rester sans mari n'était pas vu d'un très bon œil... Margo vivait dans la maison familiale, une superbe maison en pierres de taille sur 2 niveaux. Le rez de chaussé était constitué d'arches servant d'entrepôt, de mémoire. Une petite échelle était posée contre le mur permettant aux poules d'accéder à leur "maison" ! Un escalier extérieur menait à la terrasse du premier étage surmontée d'une treille où il faisait bon jouer à la belote, au scrabble ou grignoter un gâteau avec un bon verre de grenadine ! Le tout agrémenté du blabla chantant de la maîtresse de maison s'accordant avec le chant des cigales et le débit joyeux du tuyau d'alimentation de l'ancien lavoir en pierre chauffée par le soleil. L'eau y était fraîche issue d'une source venant directement de la montagne.
Boire une grenadine me ramène toujours dans ce petit village perdu en Ardèche... C'est en parti pour ça que j'ai gardé cette habitude de ne m'en servir qu'en été afin qu'elle reste synonyme d'été, cigales, Ardèche, treille, Margo...
Vous vous demandez si j'y suis retournée depuis ? Et bien oui, j'ai fait cette bêtise. Non pas d'être retournée à Ribes mais essayer de courir après mes souvenirs d'enfance... la maison du tonton et de la tante, celle de Margo, la garçonnière du tonton, le jardin en terrasses, l'arche du "passage secret"... bien sûr, tout ce que j'ai réussi à faire c'est regarder tout ça avec mes yeux d'adulte et enlever tous leurs charmes à mes souvenirs...
|
|
|